CIIAP. 1. — CALORIFÈRES PUCES DA.NS LES LIEUX A CBAUFFEB
Dans une autre disposition, il n'y a que^eux enveloppes concentriques; l'air extérieur s'élève en rampant dans une hélice entre la surrace du réservoir de combustible et la première enveloppe, et l'air brûlé se répand entre la première et la seconde enveloppe.
D'après un rapport de MM. Arnoux, administrateur des Mess^igeries générales, et Garnier, inspecteur général des Mines, ce calorifère est très-propre à brûler les anthracites et les charbons maigres.
i 846. Appareil du docteur Arnotl. — Cet appareil est représenté dans la figure i39. A, réservoir d'eau à sa partie supérieure ; B,B, fermetures à sable ; C, (ampon fermant le réservoir de combustible ; D, tuyau d'écoulement de la fumée ; E, tuyau d'écoulement de la fumée et de l'air delà pièce entré dans l'espace H par l'orifice K; 0, enveloppe exléiieuredu poêle ; II, espace annulaire dans lequel circule la fumée ; JJ enveloppe du foyer en briques réfractaires; l'orifice Kne s'ouvre que pour diminuer le tirage ;L, orificed'accèsde l'air dans le foyer ; en N se trouve une couche de sable de2 pouces de hauteur ; 0, ouverture du cendrier ; PI*, cendrier ; 0, grille mobile. Cet appareil
Fg. i39. Pig. *Vi.
a la plus grande analogie avec ceux que nous avons déjà décrils, mais ce n'est qu'un poêle comme celui de M. Walker. Pour le transformer en calorifère, il faudrait éloigner les deux enveloppes et ouvrir leur intervalle, par le bas, dans un canal communiquant avec l'air
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extérieur, et par le haut avec la pièce. Dans cet appareil l'effet utile doit être peu considérable, car la chaleur ne se transmet dans la pièce qu'à travers une double enveloppe quand l'orifice K est fermé, et la perte est encore plus grande quand il est ouvert, puisque l'air qui s'échaiiffe entre les deux enveloppes passe dans le conduit à fumée. En outre, la hauteur du foyer est beaucoup trop grande, et il est à craindre qu'il ne se forme de l'oxyde de carbone ; le réservoir de combustible est trop petit : à la vérité, on pourrait attendre, pour l'alimentation, que le coke fût descendu d'une certaine quantité dans le foyer ; mais alors les circonstances de la combustion changeraient à mesure que la couche de combustible diminuerait, et elles deviendraient de plus en plus défavorables à cause de l'air qui échapperait sans altération. Enfin, M. Arnott a appUqué à son poêle, dans Torifice L, un régulateur de température imaginé parlai ; mais en supposant que ce régulateur fonctionne régulièrement, il n'est certainement pas appUcable à un poêle, car ce n'est pas le poêle qui doit être maintenu à une température à peu près constante, mais la pièce dans laquelle il est placé ; et pour cela la température de Tappareil doit varier, ainsi que la consommation de combustible, avec la température extérieure.
1847. Calorifère de M. Joly, — Ce calorifère à alimentation continue, du moins pendant un temps assez long, diffère complètement de ceux dont nous venons de parler. La figure 440 en représente une coupe verticale. A, cylindre renfermant le combustible ; B, enveloppe extérieure destinée à diminuer le refroidissement du foyer ; C, grille; D, cendrier; E, tuyau de prise d'air extérieur pour l'alimentation du foyer ; F, porte du cendrier ; G, porte de l'enveloppe extérieure correspondant à celle du cendrier ; H, couvercle du foyer; H', couvercle de l'enveloppe; J, tuyau de dégagement de l'air brûlé; son diamètre varie de 0",04 à 0",08, suivant les dimensions de l'appareil ; K, régulateur de l'entrée de l'air. D'après tous les renseignements qui m'ont été donnés, ces appareils fonctionnent très-régulièrement jusqu'à la combustion complète du coke, pourvu que les morceaux soient d'une grosseur convenable. Ce poêle qui a servi, surtout dans les petites dimensions, ne brûlait guère que du petit coke des usines à gaz.
Pour se servir de cet appareil, on enlève le cyhndre A, on le remplit de coke qu'on allume par la partie supérieure ; quand il est enflammé, on replace le cylindre A dans le cyhndre B et on ferme au moyen des couvercles H et H'.