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CHAP. II. — CALORIFÈRES PLACÉS LOIN DES LIEUX A CHAUFFER

ce qui revient à prendre l^^ de surface de chauffe pour la consommation maximum.

1862. Quoique Ton puisse refroidir Tair brûlé aune assez basse température, en conservant cependant un bon tirage, il n'est pas à supposer que les calorifères placés en dehors des pièces qu'ils doivent échauffer, produisent un effet utile dépassant 0,60 à 0,70, à cause de la chaleur perdue par la cheminée, par Tenveloppe du calorifère, par l'excès d'air qu'on doit laisser passer à travers la grille pour éviter de chauffer trop fortement les surfaces environnantes, et encore par l'air depuis la sortie du calorifère, car dans le trajet aux pièces à chauffer la perte peut varier dans des Umites très-étendues.

1863. Les grilles doivent être tfès-grandes, aiin d'avoir des foyers languissants, il faudrait compter sur moins de 0^,5 de houille par décimètre carré et par heure.

1864. La section de la cheminée et celle des conduits à air brûlé ne peuvent pas être calculées d'après les nombres indiqués pour les générateurs, parce que l'air brûlé est abandonné en général à une plus faible température ; en supposant que l'excès moyen de température soit de 50**, comme l'air brûlé dans les cheminées des générateurs est à peu près à 300**, et que pour ces excès de température, le tirage varie dans le rapport de 39 à 71, les sections des cheminées des calorifères devront être égales à celles des générateurs (Consommant la même quantité de combustible, multipliées par 71 : 39 = 1,82. Ainsi pour des cheminées de 10", 20", 30", les poids de houille brûlée par décimètre carré, seront de l',87 ; 2'',58 ; 3^02. Avec ces nombres on aura certainement un grand excès de tirage, mais on pourra toujours le détruire par un registre ; et il sera trèsfaible, quand la consommation de combustible sera très-petite, à cause du grand excès de surface de chauffe qui produira un grand refroidissement.

J865. On pourrait faire une notable économie dans les frais d'étabhssement en employant des tuyaux en terre cuite, d'une petite épaisseur ; mais les surfaces de chauffe devraient avoir plus d'étendue; la terre cuite étant toujours perméable, il y aurait beaucoup d'air chaud qui passerait dans la fumée ; et, en outre, la rupture d'un tuyau pourrait occasionner de graves inconvénients.

Je vais examiner successivement les différentes dispositions de calorifères.

1866. Les calorifères dans lesquels les tuyaux sont parcourus par tair, — La figure 443 représente un appareil de ce genre. A, foyer ;

B,B--. tiy*""" «ifi fo"^^ ouverts par les deux bouts, maintenus en dessus et en dessous par des plaques de fonte percées d'ori&ces, dont les bords s'appuient contre les rendements extérieurs des tuyaux; b, espace libre situé au-dessous des tuyaux et communiquant avec l'air extérieur; FF, réservoir d'air chaud; G, tuyau d'écoulement del'airchaud; H, portedu foyer ; I, porte du cendrier ; L, cheminée. Dans celte disposition les cylindres de fonte se touchent, et forment des rangéesque l'air brûlé parcourt successivement; par conséquent on a enlevé dans une partie du contour les rebonis qui terminent les Pig, HZ. tubes ; on aurait pu laisser

les rebords entiers, en remplissant avec de l'argile les intervalles des cylindres ; on aurait pu également laisser ces espaces libres, de manière à obliger l'air brûlé à passer autour de chacun d'eux. Des regards ont été ménagés pour nettoyer les cameaux formés par les rangées de tuyaux. Cet appared a le grand inconvénient d'avoir beaucoup de joints, car il y en a deux pour chaque tuyau. On augmenterait beaucoup la quantité de chaleur transmise à l'air, si les cylindres de fonte étaient garnis d'appendices intérieurs comme l'indique la Ggiire 444; ces

Fig. 444. Fig. 44S. Fiff. 4iS. Fij. 44T.

appendices devraient être courts et placés de manière à contrarier les mouvements de l'air chaud. On pourrait produire le même effet, en plaçant dans chaque cylindre un autre cylindre en tôle d'un plus petit diamètre {/îg. 445) qui s'échaufferait par le rayonnement et transmettrait sa chaleur à l'air; une feuille de tôle, placée comme l'indiquent les figures 44(> et 447, serait préférable, parce qu'elle recevrait une plus grande partie de la chaleur rayonnée par la surface extérieure du cylindre.

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1 867 . On pourrait rendre les joints presque étanches, par la disposition indiquée figure 448; ABA.'B'est un tuyau cylindrique qui pénètre librement dans une ouverture percée dans

la plaque de fonte CC; cette plaque porte un petit cylindre DED'E', fixé à sa partie inférieure et qui environne le cylindre ABA'B';onintroduitd'abord i^ entre les deux cylindres de la terre délayée dans a n

un peu d'eau, de manière à former le joint, et ^, ^^g

on i-emplitle reste de l'intervalle des deux cylindres avec du sable très-fin. Le cylindre enveloppant pourrait élre venu de fonte avec sa plaque CC.

1868. La figure 449 représente une coupe transversale d'un appareil disposé d'une autre manière. Il est composé d'un certain nombre de tuyaux de fonte, ayant la forme d'un Y renversé, placés verticalemenl les uns à câté des autres. L'air brûlé sorti du foyer parcourt le carneau inférieur, revient en avant

dans le carneau B, et retourne parle carneau C qui le conduit à la cheminée; les canaux N, N amènent l'air qui doit être échauffé ; Mestla chambre à air chaud. Cet appareil est préférable au précédent, parce qu'il renferme beaucoup moins de joints, et que ces joints, étant formés par une épaisseur de maçonnerie très-considérable, offrent peu de jours, malgré ' les mouvements qui résultent de la dilatation ; mais la fumée est nécessairement abandonnée à une température assez élevée. On pourrait fixer à la partie verticale des tuyaux, d'au- f,^ ^^g

très tuyaux disposés comme l'indi-l

quent les lignes ponctuées de la figure, et qui formeraient le plafond des cameaux supérieurs; les joints de ces tuyaux pourraient être en mastic de foute. Il serait très-avanlageux d'employer des tuyaux de fonte garnis d'appendices intérieurs (fig. 444), ou d'employer les moyens indiqués dans les figures 445, 446 et 447. Mais cette disposition a le grand inconvénient de faire rougir les tuyaux qui se trouvent au-dessus du foyer.

1869. La figure 450 représente un autre appareil : le foyer est

dans une chambre en maçonnerie ; l'air brûlé s'échappe par des orifices percés dans ta voûte qui ferme le foyer à la partie supérieure, et ne rencontre les tuyaux qu'après avoir perdu une partie de sa chaleur ; de plus les tuyaux sont soustraits au rayonnement du foyer ; d'un côté, ils s'ouvrent dans une caisse communiquant avec l'nir extérieur et de l'autre dans la chambre à air chaud.

Fig. iSO.

Pig. «I.

1870. La disposition représentée par la figure 451 est plus simple ; l'air brûlé en descendant se répartit uniformément entre le>i tuyaux, et il doit en être de même dans le canal ascendant.

1871 . L'agencement de tuyaux indiqué dans les ligures 452 et 4S3 et imaginé par M. Léon Talabot est bien plus simple encore : l'air

Fiff. *53.

brûlé, en descendant dans la chambre, se répand unifonnémeni autour de tous les tuyaux ; la température diminue uniformément à mesure qu'il descend et les tuyaux d'une même rangée horizontale sont également chaulTés. Cette disposition permet d'échaulTer l'air

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