CHAP. U. — CALORIFÈRES PLACÉS LOIN DES LIEUX A CHAUFFER. W
beaucoup plus que celles dont nous avons déjà parié, en le faisant passer successivement par les différentes rangées de tuyaux de bas en haut, comme l'indique la figure 399 : l'air extérieur arrive en A, et passe successivement dans les caisses en maçonnerie &,G,D et dans le tuyau d'écoulement de l'air chaud Ë.
1872. Dans les calorirères, qui avaient été établis^ par M. Talabot, pour le chaulTage des anciennes chambres des pairs et des députés, le nombre des tuyaux était de 36 ; leur longueur de I",50, mais 50 centimètres étaient engagés dans la maçonnerie ; ils avaient Û'iSO de diamètre extérieur et O', 01 d'épaisseur. La grille avait 1 mètre sur 0",30; la distance de la voûte à la grille était de0",60. La hauteur delà chambre aux tuyaux était del",80 ; salongueur, en y comprenant le foyer, de 2°,70; sa profondeur de i mètre. L'enveloppe de maçonnerie était
Fig. t&4. Fig. 46S.
garnie d'un grand nombre d'armatures destinées à s'opposer à sa déformation ; il y avait quatre tirants extérieurs maintenus par des clavettes, et deux tiges verticales maintenues par d'autres tiges horizontales passant à travers les tuyaux. La surface de chauffe totale, en comptant celle qui était engagée dans la maçonnerie, était à peu près de 14""' ; on pouvait brûler 1 0 kilogrammes de houille par heure dans le foyer. L'airsortait ordinairement des calorifères à une température peu élevée; le tirage était très-bon, car l'air extérieur s'introduisait avec une grande vitesse à travers les fissures de la maçonnerie ; ainsi on ne pouvait pas craindre que la fumée pût pénétrer dans l'air chaud. PÉcttT. n. 32
4d8 LIVRE XI. — CHAUFFAGE DE L'AIR.
Ces appareils, qui sont d'une construction très-simple, produiraient un plus grand effet utile, si les tuyaux de chauffage renfermaient des plaques de tôle disposées comme dans les figures 44S, 446 et 447. Il est indispensable de ménager dans tes bouts des calorifères des regards qui permettent de nettoyer de temps en temps la surface extérieure des tuyaux.
4873. Les figures 454 et 455 représentent une coupe verticale et une coupe horizontale d'un calorifère dont les tuyaux sont parcourus par l'air et placés verticalement. L'appareil se compose d'une caisse de fonte rectangulaire, renfermant un foyer environné de maçonnerie sur les côtés ; autour se trouvent des tuyaux de fonle ouverts par les deux bouts ; la caisse est en communication, par la partie inférieure, avec ta cheminée, et elle est placée dans une enveloppe en maçonnerie qui communique par le bas avec l'air extérieur, et parle haut avec le tuyau d'écoulement de l'air chaud.
Ï874. M. L. F. Staib, de Genève, a présenté à l'Exposition universelle de 1855 un calorifère disposé à peu près de la même manière, et dont ta figure 456 représente une coupe horizontale; les parois de la caisse sont ondulées, afin d'augmenter l'étendue des surfaces de chauffe. On a ménagé des regards pour le nel- Fig 45e, toyage des tuyaux. L'appareil
renferme un vase plein d'eau destiné à maintenir l'état hygrométrique de l'air, et un petit foyer additionnel pour établir le tirage au commencement du chauffage, si cela est nécessaire. L'appareil exposé était construitavec beaucoup de soin et avait été parfaitement étudié, jusque dans ses moindres détails. 1875. On a aussi employé des rangées horizontales de tuyaux, placées au-dessus du foyer et disposées de manière que l'air brûlé fîlt obligé de les parcourir successivement ; mais, par cette disposition, les premières rangées s'échauffaient au rouge, et l'air prenait une mauvaise odeur. Les rangées de tuyaux ont aussi été placées verticalement : la première formait une des parois du foyer, et l'air brûlé parcourait successivement toutes tes rangées, comme dans la figure 453 ; mais cette disposition avait le même inconvénient que