CHAP. IV. — CHAUFFAGE DE LIQUIDES PAR ÉCHANGE DE TEMPÉR
des eaux des bains à Textérieur, lotrsqu'elles ont été refroidies ; F, tuyau d'arrivée de Teau froide; G,G, serpentins à trois étages, placés dans les cuves, et qui sont parcourus successivement par l'eau pure ; H, tuyau d'écoulement de Teau pure échauffée. L'appareil complet renferme jusqu'à i20 mètres carrés de surface de chauffe. Les effets produits ont été constatés par plusieurs séries d'expériences faites par différents fabricants. D'après une de ces séries, la température moyenne des eaux de bains épuisés était de SS"", celle de l'eau chauffée de 53*. Dans une journée de travail de 11 heures, l'appareil avait reçu les eaux de 70 cuves renfermant chaciine de 0'"%750 à 0"%800, c'est-à-dire de oG^SOO à 42'"%50, et le volume d'eau chaude fourni était de 43™\200. Dans une autre série, la température moyenne des eaux sales était de 56% celle de l'eau échauffée de 48** ; le volume des eaux sales écoulées par jour était de 40'"%00, et celui de l'eau froide était de 37""'. Dans une autre expérience, qui a duré une heure, l'appareil a reçu 3'"%10 d'eau sale à 66**,et a rendu 3"% 33 d'eau propre à S0° ; on reprenait ainsi environ les 0,8 de la chaleur.
2078. Ohservatiuns sur les différents appareils décrits, — L'appareil de Nickols, le plus ancien de tous, que je n'ai fait qu'indiquer, serait certainement le meilleur pour produire l'échange de température, si ses dimensions étaient convenables et si sa surface extérieure était couverte d'une matière conduisant mal la chaleur; mais sa trop grande longueur, et surtout la difficulté du nettoyage, le placent sous le rapport industriel au-dessous des autres, du moins quand les eaux chaudes forment des dépôts.
2079. L'appareil de MM. Scniers et Son a l'avantage d'occuper peu de place ; les surfaces de refroidissement sont bien utilisées, car les 80""" de surfaces de transmission suffisent au refroidissement de 6""* de moût par heure, de 100° à 22° ; mais il a le grand inconvénient de la difficulté du nettoyage.
2080. Les dispositions indiquées par les figiires 541 , 542, 543, o44, ont l'inconvénient de placer le courant d'eau à chauffer entre deux courants qui marchent en sens contraire, mais qui sont nécessairement à des températures différentes, et par conséquent l'effet produit est moindre que si chaque courant élémentaire d'eau chaude était environné de courants d'eau froide particuliers. Dans la disposition indiquée figure 545, chaque courant d'eau froide suit bien un -courant d'eau chaude opposé ; mais les courants séparés par une simple cloison métallique, et qui se meuvent en sens contraire, ne s*échauffent pas autant que s'ils étaient rectilignes. Dans la disposi-
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lion des figures 543 et S44, il faudrait évidemment que les spires fussent séparées par une lame de matière non conductrice, qui diviserait en deux parties égales Tespace intermédiaire. Dans le cas de la figure o45, les cloisons de lames métalliques minces devraient être formées de lames épaisses de matières conduisant mal la chaleur.
21)81 . L'appareil de M. Pimont occupe beaucoup de place, et les surfaces de transmission ne sont pas bien utilisées, parce que les mouvements en sens contraires n'ont pas lieu d'une manière prononcée, et que les sections des deux circuits sont trop grandes. C'est d'ailleurs ce qui résulte des nombres que nous avons rapportés ; dans l'appareil de MM. Schiers et Son, avec 70 mètres carrés de surfaces de transmission on a refroidi dans une heure 6"* de moût de lOO"" à 22° ; et par conséquent on a chautTé 5 mètres cubes d'eau à 65° ; tandis que dans les appareils de M. Pimont, l'effet des 120 mètres carrés de surfaces de transmission, serait d'échauffer à peu près à 48% environ 4 mètres cubes d'eau froide par heure, les eaux chaudes sales étant à 56°. Il est important de remarquer que si l'eau froide était entrée à 15°, par le seul fait de l'égale répartition de la chaleur entre les deux masses égales, supposées de même capacité calorifique, la température commune serait de 35°. A la vérité, dans une série d'expériences faites à Mulhouse, les eaux chaudes sales étant à une température de 67°, 54, les eaux propres sous le même volume ont été, en 2 heures 1/2, échauffées à 65°,50, mais les volumes des eaux ont été seulement de l^^jôÛO et par conséquent de 0'"%64 par heure, et il est naturel que l'échange des températures se fasse d'autant mieux que les mouvements sont plus lents.
2082. M. Pimont, quoique son appareil soit bien inférieur à ceux qui produisent un effet analogue dans la fabrication de la bière et dans d'autres industries, a cependant rendu un service réel aux propriétaires d'établissements de teinture en appelant leur attention sur la perte énorme de chaleur résultant de l'abandon des eaux' chaudes des bains épuisés, et en leur offrant un appareil qui utilisait cette chaleur.
2083. La disposition qui nous paraîtrait la meilleure pour effectuer réchange de température entre deux liquides est représentée en coupe verticale et en coupe horizontale dans les figures 547 et 548; cette dernière est une coupe par le plan XY de la première. L'appareil se compose d'une série de caisses verticales très-étroites, ayant à peu près 1 centimètre de largeur, ouvertes en dessus et