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CHAP. IV. — CHAUFFAGE DE LIQUIDES PAR ÉCHANGE DE TEMPÉR

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fermées en dessous, et séparées les unes des autres par des intervalles d'égale largeur ; ces caisses communiquent toutes par le bas avec une petite caisse A par laquelle arrivent les eaux neuves, et latéralement un peu au-dessous de la partie supérieure avec une caisse B, par laquelle s'écoule le liquide échauffé ; les intervalles communiquent, à la partie supérieure, avec la caisse latérale C par laquelle arrivent les eaux chaudes, qui s'écoulent à la partie inférieure par la tubulure D. On voit d'après cette disposition qu'en réglant convenablement les écoule- ^ ments des eaux neuves et des eaux sales, les mouvements de ces liquides ayant lieu en sens contraires dans des canaux très-étroits, on peut obtenir un échange à peu près complet de température, et que les canaux parcourus par les deux liquides peuvent facilement être nettoyés, tous étant ouverts à la pai'tie supérieure.

Pour éviter la perte de chaleur par l'évaporalion à la partie supérieure, on pourrait fermer l'appareil par un couvercle en bois recouvert d'une lame métallique brillante. Les deux liquides tendront à se mouvoir régulièrement par tranches isothermes ; les eaux sales parce qu'elles descendent en se refroidissant* les eaux neuves parce qu'elles s'élèvent en s'échauffant.

Cette disposition n'a qu'un inconvénient, celui de ne pas permettre de maintenir une certaine pression dans les eaux neuves qui s'échauffent, à cause de la nécessité de conserver ouverts les canaux parcourus par les deux courants pour permettre le nettoyage ; il serait toutefois possible de l'éviter en fermant hermétiquement le couvercle supérieur par un joint qu'on pourrait faire ou défaire promplement.

Fig. 547.

Fig. 548.

2084. On emploie beaucoup acluetlement en Angleterre, et on commence à employer en France, pour le rerroidissement des moûts de bière, des vinasses, ou des moûts épais de distillerie, les réfrigérants capillaires de MM. Lawrence et C". Cet appareil est essentiellement Tormé de deux lames en cuivre, courbées de façon à former un canal très-étroit, contourné et placé verticalement, la figure 5411 représente une section d'ime partie de ce canal ; l'appareil complet est représenté figure ^50. A e&i l'arrivée du moût qui est distribué au moyen d'une rigole et par des trous placés de cbaque côté sur chacune des faces ondulées de l'appareil, le long desquelles il descend en coucbc extrêmement mince pour se rendre dans une rigole nférieure, d'où il s'écoule par le tuyau B ; l'eau froide pénètre dans

Fig. 549 «( &50.

l'intérieur de l'appareil par le tuyau C et sort par le tuyau D. En donnant à cet appareil un développement suffisant, on peut obtenir un refroidissement très-rapide et amener le moût à une température qui ne dépasse pas de un demi-degré celle de l'eau. Quand on veut obtenir des moûts de basse fermentation, on peut les refroidir jusqu'à 3 ou 4° en divisant l'appareil en deux parties, par une section horizontale, ou mieux en le formant de deux parties ondulées, l'une au-dessus de l'autre dans un même plan vertical ; dans la partie supérieure circule de l'eau froide ; dans la partie inférieure circule de l'eau glacée. Le nom de réfrigérant capillaire est donné à cet appareil parce que le moût se maintient par capillarité dans la partie creuse formée par deux ondulations successives ; il faut observer cependant que le moût ne séjourne pas dans ces intervalles et qu'il est continuelle-

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