‹ Traité de la chaleurChapitre 103 sur 301 · CHAPITRE PHEMIER. - CONSIDÉRATIONS GÉNÊHALES · texte numérisé non relu

CHAPITRE PHEMIER. - CONSIDÉRATIONS GÉNÊHALES

gager l'air brûlé d'un foyer latéral par un tuyau de fonte annulaire, percé d'un grand nombre d'orifices qui répartiraient uniformément l'air chaud dans la section. La \itesse d'écoulement de l'air par la cheminée étant toujours très-petite, il est nécessaire de la surmonter d'un chapeau fixe ou mobile; la disposition de la figure 6l3 est souvent employée, et n'a presque jamais donné lieu à des retours de

Fig. 61Î. ' t'ig. G13.

l'air, même par les plus grands vents. La chcniinée doit être en maçonnerie d'une grande épaisseur, afin que la quantité de chaleur renfermée dans la maçonnerie régularise le tirage, malgré les variations d'intensité du foyer. Dans tous les cas, mais surtout pour les petites consommations de combustible, il serait préférable d'employer un foyer à alimentation continue, qui permettrait de maintenir la ventilation pendant la nuit sans la présence du chnulTeur, en ayant soin de prendre une disposition dont nous avons parlé et qui permet de régler à chaque instant la consommation de combustible au moyen d'un registre placé à l'orifice d'accès de l'air, sous la grille du foyer.

2376. Les circonstances qui influent sur le tirage des cheminées

iOO LIVRE XV. — CHAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX HABITÉS.

d'appel, savoir, la température à laquelle Tair y est élevé et la température extérieure, agissent d'une manière différente, suivant que Tair appelé est à la température extérieure ou à une température constante ; et, dans ce dernier cas, suivant que l'air monte ou descend pour gagner la cheminée d'appel, et suivant la hauteur des prises d'air. Comme ces différentes circonstances se présentent dans la ventilation des lieux habités, nous les examinerons successivement.

Chcmlaévs d'appel appelaBt de l'air à la êmwkpéwmtmr^ eztérieare.

2377. Le cas dont il s'agit se rencontre dans tous les établissements ventilés, pendant les mois de l'année où le chauffage est suspendu. La vitesse d'accès v est donnée par la formule

n+TT) (i+aty

dans laquelle H représente la hauteur de la cheminée, t la température moyenne de l'air qui la parcourt, 0 la tempéralure de Tair extérieur, a le nombre 0,00365, et R la somme des résistances que l'air éprouve dans tout son parcours, résistance que nous savons calculer dans tous les cas qui peuvent se présenter. Le facteur

^ " fi"l.L« — représente la vitesse théorique, c'est-à-dire celle

que prendrait l'air s'il n'éprouvait point de résistance : ainsi, quand le circuit ne change pas et que / et 0 varient seuls, la vitesse d'accès est toujours la même fraction de la vitesse théorique.

2378. Quand le circuit est formé d'un canal rectiligne d'une section constante, la résistance provient uniquement du frottement, et, comme alors R = KL : D, on voit que la vitesse v varie sensiblement en raison inverse de la racine carrée de la longueur du canal.

2379. On voit aussi, à l'inspection de la formule, que la vitesse v varie à peu près proportionnellement à la racine carrée de la hauteur delà cheminée, parce qu'en général ces variations de hauteur n'ont que très-peu d'influence sur la valeur de R.

2380. Quant à l'influence de la valeur de /, on ne peut pas Tapprécier à l'inspection de la formule ; pour reconnaître comment v varie, supposons d'abord ô = o, prenons successivement pour t :

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