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CHAPITRE PREMIER. — CONSIDERATIONS GÉNÉRALES

et calculons les valeurs de la racine de at : (1 + at)^ ; nous trouverons pour ces valeurs

et pour des valeurs de t égales à

on trouve, pour les valeurs de la même fonction de /,

et la valeur maximum de cette fonction, quand / augmente indéfiniment, a lieu pour t = 273** et il est égal à 0,S0.

Si l'on supposait 0 = 15% température moyenne de la saison d'été, et t successivement égal à

on trouverait, pour les valeurs de la racine carrée de : '^ ~"^hi4- ^Q)

la valeur maximum de cette fonction est encore 0,5 et elle a lieu pour / =273+ 20(343).

Ainsi, le même excès de température / — 6 produit sensiblement le même effet pour 6 = 0° et ô = 1 o'*.

2381 . Détermination de l'effet produit par une cheminée d'appel, appelant de lair à la température extérieure. — On peut d'abord mesurer directement l'effet produit, en observant la vitesse moyenne de l'air dans une section quelconque du canal, avant ou après le foyer. Ces expériences se font avec une grande facilité, au moyen de l'anémomètre ; mais il faut que la vitesse de l'air ne soit pas trop petite, qu'elle dépasse C,12, minimum d'indication de ces instruments ; que le tuyau dans lequel on place l'anémomètre ne soit pas trop petit; et enfin, dans le calcul de la vitesse moyenne, il faut suivre la méthode indiquée (512). Ce moyen de déterminer l'effet produit est le meilleur et le plus sûr ; nous allons en voir cependant d'autres moins exacts, qu'on pourrait employer à défaut d'anémomètre, ou quand on ne peut pas faire usage de cet instrument.

2382. On pourrait obtenir une évaluation du volume d'air appelé parla cheminée, si l'on connaissait le poids du combustible brûlé par heure, et la proportion n d'oxygène libre que renferme l'air de la cheminée. En effet, désignons par t; le volume d'air rigoureusement

nécessaire pour brûler 1 kiiogramme de combustible, par Y le volume d'air appelé par la cheminée^ en supposant que cet air alimente le foyer. Le volume d'air non altéré et renfermant 0,21 d'oxygène sera V — V, et la proportion d'oxygène qui se trouvera dans le volume V sera évidemment 0,21 (V — v):\; ainsi on aura

^0,21(V--t;). et par suite \= Q^^\^Zn' (^'

si l'on suppose que la valeur de V soit successivement égale à

5u; lOv; 15v; 20v; 2ov; 30u; 3ou; 40v;

on trouve pour les valeurs de n,

Si l'on pouvait négliger la quantité d'hydrogène que renferme le combustible, et si l'on mesurait la proportion n* d'acide carbonique que renferme Tair, on aurait, en conservant les notations précédentes, n' = 0,21 — w, et pour les valeurs de V que nous avons supposées, on trouverait pour les valeurs de n'

Ainsi, pour des valeurs de V qui dépassent 10 v, ce qui arrive toujours, car elles dépassent souvent iOO v, les valeurs de n sont rapprochées de 0,21, et celles de w' sont très-petites. Cette méthode exige^ pour donner des résultats certains, une précision dans les analyses difficile à réaliser. Elle ne peut donc être employée que dans des circonstances exceptionnelles. J'en ai parlé pour faire voir qu'il ne suffit pas, pour résoudre une question, d'une relation entre l'inconnue et certaines données de la question ; il faut encore que cette relation soit telle que les erreurs, inévitables dans l'estimation des données, n'en produisent pas de très-grandes dans la valeur des inconnues. 2383. On pourrait obtenir une valeur suffisamment approchée, dans presque tous les cas, de l'effet d'une cheminée d'appel, si l'on connaissait le poids P du combustible brûlé par heure, et l'accroissement t — u de température que l'air reçoit en pénétrant dans la cheminée. En effet, la quantité totale de chaleur produite dans une heure sera P x C, C représentant la puissance calorifique du combustible ; le poids P' d'air appelé par heure sera donné par la relation

PC

P(t-.).0,2377 = P.C; d'où P' = jj-^j^.

Cette valeur de P' donnerait facilement le volume d'air appelé par

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