CHAPITRE PREMIER. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
(l'autre pari, les éléments combustibles de 1 kilogramme de gaz renferment O*", 22 7 d'hydrogène, de sorte que la vapeur d'eau qui résulte de la combustion de 1 kilogramme de gaz sera de 2^,043. L'acide carbonique et la vapeur d'eau se trouvant directement mélangés à Tair de la pièce, le chauffage ne sera salubre qu'autant que le renouvellement d'air sera suffisant. Un mètre cube de gaz pesant 0^,320 pourrait, en brûlant, élever la température de 1000 mètres cubes d'air de IV. L'état de la ventilation pourrait être apprécié par la température, s'il y avait peu de perte par les parois de la pièce, du moins relativement à la chaleur produite pendant le même temps. Mais ce dernier cas sera rare. On peut dans tous les cas se proposer de déterminer quelle devra être la ventilation minimum à produire pour que l'air de la pièce soit entretenu dans un état de salubrité suffisante ; si l'on considère la quantité d'acide carbonique renfermée dans l'air et qu'on veuille qu'elle ne dépasse pas 1 p. 100 en volume, il faudra introduire 53"*, 6 d'air neuf par chaque mètre cube de gaz brûlé. Si l'on considère la quantité de vapeur d'eau, il est important que l'air delà pièce n'arrive pas à la saturation, circonstance qui rend l'évaporation à la surface du corps plus lente et provoque un état de gène véritable. Si l'on suppose que l'air doive être échauffé à 20* et qu'il doive sortir de la pièce aux 3/4 saturé de vapeur, on aura pour différentes températures de l'air extérieur supposé à moitié saturé, à introduire par mètre cube de gaz brûlé la quantité d'air suivante :
Température Renouvellement
(le l'air extérieur. d'air.
Ce mode de chauffage est surtout avantageux quand les becs de gaz sont en même temps employés à l'éclairage, parce que ce dernier effet supporte les frais de chauffage ; si le gaz devait être employé uniquement pour e chauffage, son emploi coûterait beaucoup plus cher que celui des combustibles solides ; nous avons vu en effet (277) que le prix de 1 ,000 calories est
Pour la houille de 0',0081
— le bois 0 ,0203
— le gaz 0,0o61
Il y a cependant des circonstances dans lesquelles ce mode de chauffage serait avantageux : c'est, par exemple, le cas où il faudrait
échauffer très-rapidement Tair d'un grand espace fermé, ou encore quand le chauffage doit être très-intermittent.
Quelque soin que Ton donne à la construction des appareils de chauffage à gaz, il ne paratt pas que Tinnocuité des gaz de la combustion soit complète, et dans tous les cas où ces produits ne sont pas directement évacués dans une cheminée, il en résulte toujours pour les personnes qui doivent séjourner dans les pièces ainsi échauffées un état de malaise, des maux de tête, des tendances au vomissement, etc. Aussi doit-on condamner d'une façon absolue les chauflages au gaz exécutés sans cheminée spéciale d'évacuation des produits de la combustion.
2470. 11 est encore facile de chauffer l'air avec des calorifères à gaz disposés comme ceux dans lesquels le foyer est alimenté par les combustibles ordinaires. Les appareils seraient plus simples, parce qu'on n'aurait pas à se préoccuper du nettoyage des tuyaux de conduite ; mais il faudrait alimenter les becs avec le moins d'air possible, afin de faire circuler de. l'air à une plus haute température, circonstance qui augmenterait la quantité de chaleur transmise par les surfaces do chauffe, et qui diminuerait la perte de chaleur par la cheminée. II se présente alors cependant un inconvénient grave qui est le dépcM de l'eau de la combustion dans les tuyaux d'évacuation ; cet inconvénient ne pourra être évité qu'en augmentant la quantité d'air mélangé au gaz, ce qui diminuera légèrement l'effet utile. En employant ce mode de chauffage, on n'altérerait pas l'air échauffé, mais le prix de revient serait encore plus élevé que dans le cas du chauffage direct ; et je ne vois réellement que peu de circonstances dans lesquelles il serait utile de l'employer.
2471. Tout ce que je viens de dire sur le chauffage par la combustion du gaz, aurait lieu pour le chauffage par les autres modes d'éclairage, les lampes et les bougies, et le prix de revient serait encore plus élevé. Mais comme le chauffage par les bougies et les lampes a toujours lieu en même temps que l'éclairage, il es! utile do savoir les effets qu'ils produisent sous ce rapport. Pour la cire, dont la puissance calorifique est de \ 1000, la combustion de 1 kilogramme élèverait la température de 1000 mètres cubes d'air de 35' 2; il se produirait l^'jSOS d'acide carbonique, et la proportion de ce gaz dans l'air serait alors de 0,0015 ; le poids de la vapeur d'eau formée serait de 1^,25, de sorte que chaque mètre cube renfermerait 0S0012Î); l'air à 35° peut en dissoudre 0*,031 . Pour l'huile de lampe ordinaire, dont la puissance calorifique est de 10400, la combustion de 1 kilogramme