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CHAPITRE II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HABITATIONS

une partie de la chaleur de Tair brûlé , pour chauffer l'air de ventilation. Desarnod avait construit un appareil qui produisait un assez grand effet utile, mais qui, fort compliqué, ne pouvait être nettoyé qu'en le démontant complètement. Plusieurs dispositions sont employées actuellement ; elles ne présentent rien de particulier et sont analogues à celles que nous avons déjà vues au sujet des cheminées d'appartement. Ces derniers appareils peuvent d'ailleurs être facilement transformés en cheminées-poêles; il suffit pour cela de les mettre en saillie dans la pièce.

Chanirafe par le gmM.

2567. Nous avons parlé (2469) de l'emploi du gaz comme chauffage lorsque les produits de la combustion sont directement mélangés à l'air de la pièce qu'il s'agit de chauffer. Nous avons dit que ce mode de chauffage peut être avantageux lorsqu'il se produit simultanément avec l'éclairage ; puisque ce dernier supporte les frais du chauffage. Lorsqu'un renouvellement suffisant de l'air de la pièce est assuré, ce mode de chauffage n'a rien de gênant ou de dangereux, parce qu'en général dans les appareils d'éclairage la combustion est complète et que les produits de la combustion consistent seulement en vapeur d'eau et acide carbonique.

2568. Mais il tant le dire, ce ne sera que bien rarement, et dans des cas tout à fait spéciaux, que le gaz servant à Téclairage pourra servir utilement ou efficacement au chauffage. La principale raison en est que les appareils d'éclairage sont toujours placés à une certaine hauteur dans la pièce qu'ils éclairent, et que par conséquent les produits de la combustion à température assez élevée gagnent rapidement le haut de cette pièce, et y forment une couche d'air chaud, tandis que la partie inférieure reste froide, et n'est guère parcourue que par l'air froid appelé pour le renouvellement de l'air de la pièce.

On a donc dû chercher à réaliser le chauffage au moyen d'appareils spéciaux qui, soit par le rayonnement, soit par le contact avec les parties basses de l'air de la salle, pussent servir à échauffer celleci dans tous ses points.

On a employé à cet effet : des foyers ouverts, des poêles, des calorifères.

2569. Foyers ouverts à gaz. — Ces foyers peuvent chauffer par rayonnement direct du gaz dans la pièce, ou bien on peut se servir

de réflecteurs qui reçoivent les rayons de la chaleur et les renvoient dans la pièce dans toutes les directions.

Dans les foyers du premier genre, les brûleurs sont en fonte et de difierentes formes : tantôt on leur donne la forme de bûches superposées, d'où le gaz s'échappe par de petites ouvertures, pour venir brûler blanc à rextérieur, tantôt ce sont des couronnes ou des rampes de gaz dont les jets sont recouverts en partie par de Tamiante qui s'échauffe, est portée au rouge, et augmente le rayonnement. Ce brûleur peut être placé directement dans une cheminée ordinaire, ou dans une coquille en fonte ayant la forme d'une niche circulaire garnie à son pourtour d'une plaque plane qui bouche l'ouverture de la cheminée ; la partie supérieure de la coquille porte une ouverture munie d'un tuyau qui se rend dans la cheminée d'évacuation ; on peut employer la tôle polie pour construire cette coquille dont Touverture est alors à section carrée ; la tôle polie réfléchit la chaleur dans la pièce.

2570. Les foyers à réflecteurs les plus employés sont ceux du modèle Jacquet. Ge foyer est formé d'un cofifre à ouverture rectangulaire se plaçant dans la cheminée, le fond du coffre est formé par une plaque en laiton ou en cuivre poli, ayant une forme paraboloîde ondulée, les côtés de la caisse sont aussi en laiton poli ; à la partie supérieure et derrière le bord de l'ouverture se trouve une rampe à gaz non visible de l'extérieur ; le gaz brûle blanc]; la réflexion des rayons se fait sur les parois en cuivre poli qui les renvoient dans toutes les directions. Ces foyers ont un aspect triste, et ils répandent toujours une légère odeur acre et désagréable.

2571. Diverses précautions sont indispensables dans l'installation de ces foyers : il est important que le tuyau de conduite qui amène le gaz à ces appareils soit fait d'un métal non fusible à la température qui se développe dans le foyer, et le mieux sera d'employer des tubes en cuivre ou en fer étiré, on leur donne un diamètre de0",02 pour une consommation de i"' de gaz à l'heure. Il est de plus indispensable que les produits de la combustion soient évacués au moyen d*une cheminée spéciale ; outre l'inconvénient déjà signalé que présentent ces produits lorsqu'ils se mélangent directement à l'air, il faut dire que dans beaucoup de cas, la combustion dans ces foyers peut n'être pas absolument complète, ce qui augmente la nocuité des gaz ; il est donc nécessaire d'avoir dans ce cas une issue des gaz large et facile, et de conserver aux cheminées d'évacuation des dimensions égales à celles qu'on emploie dans le cas des

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