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CHAPITRE II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DBS HABITATIONS

ne doit pas être inférieure à 15 mètres cubes par personne et par heure.

2577. Considérons une pièce d'une dimension moyenne, dans laquelle nous supposerons le régime établi , lair extérieur étant à 6% température moyenne des sept* mois de chauffage, et Tair intérieur étant à IS*"; et calculons la quantité de chaleur renfermée dans les murailles et le plancher, ainsi que la quantité de chaleur perdue pendant le chauffage.

Supposons que la pièce ait S mètres de largeur, 4 mètres de hauteur, deux fenêtres de 2'',30 sur i'',20, dont la surface totale est de 5"^,52 ; les murailles exposées à Tair ont alors 14 "^,48 de surface ; nous supposerons la profondeur de S mètres, et trois portes ayant ensemble 7'"'>,25 de surface ; la surface totale des murailles latérales et de celles du fond sera 60 — 7,25 = 52'"^,75 ; en supposant leur épaisseur de 0",40, la quantité d'unités de chaleur qu'elles absorberont de 0" à 15* sera 52,75. 0,4 . 2, 2 . 15 . 0,5 . 1000 = 348150. En admettant que le plancher ait 0'",30 d'épaisseur, que les pièces de bois occupent la moitié du volume total, et le plâtre un quart, le volume du bois sera égal à 25 . 0,30 . 0,5 = 3*^,75; celui du plfttre, à l''%87 ; la chaleur absorbée par le bois de O"" à 15'' sera de 3,75. 1000 . 0,6 . 15 . 0,5 = 16875 ; celle du plfttre sera égale à 1 ,87 . 1000 . 1,25.15.0,19 = 6660. En prenant seulement pour la pièce la moitié de la chaleur des murailles intérieures et celle du plafond ou du plancher, la somme de ces quantités de chaleur sera égale à 174075 + 16875 + 6660 = 197500.

La surface des murailles exposées à l'air extérieur étant de 14°''>,48y celle des vitres de 5*^,22, la quantité totale de chaleur transmise par mètre carré et par heure sera (984, 998) de 14,48 . 16,23 -f- 5,52 . 23,85 = 366.

2578. Il résulte de là plusieurs conséquences importantes, l"" En supposant une interruption de chauffage de dix heures, ce qui a lieu ordinairement, la perte de chaleur par les vitres et les murailles ira constamment en diminuant par l'abaissement de température des surfaces intérieures de la pièce, mais en la supposant égale à celle qui a lieu pendant le chauffage, elle serait de 3660, tandis que la chaleur renfermée dans les murailles et le plancher est de 197500 ; ainsi la perte n'est qu'une très-petite partie de la chaleur renfermée dans les murailles; cette perte varie nécessairement avec les dimensions des vitres et des murailles, mais dans les cas ordinaires on peut admettre qu'elle est toujours très-faible, d'autant plus que

les rideaux qui couvrent habituellement les fenêtres la diminuent encore de beaucoup. 2"" Si par une longue interruption de chauffage, le régime des murailles avait été perdu, il faudrait beaucoup de temps et un chauffage très-long pour le rétablir.

2579. Il est important de remarquer que si les murailles d'une pièce étaient à une basse température, et si on la chauffait par rayonnement ou par un courant d'air chaud, ou bien par ces deux moyens à la fois, avec un calorifère placé dans Tintérieur, Pair chaud ne se refroidirait que lentement en descendant contre les murailles, et avec une lenteur qui augmenterait à mesure que les surfaces intérieures des murailles auraient été plus échauffées, et par conséquent que le chauffage de la pièce pourrait s'effectuer momentanément, mais avec une dépense de combustible beaucoup plus grande que si le régime était établi.

Examinons maintenant les effets produits par les différents modes de chauffage, tant sous le rapport du chauffage lui-même que sous celui de la ventilation.

2580. Chauffage par le rayonnement, — Les cheminées le plus généralement employées, sont les cheminées à ouverture rétrécie et à tablier mobile (2496). Dans ce mode de chauffage on n'utilise, comme nous l'avons vu, qu'une faible partie du rayonnement du combustible, et toute la chaleur entraînée par l'air qui a servi à la combustion est perdue pour le chauffage. De plus l'ouverture de la cheminée étant libre, la cheminée appelle un très-grand volume d'air qui n'alimente pas la combustion. Ces cheminées sont donc de mauvais appareils de chauffage, mais de puissants appareils de ventilation. Pour avoir une idée des effets produits, considérons un foyer communiquant avec une cheminée de 0"',20 de diamètre, de 20 mètres de hauteur, dans lequel on brûle seulement 1 kilog. de bois par heure, la quantité de chaleur produite sera à peu près égale à 2600 unités ; et en supposant que 2000 s'écoulent avec l'air dans la cheminée, que la température de la pièce soit de IS"", on trouve que la température de l'air dans la cheminée sera de 32% et que le volume d^air appelé par heure sera de 375 mètres cubes : volume qui serait beaucoup plus considérable, si la section et la hauteur de la cheminée étaient plus grandes, ainsi que la consommation de combustible. La ventilation est cependant toujours notablement diminuée par la résistance que Tair éprouve à passer à travers les fissures des portes et des fenêtres, et parla diminution de pression qui se produit dans la pièce ; aussi elle augmente toujours par l'ouverture d'une

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