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CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX

eng^ff^Çy avec leur cheminée en A ; à Torigine il n'y en avait que deux qui présentaient ensemble une surface de chaufle d'environ 100°**i. Mais on reconnut bientôt qu'un troisième générateur était nécessaire, à raison de l'augmentation donnée au service d'abord prévu de la buanderie, qui dessert non-seulement Lariboisière, mais encore d'autres hôpitaux ; on voit en partie cette buanderie en kfl,

2929. Une conduite de vapeur part de la machine et peut recevoir un complément des générateurs. Cette vapeur à faible pression circule dans la galerie souterraine m mm m, en donnant un branchement dans chaque pavillon : un tuyau de retour d'eau oo o suit le même trajet et aboutit dans le réservoir fermé n, placé dans la cave R, derrière les machines. Ce réservoir sert à l'alimentation des chaudières : la pompe alimentaire y reprend les vapeurs condensées, auxquelles on ajoute de l'eau quand il en est besoin. En t, s on voit les tuyaux de vapeur et le retour d'eau qui desservent la communauté ; o',o\o\ sont les calorifères à vapeur de ce bâtiment. Ces mêmes tuyaux ont des branchements qui vont aux bains de vapeur j et q. La prise de vapeur pour la buanderie est faite directement sur les générateurs : les conduits qui la desservent n'ont pu être figurés. A côté des générateurs est un vaste réservoir d'eau que l'on chauffe à la vapeur pour les bains ordinaires des hommes. Un autre réservoir tout semblable existe de l'autre côté en regard du premier.

Enfin, en S est placée une pompe que le moteur à vapeur met aussi en mouvement, et qui fournit l'eau à Thôpital. Elle aspire l'eau par une conduite d'environ 300 mètres de long dans l'aqueduc de ceinture du canal de l'Ourcq qui passe derrière Saint-Yincent de Paul.

2930. Suivons maintenant le fonctionnement de l'appareil : nous le prendrons d'abord pendant l'été, parce que c'est le cas le plus simple. L'air pur, pris au sommet du clocher, arrive au ventilateur par l'action aspirante de celui-ci, à laquelle la vitesse naturelle du vent vient en aide. Cet air est ensuite refoulé dans une conduite en tôle D E F, qui est suspendue à la voûte de la galerie souterraine et passe devant chacune des caves existant sous les pavillons.

De cette artère D E F part, au passage de chaque pavillon, un branchement tel que G' G', qui fournit l'air nécessaire à la ventilation de ce pavillon. Chaque branchement se subdivise lui-même en plusieurs répartiteurs pour porter l'air aux trois étages de salles de malades. La coupe horizontale faite dans la cave du pavillon n*" 2 montre ce partage de l'air. Le répartiteur G' G' est un tuyau de tôle

suspendu à la voûte de la cave : il fournit en t, i\ t, i dans le caniveau z'\ sur lequel les poêles sont placés, Tair de ventilation du rezde-chaussée.

En Xy X, aux deux extrémités de cette cave, il y a un sous-répartiteur qui fournit Tair à deux gaines ménagées dans Tépaisseur de chaque mur de refend ; c'est Tair de ventilation du premier étage qui suit ce chemin. Ces gaines aboutissent à un caniveau z' établi dans répaisseur du plancher de cet étage et situé en son milieu dans toute sa longueur. Deux autres sous-embranchements y, y aboutissent à deux autres gaines logées de même dans Tépaisseur des murs et communiquant avec le caniveau central z' exécuté dans répaisseur du plancher du deuxième étage, qui reçoit ainsi son air de ventilation d'une manière tout à fait semblable à ce que nous avons vu pour le premier^

2931. Ainsi deux gatnes verticales amènent Tair neuf à chacune des extrémités des salles du premier et du deuxième étage et chacun de ces couples de gaines alimente deux poêles. Ces gaines n'avaient pas été établies pour le système de la pulsion ; elles avaient été préparées par Tarchitecte pour un autre objet. Il a fallu les employer telles qu'elles étaient. Il avait été question de placer au centre de chaque pavillon» et montant de salle en salle une colonne en métal qui y eût porté Tair en évitant des coudes et des résistances, mais Tarchitecte ne voulut pas de cette disposition peu en harmonie avec sa décoration. Les caniveaux cc'c'' (fig. 689) qui ont été construits dans Taxe des salles et sur toute leur longueur, pour recevoir Tair neuf et contenir les tuyaux de vapeur et de retour d'eau, n'avaient pas été davantage prévus lors de l'édification du monument; cette circonstance obligea à en restreindre la section et à réduire répaisseur de leurs parois. Les fermes en fer du plancher n'étaient pas disposées pour laisser passer ces caniveaux^ elles créaient des obstacles à la liaison des murettes d'une travée à la suivante; les tassements qui se font toujours dans un bâtiment neuf augmentent encore cette défectuosité. Si le projet de la pulsion avait été arrêté en même temps que celui des bâtiments, ces gatnes et ces caniveaux eussent été de dimensions plus convenables et mieux construits.

2932. Les caniveaux sont en briques, avec un simple enduit en plâtre ; ils sont recouverts par des plaques de fonte qui fonctionnent comme surface de chauffe tout en permettant la visite des tuyaux et le nettoyage des caniveaux eux-mêmes, lequel doit être opéré, au minimum, une fois par an.

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