‹ Traité de la chaleurChapitre 239 sur 301 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

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2960. En ramenant le volume à 76 tours de la machine pour le comparer aux chiffres de M. Grassi^ on a trouvé 70"%42 d'air introduit par les poêles, par chaque lit, sans tenir compte de l'air fourni par les orifices accessoires et leur ouverture accidentelle, tandis que le volume sorti par les gatnes d'évacuation était de 68"'%50, cette différence s'explique par ce fait qu'avec la pulsion l'air tend aussi à sortir par les ouvertures autres que les gatnes. Si les chiffres de ce tableau diffèrent de ceux du n"" 2953, cela tient à ce que la machine n*a pas marché à 88 tours comme dans l'autre cas et aussi à ce qu'on n'a pas tenu compte des rentrées d'air indépendantes des poêles. Le jaugeage dans la cheminée générale d'évacuation du pavillon a donné 6S75 mètres cubes, nombre qui s'accorde assez bien avec les chiffres précédents.

11 y a de chaque côté des salles 9 gaines d'évacuation ménagées dans l'épaisseur des murs ; 9 au nord et 9 au sud ; dans le jaugeage que ces mêmes expérimentateurs ont opéré sur ces gatnes, tantôt c'est une gatne du nord qui l'emporte sur sa correspondante du sud, tantôt c'est le contraire. Ces gatnes ont toutes d'ailleurs un débit ' différent. Cela tient certainement aux inégalités de section, aux irrégularités de la surface, quel que soit le système de ventilation adopté, ces gatnes devraient être faites avec un soin particulier, il serait bon de les revêtir d'un enduit stuqué à l'intérieur.

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Toutefois/ l'évacuation par les gatnes est aussi régulière qu'on pourrait Tespérer en pareille circonstance, quand les fenêtres sont fermées.

2961. Des expériences, faites en avril 1861 par MM. P. Leblanc et Ser, ont donné par lit un volume de 42 mètres cubes d'air entré par les poêles ; la machine avait une vitesse bien inférieure à sa vitesse normale, et on ne tenait pas compte des autres arrivées d'air. Ces chiffres ne peuvent être comparés à ceux que nous avons cités précédemment et, dans tous les cas, ils ne les infirment pas. L'objet particulier de ces expériences parait avoir été d'exaniiner l'effet que produirait, dans la cheminée d'évacuation d'un pavillon, l'introduction d'un foyer formé par un certain nombre de becs de gaz, afin d'en accélérer le débit, la température y a été portée à 33*, 65*, 59* ; ce qui correspond à un excès de 41** à 47" sur la température extérieure. La machine à vitesse réduite et le gaz fonctionnant ensemble et la dépense de gaz étant fort considérable (8 mètres cubes par heure), le volume d'air mesuré dans la cheminée s'est élevé à 53 mètres cubes, soit seulement 11 à 12 mètres cubes de plus que ce qui entrait par les poêles. Quand la machine marchait seule, le volume évacué par la cheminée d'appel était de 31 mètres cubes par lit ; il faut donc admettre, dans le cas observé, que le quart de l'air entré dans les salles par les poêles en est sorti par d'autres issues que celles de la cheminée centrale.

Avec le gaz seul on constate 40 mètres cubes par lit dans la cheminée d'appel, la presque totalité de cet air devait provenir, par suite d'un appel assez énergique des joints des portes et des fenêtres, des ouvertures des portes, etc. On n'a pas constaté l'intensité dés courants d'air qui se faisaient alors autour de la tête des lits.

2962. En décembre 1860 et janvier 1861, le général Morin reprit ces expériences dans le but de prouver qu'une large part doit être attribuée à l'appel dans la ventilation par pulsion. A cet effet, on a mesuré le volume d'air débité par la cheminée d'un pavillon quand le ventilateur marchait et quand il ne marchait pas. On a fait le rapport des deux chiffres obtenus ainsi isolément, et on a conclu que ce rapport indique la part proportionnelle de l'appel dans cette ventilation, lorsque le ventilateur fonctionne. C'est là une hypothèse gratuite; rien absolument ne prouve que quand la machine marche, un semblable partage ait lieu.

Une seconde expérience a été faite sur deux poêles d'un pavillon, sans mesurera aucun moment ce que fournissait le répartiteur GG'

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