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CHAPITRE VI. — GHAUFFAGB ET ASSAINISSEMENT DBS HOPITAUX

de ce pavillon, alors que la machine marchait ; on a déterminé ce que donnaient' ces deux poêles pendant la marche ou Tarrèt de la machine. Le rapport entre les volumes d'air écoulé n'est pas le même que dans Texpérience précédente^ il est moins en faveur de Tappel, quoiqu'on ait laissé marcher la machine à des vitesses irrégulières et toujours inférieures à sa vitesse normale.

2963. La conclusion qu'on doit tirer de ces expériences, conclusion qu'on pourrait prévoir à priori^ c'est que dans certaines conditions de pression ou plutôt de dépression voulue dans les locaux, il ne faut pas négliger le secours que l'on peut demander à Tappel. Et la possibiUté des expériences indiquées montre que les auteurs du système n'avaient pas négligé cet auxiliaire, la ventilation naturelle. On conçoit^ en effet, que dans l'incertitude où l'on était, lors de cette première application de la pulsion dans un hôpital ; sur la pression qu'on aurait pu exiger, voire même sur l'absence de toute {pression dans les locaux, en présence du toile général soulevé q^nd fut émise l'idée de l'insufflation, on conçoit, disons-nous, que des mesures aient été prises en conséquence dans le projet final ; aussi Vévacuation de l'air vicié s'effectuait de bas en haut par de nombreuses gaines verticales qui se rendaient directement au grenier de chaque pavillon dans deux grands canaux horizontaux du milieu desquels partait une manche en pigeonnage qui aboutissait à une cheminée unique. Le général Morin dit que rien ne serait plus facile que d'accrottre à peu de frais l'action d'aspiration de cette cheminée. C'est ce qui a été fait plus tard, comme nous l'avons dit, afin d'être à l'abri de l'action du vent, de régulariser le débit des gaines d'évacuation et d'obtenir dans les salles une différence de pression sensiblement nulle avec la pression extérieure ; mais il importe que cet appel auxiliaire soit facile à régler et à modérer afin qu'il ne dépasse pas la limite que Ton doit lui fixer ; autrement, il vicierait le système et servirait à provoquer de toutes parts des rentrées de l'air extérieur qui se substitueraient d'une façon nuisible à une portion de l'air de pulsion.

Il n'en est pas moins évident qu'on peut se passer de cet auxiliaire, qui peut, dans certains cas, donner plus qu'on ne lui demande, pour ventiler des locaux habités, qui^ convenablement disposés, fourniront, avec la pulsion, un certain excès de pression sur la pression extérieure.

296 i. Une particularité de la ventilation par pulsion qui doit attirer l'attention, c'est que l'ouverture d'un certain nombre de fenê-

très n'influe pas défavorablement sur le débit dans la salle et ne modifie que peu la répartition de Tair. Ce résultat était attendu ; mais on en trouve la constatation dans les expériences de M. Grassi: Ainsi dans une des salles on a pris quatre croisées qui se correspondent, deux sur chaque face : portes et fenêtres fermées, le volume d'air vicié écoulé par la gaîne située entre deux de ces fenêtres était de 222 mètres cubes par heure. Après l'ouverture des deux croisées entre lesquelles se trouve la gaîne, la dépense de celle-ci était de 162 mètres cubes. Les deux croisées en face étant en outre ouvertes, cette dépense descendit à 158 mètres cubes; enfin, en fermant les deux croisées voisines, et ne laissant ouvertes que les deux en face, la dépense remonta à 165 mètres cubes. Évidemment l'air qui ne sortait plus par la gaîne s'écoulait par les fenêtres ; mais on voit que, dans la circonstance la plus défavorable, la gaîne emportait un fort volume d'air, loin de laisser descendre dans la salle

de l'air vicié.

2965. Dans une des expériences faites, il est arrivé que, lorsqu'un nombre plus ou moins grand de fenêtres ont été ouvertes dans la salle, certaines gaînes, situées près de ces fenêtres, ont donné lieu à un retour d'air vicié ; ce fait n'est pas constant, puisque M. Grassi avait constaté le contraire dans ses expériences. Si cependant il n'était pas dû aux circonstances de pression de l'air et de vitesse de la machine dans lesquelles on opérait, la seule conséquence qu'il y aurait lieu d'en tirer serait qu'il faudrait prendre soin, quand on ouvre des fenêtres, de fermer les gaines d'évacuation qui sont à leur proximité, au moyen des registres dont les gaînes sont fournies, l'entrée de l'air poussé à travers les poêles n'en serait nullement modifiée, et cet air ne pourrait séjourner dans la salle par suite même de l'accroissement des orifices de sortie qui lui serait fourni par l'ouverture des fenêtres ; tout cela serait facile puisque, dans un hôpital, les fenêtres ne doivent être ouvertes que par des gens de service.

2966. A Lariboisière, la ventilation insufflée marche de jour et de nuit avec la même intensité ; de plus, elle fonctionne avec la même énergie en toute saison. La ventilation par appel n'est pas astreinte à celte permanence de l'autre côté de l'hôpital, ce qui diminue notablement la consommation en charbon qu'on lui attribue par malade ou par lit.

2967. Le service de la buanderie, qui dessert non-seulement Lariboisière mais d'autres hôpitaux, est en pleine activité en été et

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