CHAPITRE Vil. — APPAREILS D'ÉCONOMIE DOMESTIQUE
raenl les raarmiles, à fixer les chaudières dans le bain-marie, de manière h pouvoir y établir une petite pression sans que pourtant la vapeur sortit dans l'atelier, et enfin à utiliser la vapeur qui se dégage de la dissolution saline. Cette nouvelle disposition est représentée dans les figures 559, 560, 561 : la première est une coupe longitudinale de l'appareil, la seconde une coupe transversale, et la
Fig. aOO. Fig. S6t.
dernière une coupe d'une marmite sur une plus grande échelle. AA, chaudière de forme rectangulaire, en tôle, dont l'épaisseur au fond est de O'',004, et sur toutes les autres parties de î)°',003 seulement ; de Tories armatures verticales, en fer forgé, et placées dans l'intérieur, s'opposent à la déformation des deux faces horizontales. La chaudière est divisée en trois parties ; celle du miheu X sert à chauffer l'eau pour les lavages ; les deux autres parties reuferment de l'eau salée et sont destinées à recevoir les marmites. Le cliauf* fage s'effectue par deux foyers I, I ; les gaz brûlés, après avoir parcouru la moitié du fond de la grande chaudière, peuvent gagner directement la cheminée ou faire le tour de l'autra moitié, en chauffant les parois latérales. Les dessus de ces deux parties extrêmes de la chaudière sont percés, chacun de 10 trous circulaires, dans lesquels on place les marmites, fi, B {fig. 561), pièces de fonte dont les bords sont boulonnés ou rivés sur tes bords des orifices de la chaudière. C,C,C, marmites en fer élamé, auxquelles sont soudés à rétain des cercles en fer forgé, pour les soutenir sur les pièces B,B, auxquelles elles sont fixées par des pinces en fer ; entre les surfaces en contact on place un anneau en feutre ou en tresse de chanvre, afin de rendre le joint étanche et d'empêcher la vapeur du bainmarie de se dégager dans l'atelier. D,D, soupapes destinées à faire écouler ou à retenir la vapeur qui se forme dans les deux chaudières partielles. Ë, soupape placée dans un tuyau communiquant avec les chapelles des deux premières ; elle est disposée de manière à inlro-
(luire à volonté, dans Tune des chaudières ou dans toutes les deux, Teau provenant de la vapeur condensée dans un serpentin placé dans un réservoir supérieur. Ce dernier étant plein d'eau froide, la vapeur qui s'échappe du bain-marie par la soupape E, arrive par le tuyau F dans le serpentin et s'y condense en grande partie. La vapeur condensée tombe dans un autre réservoir au-dessous du premier ; sur le côté de celui-ci est placé un niveau d'eau à tube de verre qui indique à quel moment il faut ouvrir le robinet placé au-dessus de la soupape E pour laisser rentrer l'eau dans la chaudière. Quand on s'aperçoit que l'eau du réservoir dans lequel circule le serpentin est tellement chaude qu'elle ne condense plus la vapeur formée dans la chaudière, on la remplace par de l'eau froide ; l'eau qui sort du réservoir sert à alimenter la chaudière intermédiaire X.
Voici de quelle manière on se servait de cet appareil. On introduisait 500 kilogrammes de chlorure de potassium dans chacune des deux chaudières destinées à recevoir les marmites, et la quantité d'eau nécessaire pour que le niveau, quand les marmites étaient en place, s'élevât à G", 08 du couvercle. On remplissait la petite chaudière X de manière que l'eau y fût à peu près au même niveau. Alors on allumait le feu, on fermait les registres, afin que la fumée suivit le plus court trajet pour se rendre dans la cheminée, et produisit un bon tirage. Quand l'eau salée était arrivée à Tébullition, on plaçait les marmites pleines, et on laissait les registres fermés jusqu a ce que TébuUilion fût bien établie ; on ouvrait alors les registres et on couvrait le feu ; un léger frémissement se maintenait dans les marmites pendant le temps nécessaire à la cuisson de la viande. Au moyen de cet appareil on obtenait 2,000 litres de bouillon en brûlant moins de 100 kilogrammes de houille.
Ce mode de chauffage, employé à la maison de force de Gand, présentait pourtant encore quelques inconvénients ; les vases s'altéraient assez promptement, et il s'échappait souvent de la vapeur par les joints des rebords des vases et des douilles sur lesquelles ils reposent. Ces considérations engagèrent l'administration à effectuer le chauffage par la vapeur à haute pression.
2121. Ce nouvel appareil a encore été construit par M. Rudler, et il est représenté dans les figures 562 et 563. La première est une * coupe longitudinale ; la seconde, une coupe transversale passant par le centre de deux chaudières jumelles. A, générateur, dont la vapeur s'écoule par le tuyau BCDD ; E, E,... marmites en cuivre, éta-