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CHAPITRE VI. — GHAUPFA6B ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX

quels on ne chauffe pas et pendant lesquels la ventilation est la plus coûteuse.

2995. La consommation annuelle moyenne de Tappel est de 312000 kilogrammes de gaillette, alors qu'on ne ventile ni le jour ni la nuit pendant six mois de Tannée. Pour comparer ce chiffre à celui de la pulsion, il faudrait y ajouter le charbon qu'exigerait la ventilation de jour et de nuit pendant les mois où Ton ne chauffe pas ; ce complément a été trouvé égal à 52000 kilogrammes de gaiiletle, soit un total de 364000 kilogrammes.

2996. Mais il y a encore un autre complément à ajouter pour établir la comparaison entre Tappel et la pulsion et qui provient de ce que, dans les salles chauffées à Teau chaude, la température est toujours de 3 à 4"* inférieure à celle des salles chauffées à la vapeur, quoique, depuis la cessation de l'abonnement, on ait poussé le chauffage de façon à maintenir cette température entre 47* et 18*. Pour élever cette température à 20"" ou 21'', comme du côté de la vapeur il faudrait, comme nous l'avons fait voir n"" 2975, augmenter la consommation de l'hiver d'un tiers environ, la température moyenne de cette saison étant estimée à -f- 6'*7 ^^ serait donc de ce chef, 80300 kUogrammes de gaillette à ajouter aux 364000 déjà obtenus, ce qui donnerait 444300 kilogrammes. De plus, pour comparer la dépense à celle de la pulsion, il faudrait convertir au point de vue du prix cette gaillette en tout-venant, ce qui fournirait le chiffre moyen de 688000 kilogrammes durant les années 1872, 1875, 1876.

2997. D'un a^utre côté, la consommation du côté de la pulsion, y compris tous les services de l'hôpital, a été de 939390 kilogrammes de tout-venant ; de ce chiffre, pour le comparer au précédent, il faut défalquer ce qui ne sert pas au chauffage et à la ventilation. Il y a d'abord le service de la buanderie ; d'après une expérience directe faite en 1857, en appliquant exclusivement l'un des générateurs a ce service, elle a été trouvée de 38,50 p. 100; cette expérience fut faite pour montrer à l'administration la nécessité de mettre une troisième chaudière. Depuis cette époque la consommation a un peu diminué^ et elle varie de 38 a 30 p. 100 ; en moyenne, il faudrait donc pour le service de la buanderiç 319392 kilogrammes de tout-venant. Viennent ensuite les bains d'eau et de vapeur qui emploient encore une quantité considérable de combustible qu'il est à peu près impossible de déterminer directement, mais dont on peut faire une évaluation approchée ; on donne 1 8000 à 20000 bains par an à Lariboisière. Si on y applique la consommation faite à l'hôpital

Saint-Louis et qui dépasse 2^,5 par bain, bn trouve pour 19000 bains 47500 kilogrammes de charbon. Reste enfin à déduire le chauffage de la communauté encore assez difficile h établir ; mais on sait que l'administration alloue par année, dans les hôpitaux où il n'y a pas de chauffage général, trois stères de bois à chaque sœur ; or la communauté de Lariboisière comptant 27 sœurs recevrait 81 stères de bois de chauffage, représentant 13000 kilogrammes de houille, chiffre inférieur à celui qui doit être réellement consommé, si Ton considère retendue du chauffage exécuté à la communauté de Lariboisière. En réduisant ce chiffre primitif dans les conditions que nous avons indiquées, il reste pour le chauffage à la vapeur et la ventilation par la pulsion 559 498 kilogrammes.

Or la consommation en tout-venant pour l'appel a été trouvée de 688 600

Dépense en plus pour l'appel 129 102 kilogrammes.

2998. On voit donc que les résultats que fournit l'examen des conditions réellement pratiques et similaires de la marche de l'appel et de la pulsion à Lariboisière, donnent des nombres bien différents de ceux auxquels arrive le général Morin, qu'il indique dans ses Études sur la ventilation^ page 544, tome I", et d après lesquels le chauffage à l'eau chaude ne dépense guère en houille, par an et par lit, que la moitié de ce que demandent la pulsion et la vapeur.

2999. Les expérimentations et évaluations officielles faites sur le chauffage et la ventilation à Lariboisière avaient eu lieu à Toccasion du choix à faire entre les divers modes connus pour Ventiler et chauffer les nouveaux théâtres de Paris. Il est résulté de ces travaux comparatifs que la pulsion et le chauffage à la vapeur ont été exclus de ces édifices, et que la ventilation par appel avec calorifères à air chaud leur a été appliquée. On sait que ces ventilations ont laissé à désirer et qu'elles n'ont certainement pas réalisé les promesses qui avaient été faites. Malgré Tespèce de condamnation portée sur la méthode de la pulsion, elle a survécu, et nous l'avons vue employée avec succès à l'étranger en même temps que le chauffage à la vapeur. C'est ainsi que le théâtre de la Monnaie à Bruxelles et l'Opéra de Vienne ont été ventilés d'après ces principes, et l'on sait combien ee dernier surtout semble, de l'aveu de tous, avoir satisfait à tous les desiderata du problème.

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