‹ Traité de la chaleurChapitre 262 sur 301 · CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE BT ASSAINISSEMENT DBS HOPITAUX · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE BT ASSAINISSEMENT DBS HOPITAUX

Ofr. 15 le mètre cube on arrive à une dépense de ti2fr. 40 par heure, soit 1497 francs par jour de 24 heures, soit 546405 francs par année. Ce calcul suppose que toute la chaleur du gaz serait utilisée par l'appareil ; la dépense serait moindre si Ton employait la houille et se trouverait réduite au tiers environ ; la solution du problème serait peut-être obtenue par remploi d'appareils analogues à ceux que nous avons décrits (2000 et suivants), mais en combinant leur emploi avec celui d'un récupérateur de chaleur analogue aux appareils Siemens de façon à diminuer la dépense d'une façon notable,

3063. C'est une considération du même ordre qui a fait installer en Angleterre et en Allemagne des procédés pour la désinfection par l'air chaud des objets, vêtements, literies, etc., ayant servi aux personnes atteintes de maladies contagieuses. M. Yalin, professeur d'hygiène militaire au Yal-de-Grâce a indiqué dans une communication faite à la Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle (27 juin 1 877) les principes sur lesquels repose cette désinfection. Par des expériences directes, il établit c[ue les tissus et en particulier la laine peuvent supporter impunément pendant un certain nombre d'heures une température de 110 à 115''; ce n'est qu'au-dessus de cette température que la laine commence à se colorer, et la résistance du tissu ne s'altère que lorsque le chauffage atteint la température de 150"" maintenue pendant deux heures. D'autre part, il parait démontré que la plupart des germes, à l'exception peut-être du poison septique, peuvent être détruits à une température inférieure à 1 10**, c'est donc à cette température qu'il faudra chauffer les tissus, la laine, le crin, etc., sans la dépasser pour ne pas altérer les objets chauffés. Nous n'entrerons pas dans le détail des fours ou étuves construits pour arriver à ce résultat ; ils peuvent être chauffés à la houille, au coke, au bois, au gaz ; mais, dans tous les cas, ils doivent être disposés de façon à ce que la température y soit constante et l'emploi d'un régulateur de la température s'y trouve naturellement indiqué. D'après M. Yalin, il est bon que l'air de l'étuve soit toujours pourvu d'une quantité notable d'humidité, cette circonstance favorisant la destruction des germes. Ces procédés n'ont pas encore reçu d'application en France et M. Yalin insiste vivement pour « qu'on fasse, à Paris ou quelque part en France, l'essai d'un procédé qui semble rendre à l'étranger des services véritables. »

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