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CHAPITRE IX. — CUAUFFAGE ET ASSAIiNlSSEMENT DES ATELIERS

centrifuge de la maison Ducommun.En hiver, Tair introduit par pulsion passe dans un calorifère à air chaud ; en été, Tair que refoule le ventilateur est rafraîchi par sa circulation sur de Teau froide ; dans tous les cas l'air pénètre dans l'atelier par des orifices grillés répartis dans l'axe de ce \aste local. Il n'y a pas d'appareils d'appel pour l'évacuation de l'air vicié. L'air neuf afflue, avec une vitesse modérée et sans bruit, par une bouche de ventilation. Le résultat a été satisfaisant : abaissement convenable de la température en été et bienêtre des ouvriers en toute saison. Cette installation a été faite par M. Th. Schiumberger, ancien élève de TËcole centrale.

3153. Dans les étabUssements de MM. Dollfus-Mieg et C'% chaussée de Dornach à Mulhouse, la ventilation par pulsion est appliquée à un vaste grenier sous comble de iSO mètres de longueur, 24 mètres de largeur, divisé en trois salles d'une capacité totale de 11000 mètres cubes. Ce local n'était pas destiné à devenir un ateUer ; les circonstances ayant mené à lui donner cette destination, on dut songer à combattre la chaleur insupportable qui s'y développait en été ; après diverses tentatives de ventilation naturelle ou par appel qui ne donnèrent que des résultats insuffisants, on pensa à recourir à la pulsion. Cette installation a été décrite dans le Bulletin de la Société de Mulhouse pour janvier 1877 par M. Engel-Gros, ingénieur des constructions dans l'établissement, qui l'avait organisée.

3154. L'air est insufflé dans cet atelier au moyen de jets d'air comprimé, système que M. Piarron de Montdesir avait essayé à l'Exposition de 1867 ; ici le nombre des buses a été heureusement multiplié et chacune n'a eu à produire qu'une assez faible fraction de TefTet total. Sur chacun des côtés longitudinaux de l'atelier sont posés horizontalement cinq tuyaux amenant l'air neuf, dont trois ont

une section de O^'^ylOGS et quatre une section de0"'%25 ; ces tuyaux prennent l'air au dehors par l'une de leurs extrémités située à une assez faible distance du sol, tandis que la seconde extrémité débouche librement dans les salles ; les buses établies dans ces tuyaux, à leur origine, lancent de l'air comprimé par un cylindre soufflant à une pression qui a été dans les expériences citées de 0'",10, 0'",12, 0'",145 de mercure. On a remarqué que l'eflTet utile avait été plus grand avec les plus petites pressions qu'avec les plus fortes. Les buses ont 78 milUmètres carrés de section chacune. Une machine à vapeur qui développe une force de 11 à 12 chevaux actionne le cylindre soufflant, à double effiet. Cette machinerie est installée à l'étage de l'atelier. Un petit jet d'eau froide, provenant d'un puits*

est laocé dans chaque buse et dans le sens du jet d'air, pour le rafraîchir et l'humidifier. Le thermomètre placé dans un de ces tuyaux porte-vent, à son débouché dans la salle, marquait 18 à lO**, alors que la température extérieure était de 23 à 24*", mais la différence de température entre Tair de la salle et Textérieur n'est habituellement que de 1 1 /2 à 2*. Comme on devait le prévoir, le bien-être obtenu dans cet atelier (intenable en été quand il n'était pas ventilé), était bien supérieur à ce qu'on pouvait espérer de cette faible différence de température de 2'' ; cela tenait au renouvellement même de l'air. 31 00. La plus grande humidité qui règne dans les salles a été constatée au moyen du psychromètre ; les conditions de l'emploi du psychromèlre ne sont pas suffisamment indiquées pour qu'on en puisse déduire avec certitude la différence d'état hygrométrique ; cependant, en supposant que le^observations eussent été comparables et pour une moyenne de la température égale à 25*", les différences observées de 2"*^% et 4*^,6 pour les salles ventilées et pour une salle non ventilée répondent à un état hygrométrique «qui est 0,80 pour les premières et 0,68 pour la dernière.

3156. Dans le porte-vent, il y a un réceptacle pouri'eau injectée qui a été condensée ou dispersée en trop grosses gouttes par le jet d'air. L'injection d'eau est utile pour ramener ou maintenir Fair au degré de saturation convenable ; elle procure en même temps un rafraîchissement qui est le résultat : 1 *" d'un échange de température ; 2*" d'une évaporation. On pourrait aussi obtenir Tair plus frais que l'air ambiant en le puisant à une certaine hauteur dans l'atmosphère loin des surfaces échauffées par le soleil. Dans le mode de ventilation adopté, un certain rafraîchissement provenait aussi de la détente de l'air à sa sortie de la buse ; il est vrai qu'il y a en même temps compression de l'air entraîné, mais on pourrait calculer ce rafraîchissement en déterminant le travail que représente la vitesse de l'air entraîné ; en divisant par l'équivalent mécanique de la chaleur, on aurait le nombre de calories négatives obtenues.

3157. Dans la longueur du faîte du bâtiment ventilé sont placés dix tuyaux en zinc pour l'évacuation de Tair vicié, la section de chacun d'eux est de O^^lOôS, soit ensemble 1"'ï,1778, tandis que les orifices d'entrée de l'air neuf offrent une section totale de 2"',1778 ; aussi dans chacune des cheminées, a-t-on placé une buse d'air comprimé qui opère un certain tirage. Néanmoins la totalité de l'air évacué ainsi, sans même tenir compte de l'accroissement de volume que l'air a subi dans les salles par suite de l'élévation de sa tempe-

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