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CHAPITRE XIV. — EXAMEN RÉSUMÉ DES LIEUX HABITÉS

transmise à celle qui est produite à l'intérieur, le reste du calcul serait le même et on obtiendrait le nombre de degrés dont la tempéra lure de Tair qu'on introduit doit être au-dessous de celle qu'on veut conserver dans la pièce.

Quand l'air devra être ainsi rafraîchi avant l'entrée, on devra avoir recours aux procédés que nous avons indiqués dans le chapitre XIII du présent livre.

3227. Appareils de chauffage. Quant aux appareils de chauffage à employer, nous renvoyons à ce que nous avons dit dans le corps de l'ouvrage. Nous pouvons cependant dire que, si l'on a de faibles espaces à chauffer, on pourra employer des poêles à enveloppe ; dans le cas de chauffages plus considérables, on pourra employer des calorifères à air chaud ; si les causes de variation de température sont peu considérables, on pourra employer le chauffage à eau chaude, enfin, dans le cas de chauffages d'édifices considérables, et quand la chaleur doit être disséminée sur un grand nombre de points, remploi de la vapeur, soit seule, soit agissant par l'intermédiaire de poêles à eau comme à l'Hôtel-Dieu ou à l'hôpital Ménilmontant, se trouve tout naturellement indiqué, à cause de la facilité que présente ce mode de chauffage de transporter la chaleur au loin et d'en faire varier l'action à volonté.

3228. Modes de ventilation. Quant au procédé qu'il faudra employer pour produire la ventilation, toutes les fois que le bâiiment à ventiler présentera peu d'importance, on aura recours à la ventilation par appel. Dans ce cas, si le chauffage se fait au moyen de calorifères, on pourra, en les plaçant en contre-bas de la pièce à chauffer et à une distance suffisante en hauteur, obtenir une certaine vitesse d'arrivée de l'air dans les pièces et atténuer ainsi en partie les inconvénients de l'appel en diminuant la dépression qui se produit dans les salles ventilées par ce procédé.

On pourra encore employer ce procédé dans le cas d'édifices importants, mais pourvus de services indépendants devant être chauffés à part, en disposant sur différents points de l'édifice les calorifères nécessaires, de façon, en diminuant la longueur des conduites d'air chaud, à diminuer la perte de chaleur qui se produit sur le parcours.

3229. Dans les grands édifices, où la ventilation devra être considérable, l'emploi de la pulsion aura des avantages évidents : nous ne rentrerons pas dans la discussion des avantages comparés des deux systèmes de ventilation; la pulsion est actuellement entrée

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complètement dans la pratique ; nous avons donné de nombreux exemples de l'emploi récent de ce mode de ventilation en France aussi bien qu'à l'étranger. Il sera bon, et c'est là le mode qui parait devoir définitivement s'établir, de joindre à l'emploi de la pulsion pour l'introduction de l'air celui de l'appel pour l'évacuation, celui-ci pouvant d'ailleurs être produit par une cheminée ou par une action mécanique. C'est l'emploi de ce double mode qui a produit les résultats heureux obtenus «iu théâtre de Vienne, c'est celui qui a été employé dans les deux grands hôpitaux récemment construits à Paris, c'est celui qu'on emploiera à l'Hôtel de ville qu'on reconstruit actuellement ; c'est celui enfin qu'on doit installer au palais du Trocadéro, construit pour l'Exposition universelle de 1878.

3230. Parmi les faits qui ont été indiqués pour mettre en garde contre l'emploi de la pulsion, on a cité une expérience de M. Wilkinson qui est relatée dans la Sidérotechnie d'Hassenfratz.

M. le général Morin cite tout au long, dans ses études sur la ventilation, cette expérience, dans laquelle des tuyaux en fer de 0'',325 de diamètre avaient été employés pour porter en ligne droite l'air comprimé, par une machine soufflante, à un haut fourneau qui se trouvait à une distance de 1S2S mètres. A cette distance, et quoique toute la force de la machine eût été mise en œuvre, on ne constata pas la moindre vitesse de l'air à la sortie ; on se servait d'une lumière pour faire cette constatation ; on vérifia que le tuyau n'était point obstrué en le faisant traverser par un chat. M. le général Morin dit bien que la naïveté de la relation prouve que l'auteur était peu familiarisé avec les lois de la mécanique et que les conclusions indiquées sont trop absolues, mais il admet cependant en partie la valeur de l'expérience puisqu'il dit : « J'ai cru devoir la citer pour montrer que le mouvement de l'air dans des tuyaux d'une grande longueur peut donner lieu à des pertes de pression, à des fuites difficiles à constater, qui diminuent considérablement le débit sur lequel on croirait pouvoir compter, d'après des observations faites avec des anémomètres ou d'autres appareils à l'origine des conduites. » Il nous est impossible d'attacher aucune espèce de valeur à cette expérience; les tuyaux employés devaient présenter des fuites énormes. Il suffit de voh* en effet ce qui se passe dans les conduites de gaz d'éclairage, dont la longueur, pour une ville comme Paris, est bien plus considérable que celle dont il est question dans l'expérience citée, qui présentent à chaque instant des coudes, des variations de section, etc., et au moryen desquels, sous l'inhuence

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