CHAPITRE VII.'— APPAREILS D'ËCONOHIE DOMESTIQUE. S
Il de l'orifice d'accès de l'air dans le foyf^r. Le vase annulaire D étant fermé, quaod le liquide qu'il contient s'écbautTera, la pression à sa partie supérieure augmentera très-rapidement par Taccroissenient de tension de l'air et de la vapeur, et on conçoit facilement que la longueur de la chaîne de suspension du registre G puisse être déterminée de manière que le registre soit fermé, et que la combustion s'arrête quand le liquide de D commence à entrer en ébullilion. On pourrait de même maintenir le liquide des vases fi et D à une température sensiblement constante.
2i39. Les figures 573 et 574 représentent deux coupes verticales perpendiculaires d'un appareil culinaire compte!. A, foyer; il est placé dans l'intérieur de la marmite B ; un diaphragme a, percé de trous, qui entre à coulisse dans la marmite, pj ^7;
empêche le contact de la viande et des
légumes avec les parois du fourneau. C, première casserole placée au-dessus de la marmite ; on y met des légumes qui sont cuits par la vapeur du bouillon, qui passe à travers le tuyau b. D, seconde casserole qui surmonte la précédente et dans Vaquelle pénètre la vapeur de la casserole C, en traversant le tuyau c. E, rôtissoire
montée au-dessus du fourneau; elle reçoit directement l'action du feu ; l'air chaud qui s'échappe du combustible placé sur la grille d, passe dans la capacité e, et pénètre dans l'intérieur de la rôtissoire
par le conduit /, pour s'échapper ensuite par une fente ^, percée dans le couvercle. Cette circulation est indiquée par des flèches. Le régulateur du feu, comme rappelle M. Sorel, se compose d^me cloche F, plongée dans le bouillon ; elle est fermée au-dessus, ouverte inférienrement et munie d'un tuyau, qui enveloppe le tube H, destiné à conduire Fair extérieur dans le fourneau. Ce tube, fermé en dessus, débouche au-dessous de la grille qui reçoit le combustible; sa partie supérieure est percée de petits trous A, par lesquels pénètre Tair, dont la marche est indiquée par les flèches. La vapeur qui se forme sous la cloche par Tefiet de TébulUtion, en chasse d'abord Tair, qui s'échappe par un tuyau, qu'on ferme ensuite avec un bou* chon. Elle soulève alors la cloche, ainsi que le tuyau, qui, couvrant en partie les orifices //, rétrécit le passage de l'air. A ce moment, le feu se ralentit, l'ébulUtion cesse, et la pression de la vapeur sou$ la cloche diminue: celle-ci descend lentement, et le tuyau, découvrant les orifices A, permet à une nouvelle quantité d'air de pénétrer dans le foyer pour activer la combustion. Par le jeu non interrompu du régulateur, l'ébullition se maintient d'elle-même constamment au même point.
Dans une expérience faite à la Société d'encouragement, on a placé dans l'appareil 2 kilogrammes de bœuf avec 6 kilogrammes d'eau, l'',312 de veau à rôtir, O'',800 de haricots secs, et O^SOO de pruneaux. Le charbon 'introduit dans le foyer pesait 0*',612. L'expérience a duré 5 heures 40 minutes. Pendant cet intervalle, le régulateur a fonctionné de manière à entretenir le bouillon à une légère ébullition. A la fin de l'opération on s'est assuré que le bouillon ne laissait rien à désirer, et que les viandes, les légumes et les pruneaux étaient parfaitement cuits. Le charbon non consommé qui restait dans le foyer, pesait 2S0 grammes ; ainsi la consommation a été seulement de 372 grammes ; 1 kilogramme de charbon cofttant 0 fr. 20, la valeur de combustible consommé était de 7 centimes. Des expériences faites individuellement par chacun des membres du comité des arts économiques de la Société d'encouragement ont donné les mêmes résultats.
2140. M. Sorel s*est servi du même principe pour maintenir un liquide à une température constante. Un de ces appareils a été employé au chaufi*age d'un couvoir artificiel par une circulation d'eau chaude. Sous tous les rapports cet appareil est préférable à celui de Bonnemain ; mais M. Sorel a fait comme ce dernier la faute de maintenir l'eau du réservoir à une température constante; ce n'est