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CHAPITRE VII. — APPAREILS D'ÉCONOMIE DOMESTIQUE. 5T

pas Teau au départ de la circulation, qui doit être maintenue à une température constante, mais Tair du couvoir; par conséquent le régulateur devait se trouver dans le couvoir, et non dans le fourneau. Ce dernier appareil modifié a été employé par M. Becquerel dans ses recherches sur la chaleur animale ; il maintient le liquide qu*ilrenferme à une température qui, pendant un temps très-long, ne varie pas de — de degré.

Les appareils culinaires de M. Sorel construits en fer-blanc et de disposition complexe se détériorent rapidement; l'emploi ne s'en: est pas répandu.

2141. On a fait des marmites thermostatiques ou norwégiennes dans lesquelles on introduit les substances nécessaires pour constituer le bouillon; ces marmites sont chauffées de façon à les porter à Tébullition, on les place ensuite dans une enveloppe isolante qui les garantit du refroidissement et la cuisson s'achève d'elle-même. M. Coyre avait essayé pour l'alimentation des troupes de chauffer ces marmites en y faisant passer un courant de vapeur ; nous avons dit l'inconvénient qui résulte de l'introduction de Teau de condensation dans les aliments.

2142. Pour la cuisson des légumes destinés à la nourriture des animaux, on emploie des appareils très-simples, qui se composent d'une chaudière, au-dessus de laquelle on place un vase de bois ou de métal, renfermant les légumes, et dont le fond est percé d'un grand nombre d'orifices pour admettre la vapeur. On favorise cette circulation en fixant au fond du vase un ou plusieurs cylindres fermés par le haut, ouverts par le bas, et percés latéralement d'un grand nombre de petits trous.

Cliauffaife des bains à domicile.

2143. Le moyen le plus commode est le chauffage par circulation, très-facile à disposer quand les baignoires sont fixes et que le fourneau^peut s'établir à côté. On a proposé plusieurs dispositions pour chauffer les bains avec des foyers mobiles; un de ces appareils consiste en un cyHndre en tôle renfermant un foyer à la partie inférieure, et surmonté d'une chaudière à eau chaude échauffant le bain par circulation; au-dessus est un espace pour chauffer le linge. On a proposé aussi de placer l'appareil de chauffage dans l'eau de la baignoire. M. S. Charles place le foyer sous la baignoire et il adapte à celle-ci un couvercle et les accessoires qui permettent de s'en ser>ir

au coulage du linge. Toutes ces dispositions présentent un grand embarras pour faire écouler Tair brûlé hors de la pièce. Il serait dangereux de le faire dégager dans Tappartement ; car, pour chauffer un bain, dans les conditions ordinaires, il faut à peu près 1 kilogramme de charbon qui produit un volume d*acide carbonique suffisant pour transformer complètement en acide carbonique Toxygène de 9 mètres cubes d'air.

2144. On a proposé plusieurs fois de chauffer les bains au moyen d'une lampe ordinaire à huile. Il est facile de comprendre que c'est là un procédé qui ne supporte pas Texamen.

M. Delaroche aine construit un appareil qu'il nomme chauffebain parisien^ qui est formé d un fourneau en tôle et fonte surmonté d'une chaudière en cuivre étamé ; cette chaudière est cylindrique ; elle contient en son centre un tuyau traversé par les produits de la combustion et qui s'adapte sur un tuyau se rendant à une cheminée. Cette chaudière porte deux tubulures, une en haut servant de trop-plein, l'autre à la partie inférieure sur laquelle s'adapte le tuyau qui mène Teau à la baignoire et qui doit être muni d'un robinet ; l'appareil est haut et étroit; il tient donc peu de place; pour un bain, fa contenance de la chaudière est de 100 litres, l'appareil a 0",35 de diamètre et i"*,83 de haut; cet appareil présente cet avantage que le foyer est indépendant de la chaudière, et que celle-ci est indépendante de la baignoire ; un bain est chauffé en 30 minutes.

appareils «le torréfaetlon du café*

2145. Tout le monde connaît les appareils généralement employés pour produire cet effet. A l'exposition universelle de 1855, on avait admis deux torréfacteurs qui contenaient chacun une amélioration que je crois devoir signaler. Dans l'appareil de M. Corroyer, d'Amiens, un cylindre en tôle fixe est placé au-dessus d'un foyer dont la flamme parcourt successivement toute la surface ; dans ce cylindre s'en trouve un autre concentrique, de même longueur, dont la surface est formée d'une toile métallique serrée, et auquel on donne un mouvement de rotation à l'aide d'une manivelle : c'est dans ce dernier cylindre qu'on place le café à torréfier. Il paraîtrait que le café, étant échauffé par le rayonnement de l'enveloppe extérieure et par Tair, et ne touchant jamais la tôle, les produits sont supérieurs à ceux qu'on obtient dans les brûloirs ordinaires.

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