CHAPITRE VII. — APPAREILS D'ËCONOHIE DOMESTIQUE. t}l
k supporter tes vases à chauffer. Dans l'axe du cylindre central arrive un tuyau à gaz a, percé d'un orifice, et muni d'un robinet ; dans les deux intervalles annulaires des trois cylindres se trouvent deux tubes circulaires, percés de trous, et communiquant avec la conduite de gaz par des tuyaux  et c munis aussi de robinets. Chacun de ces tuyaux est indépendant des autres, et on peut, en ouvrant un, deux ou trois robinets, produire une combustion qui peut varier, par des combinaisons convenables, d'une manière presque continue, du simple au décuple.
Les appareils à toile métallique sont, comme on le voit, d'une Fig. uif^
grande simplicité ; mais la toile est
sujette à s'encrasser, et nécessite d'être remplacée assez fréquemment.
2150. Une autre disposition due à M. Bunsen el représentée figure 576, n'a pas cet inconvéuient. Elle se compose d'un tuyau circulaire horizontal TAB, portant un certain
nombre de tubes verticaux a, par lesquels le gaz s'éebappe ; ces tubes sont entourés d'un autre cd, d'un diamètre beaucoup plus grand, qu'on faisait autrefois légèrement conique à la partie supérieure, et percé, à la hauteur du dégagement du gar, de deux trous circulaires o pourl'inlroduction *
de l'air. Le mélange des deux gaz se fait ainsi dans le lube extérieur, et vient brûler à l'orifice supé- p,- j,^
rieur. Par cette disposition, on n'a pas à craindre l'encrassement des toiles métalliques ; mais le rapport des sections d'entrée du gaz et de l'air doit être déterminé avec le plus grand soin dans la construction, sans quoi la combustion s'e0ectue mal.
2151. Ces derniers appareils, supérieurs comme emploi aux appareils à toile métallique, présentent cet inconvénient que le trou de sortie du gaz s'obstrue fréquemment ; on est obligé de nettoyer le tnbe et d'épingler l'orifice. Un grand nombre de dispositions toutes à peu près semblables, quant au principe et au résultat, ont été employées pour éviter ces nettoyages. Le brûleur est alors formé par une couronne en forme de tore ou par un champignon très-aplati percés de trous par lesquels s'échappe le mélange de gaz et d'air ; dans
tous ces appareils le mélange s'opère avant Tarrivée du gaz à la couronne ou au champignon ; dans la plupart d'entre eux, le tuyau qui amène le gaz débouche par une ouverture étroite dans Taxe d'un autre tuyau fixé horizontalement à la couronne ou verticalement au centre du champignon, plus large que le tuyau d'arrivée du gaz et percé d'un ou de plusieurs orifices pour l'arrivée de l'air qui est entraîné par le mouvement du gaz, et qui se mélange avec lui avant d'arriver à la couronne ou au champignon. Différentes dispositions ont été imaginées pour faciliter le démontage et le nettoyage facile des appareils.
Le réchaud consiste alors dans un bâti circulaire s'il n'y a qu'un 6e\xl brûleur, ou rectangulaire s'il y en a plusieurs ; il est alors fermé à la partie supérieure par une plaque vernie de fonte et percée d'autant d'ouvertures circulaires qu'il y a de brûleurs ; ce bâti n'a guère qu'une hauteur de 0",iO, y compris les pieds qui le supportent. Les ouvertures sur lesquelles doivent se placer les vases à échauffer sont munies d'appendices dirigés dans le sens du rayon et sur les extrémités desquels doivent poser les vases.
2152. Le livre de M. Germinet, attaché à la Compagnie parisienne de chauffage et d'éclairage par le gaz, donne la description détaillée des divers systèmes, fort nombreux,, d'appareils employés; en même temps il fournit des résultats d'expériences comparatives, faites en employant comme moyen de chauffage soit le charbon de bois, soit le gaz, et ce dernier avec différents brûleurs.
Relativement aux différents brûleurs, M. Germinet trouve que, pour porter un litre d'eau de 0 à 100°, il faut dépenser les quantités de gaz suivantes :
Brûleur à toUe métallique 36 à 37 litres.
— à 6 tubes Bunsen 35 à 39
Champignon à flammes divisées 48 à 57
Champignon à flamme pleine 37
Couronne à jets divisés verticaux 42
— — convergents et divergents.. 52
— — convergents 44
La dépense comparée pour différents combustibles est pour échauffer un kilogramme d'eau de 0 à 100°:
Pour le gaz 0',0i 2
le charbon de bois 0 ,012 à 0,015
Talcool 0 ,085