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CHAPITRE VIL — APPAREILS D'ÉCONOMIE DOMESTIQUE

transversaux dans lesquels se trouve Teau et s'échappe ensuite par un tube central placé dans Taxe de la chaudière ; dans le chauffebain Jacquet la chaudière est formée de trois enveloppes concentriques, l'eau se trouve dans l'enveloppe intérieure et entre les deux enveloppes extérieures ; la communication est établie entre les deux capacités qui contiennent l'eau au moyen de tubes horizontaux ; la fumée circule entre la deuxième et la troisième enveloppe ; dans ces deux appareils la chaudière est supportée par un socle qui sert de chauffe-linge ; dans le socle du bouilleur Jacquet se trouve à la partie inférieure un foyer à réflecteur qui permet de chauffer la salle de bains.

Dans ces appareils on consomme, d'après M. Germinet, 1980 litres de gaz pour chauffer 280 litres d'eau de lO"" à 35''.

Le chauffe-bain Vieillard est conçu d'après un principe complètement différent ; il se compose d'un réservoir cylindrique à la partie inférieure duquel se trouve un brûleur analogue à ceux des appareils précédents. Ce brûleur est entouré d'une enveloppe cylindrique concentrique au réservoir et qui se termine par un chapeau tronc-conique rétréci. Au-dessus de l'ouverture se trouve une pomme d'arrosoir par laquelle l'eau à chauffer arrivant sous pression s*élance verticalement pour retomber en pluie fine et venir se loger entre les deux enveloppes ; le gaz chaud de la combustion se trouve ainsi en contact intime avec l'eau à chauffer. Celle-ci, après sa chute au bas de Tappareil, s'écoule directement dans la baignoire par un tube placé au bas du réservoir ; on règle l'arrivée de l'eau et celle du gaz de façon à obtenir la température convenable. Voici d'après M. Germinet les résultats fournis par cet appareil :

1 Utre d'eau échauffé de iO à 41» exige 3^76 de gaz. i — de 10 à 55 — 5 ,35

i — de 10 à 85 — 13 ,87

On voit d'après cela que l'effet utile diminue sensiblement quand la. température de l'eau échauffée s'élève ; en effet, quand l'eau s'échauffe à 41^', la dépense pour une calorie est de 0"*,12 de gaz ; quand l'eau est portée à 85"", la calorie exige 0"\18, soit une fois et demie la quantité exigée dans le premier cas.

2158. On a fait encore de nombreuses appUcations du gaz au chauffage domestique ; on s'en sert pour les chauffe-pieds, les chauffe-assiettes, pour torréfier le café, chauffer les fers à repasser, etc.

ptcLCT. m. ^

2159. On emploie aussi le gaz pour chauffer les appartements soit au moyen de foyers ouverts, de poêles ou de calorifères. Nous reviendrons sur ces questions.

Observations sur les difléreMto appareils employés dans la prépa«

ration des aliments.

2160. Pour la préparation en grand du bouillon destiné à être livré à la consommation, dans des établissements analogues à celui de la Compagnie hollandaise, il faut s'en rapporter aux résultats obtenus dans les nombreux essais faits par cette compagnie, et préférer les appareils à vapeur aux autres ; c'est ce qui résulte aussi de ce que nous avons dit relativement aux cuisines Egrot. On peut aussi employer les bains de liquide bouillant à des températures élevées, et placer dans les chaudières des régulateurs de Sorel pour obtenir une température constante dans le bain.

2161. Pour les cuisines d'hôpitaux, et en général pour les grands établissements publics» les appareils devant être appropriés aux besoins du service, aucun appareil, quelque bien disposé qu]il fût, ne conviendrait à plusieurs établissements que dans des circonstances tout à fait identiques. Les fourneaux en briques sont souvent préférables aux fourneaux en fonte, qui ont le grand inconvénient d'occasionner une grande perte de chaleur par leur surface, et de chauffer les cuisines de manière à les rendre très-insalubres. Il est toutefois utile de conserver la fonte pour envelopper les fourneaux en briques, de manière à les rendre plus propres et plus solides.

L'administration de la guerre emploie dans les hôpitaux des fourneaux de construction diverse suivant les locahtés ; en Algérie et en Corse, on emploie des fourneaux tout en briques de construction très-simple ; ils sont nécessairement indiqués dans ce cas à cause* de l'impossibiUté où on serait de trouver des ouvriers pouvant réparer des fourneaux plus compliqués ; ils ont l'inconvénient d'exiger beaucoup de place ; il faut de plus des foyers de rechange pour permettre les réparations ; mais ils ont l'avantage précieux pour les localités où ils sont employés de ne rayonner que très-peu de chaleur. Dans le nord de la France, où le combustible est bon marché, et où le rayonnement a moins d'inconvénients, on emploie des fourneaux' métalliques ; dans le Midi on emploie des fourneaux mixtes. Dans tous les cas ces fourneaux sont à foyers indépendants de façon à satisfaire aux variations du service.

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