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CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE A DES TEMPÉRATURES ÉLEVÉES, ETC

préalable et suffisant des gaz et de l'air on pouvait atteindre dans les appareils de combustion à Tair libre des températures voisines de 2400*" (297); au delà de cette température les conditions de la dissociation changent de telle façon que le combustible éprouve une combustion beaucoup moins complète, et la surélévation de température qu'on obtient par la combustion devient beaucoup moindre.

2225. Nous avons dit (300) quelle influence la pression peut exercer sur la température de combustion ; il semble difficile, dans Tétat actuel des procédés industriels, d'admettre la possibilité de maintenir de grandes capacités portées à une température très-élevée sous de fortes pressions.

2226. L'emploi de l'oxygène pur pour la combustion serait encore et surtout un moyen d'élever la température. Nous pouvons par des calculs fort simples et en nous appuyant sur les résultats des expériences de M. Bunsen (285), arriver à une détermination approximative des températures qui peuvent être obtenues ainsi.

2227. Considérons d'abord le cas de l'hydrogène. M. Bunsen a trouvé que la combustion en vase clos d'un mélange en proportions exactes d'hydrogène et d'oxygène fournit une température de 2854'' et qu'il brûle le tiers seulement du gaz combustible ; c'est-àdire que le mélange au moment de la combustion présente en volume la composition suivante :

Oxygène \ volume.

Hydrogène 2 volumes.

Vapeur d'eau I volume.

Ce qui fournit pour les produits de la combustion d'un kilogramme d*hydrogène :

Oxygène o'^",33

Hydrogène 0 ,67

Vapeur d*eau 3

En supposant les mêmes conditions de dissociation sous pression constante, c'est-à-dire à l'air libre, on aura, pour calculer la température de combustion, l'équation suivante (290) :

«(5,33 X 0,2184-0,67 X 3,404 + 3,00 X 0,475) = 0,33 X 29000 ; d'où t = 2003».

Cette valeur, évidemment trop faible, nous prouve que nous avons ptcLVT. m. ^

supposé une dissociation trop considérable deTeau; si nous prenons l'hypothèse de la dissociation qui se produit pour les températures voisines de 2000'' quand la combustion a lieu en vase clos, l'équation qui fournira la température sera celle du n"" 290 dans lequel il suffira de retrancher dans le premier membre le terme relatif à Tazote, et on trouvera ainsi t = 3077^ Cette température est évidemment trop forte eu égard à la fraction de dissociation adoptée. L'expérience est d'accord avec ces conclusions, puisque M. Sainte-Glaire- Deville a trouvé que la température est dans ces cas de 2800'' environ. Si l'on supposait un état de dissociation intermédiaire fournissant pour la composition des gaz de la combustion :

Oxygène 1 volume.

Hydrogène 2 volumes.

Vapeur d*eau 1,5.

la température calculée serait de 2614'' et se rapprocherait sen* siblement de celle de l'expérience.

2228. Si, maintenant, nous considérons le cas du carbone, nous savons qu'un mélange détonant d'oxyde de carbone et d'oxygène, à proportions exactes, fournit une température maxima de 3033" en brûlant en vase clos (285) et que la composition du mélange est en volume :

Oxygène 1 volume.

Oxyde de carbone 2 volumes.

Acide carbonique i volume.

En supposant que dans la combustion du carbone pur dans l'oxygène les conditions de la dissociation de l'acide carbonique restent les mêmes, les produits de la combustion d'un kilogramme de carbone contiendront :

Oxygène 0»^",89

Oxyde de carbone 1 ,55

Acide carbonique I ,22.

et l'équation qui fournira la température de combustion sera :

d'où t = 5134.

Cette valeur est évidemment un maximum, car elle est plus élevée de 2000*" que celle qui nous a fourni les conditions de dissociation

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