CHAPITRE IV. — REFROIDISSEMENT DES CORPS, ETC
ane manivelle sert à lui donner le mouvement. Ce cylindre porte deux fonds mobiles dont on fait le serrage au moyen d'une vis traversant une barre qui se fixe à ses extrémités dans deux oreilles attachées au cylindre; dans ce cylindre se place uircongélateur formé de cylindres en métal mince dont une ext^émité est fermée et dont l'autre ouverte est soudée sur une plaque circulaire : ces cylindres sont d'inégal diamètre et disposés de façon à ce que dans chacun d'eux se forme une couche de glace annulaire ; les diamètres sont calculés de telle façon que les cylindres annulaires ainsi obtenus dans une opération qui dure S à 6 minutes peuvent entrer les uns dans les autres et ne former qu'un seul bloc, en se soudant parle fait du regel; ces cylindres sont d'abord remplis d'eau ; puis renversés dans une caisse métallique, où ils sont placés suivant une certaine inclinaison convenablement déterminée, d'od il résulte qu'il ne reste dans les cyHndres que la quantité d'eau nécessaire à produire la glace qui doit s'y former. Ce congélateur est placé dans le cylindre ; on pose et on assujettit ensuite le couvercle du côté de la partie ouverte des cylindres du congélateur^ puis, retournant l'appareil, on y introduit le mélange réfrigérant et on ferme la deuxième ouverture du cylindre extérieur ; on fait alors tourner pendant 5 ou 6 minutes et la glace se trouve faite dans l'appareil. D'après M. Toselli, on peutcalculer la glace obtenue dans un appareil déterminé par. la formule P = K (To — T) Po X 1,62. Dans cette formule P© est le poids de l'eau qui sert à former le mélange réfrigérant, T sa température ; Tq est l'abaissement de température que fournit le mélange ; soient 26 dans le cas du mélange d'eau et d'azotate d'ammoniaque, K un coefficient égal à 0,013 et P le poids de glace obtenue. Si on fait P^^ = 1 ,To = 26, T = 10 ou P = 0'',332. Soit en glace le tiers de l'azotate d'ammoniaque employé.
2319. La glacière Charles est formée d'un petit tonneau en bois dans lequel on met le mélange réfrigérant. On y introduit un congélateur en étain formé de tubes égaux soudés sur une calotte qui se ferme par un couvercle vissé, ce couvercle porte un axe qui traverse le couvercle en bois du tonneau; celui-ci étant fermé, on ajoute à l'axe une manivelle que l'on tourne pendant 12 ou 15 minutes; l'appareil est aussi disposé pour préparer les glaces, les sorbets, frapper les carafes, etc.
Pour régénérer le sel, on fait évaporer le liquide dans une capsule de fonte émaillée jusqu'à ce que l'aréomètre marque 36" dans cette dissolution; on verse ensuite dans une terrine, où la dissolution se
prend en masse ; on écrase ensuile cette niasse avec un pilon. 2320. Les glaciers, pour congeler les sorbets, se servent de vases en élain ayant des couvercles fermant à vis, garnis d'une poignée. Ces vases, qu'on •désigne sous le nom de sorbetières, renferment le liquide à congeler; on les agite de temps en temps dans un mélange de glace et de sel marin, et on les ouvre 'pour détacher, avec une spatule en bois, la glace qui s'est formée à la surface intérieure. Cette opération est longue. M. Loefz a imaginé une disposition au moyen de laquelle la glace se forme avec une grande rapidité, et qui peut être employée avec un mélange frigorifique quelconque. Cet appareil, qui est maintenant très-répandu, permet de se ser\ir de sorbélières ouvertes, et d'enlever d'une manière continue, et très-rapidement,
Fig. i9i.
la glace qui se forme à la surface intérieure. II est représenté dans la figure 594. A, vase de bois, renfermant le mélange de sel et de glace pilée; le diamètre est d'environ 0",60 ; la hauteur estégalement de 0",60 ; B, sorbetière en élain de 0°,006 d'épaisseur, de ©".iO de hauteur, et deO^jSi de diamètre ;D, arbre en fer élamé qui traverse la sorbetière, à laquelle il est fixé, et qui se termine par un pivot tournant dans une crapaudine; C, pièce en fer à biseaux suivant le contour de la surface intérieure des sorbélières, et fixé sur la tra-