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CHAPITRE IV. — BBFROIDISSEUENT DBS CORPS, BTG

l'un A appelé chaudière (fig. 595) ; l'autre B appelé congélateur ; dans la chaudière se trouve une solution aqueuse d'ammoniaque très-concentrée ; à la partie supérieure de cette chaudière est fixé un tube métallique qui plonge dans la dissolution ; ce tube est rempli d'huile, et on y place un thermomètre ; le second réservoir est à double enveloppe et laisse libre une capacité cylindrique intérieure dans laquelle on introduit un cylindre en fer-blanc qui reçoit t'eau à congeler, on établit un contact plus intime et une transmission plus complète de la chaleur entre le cylindre et4'enveloppe en plaçant dans celle-ci une petite quantité d'alcool qui remplit l'espace trèsétroit laissé entre le cylindre et l'enveloppe. Cette dernière est mise en communication avec la chaudière par un tube qui vient se brancher à la partie supérieure d'un petit réservoir qui surmonte la chaudière. Une traverse maintient l'écartement des deux parties de l'appareil, le consohde et sert de poignée pour manier l'appareil. On commence par placer l'appareil horizontalement, le con< gélateur en haut, de façon à faire passer dans la chaudière le

liquide qui pourrait se trouver dans le congélateur, ensuite on place la chaudière sur un fourneau et le congélateur dans un baquet C rempli d'eau froide, on chauffe modérément jusqu'à ce que le thermomètre marque 130° ; on enlève ensuite la chaudière du feu ; on vide de l'eau qui se trouve dans la capacité interne du congela-

leur; on place la chaudière dans le baquet C, après avoir eu le soin d'enlever le bouchon T pour qu'elle ne plonge dans Teau que jusqu'aux trois quarts de sa hauteur ; on met ensuite dans le congélateur Talcool nécessaire et on y place le vase qui contient Teaa à congeler; on entoure le congélateur d'une enveloppe de laine bien sèche. L'eau qui sert au refroidissement .doit avoir une température de 42'' ; si cette eau était à une température plus élevée, il faudrait chauffer davantage dans la première opération. Par exemple, pour de l'eau à 25"" on chaufferait à ISO"" ; la durée du chauffage pour l'appareil de 1 kilogramme de glace est de une heure environ ; avec l'appareil de 2 kilogrammes, la durée du chauffage est de une heure et demie. Il est facile de comprendre ce qui se passe dans l'appareil ; pendant qu'on chauOe la chaudière, l'ammoniaque distille pour se rendre dans le congélateur où la pression et l'abaissement de température la forcent à se liquéfier, de sorte que, le chauffage fini, on a dans la chaudière un liquide chaud ne contenant plus d'ammoniaque et du gaz Uquéfié dans l'enveloppe du congélateur. Pendant qu'on refroidit la chaudière, l'ammoniaque liquéfiée se volatilise pour venir se redissoudre dans la chaudière et sa volatilisation produit du froid. L'objet du réservoir qui surmonte la chaudière est d'empêcher l'entraînement de l'eau par le gaz pendant le chauffage ; pour s'opposer d'une façon plus complète encore à cet entraînement d'eau, MM. Mignon et Rouart, se fondant sur des expériences qui leur sont personnelles, se proposent d'ajouter à la solution ammoniacale une certaine quantité de chlorure de calcium.

Ces appareils ne peuvent servir qu'à une production ne dépassant pas trois kilogrammes de glace ; si l'on voulait augmenter ces proportions, on arriverait vite à une impossibilité de manœuvre, aussi bien qu'à une durée beaucoup trop longue du refroidissement.

2324. Pour une production de 25 kilogrammes de glace et au-dessous, MM. Mignon et Rouart construisent un appareil aussi intermittent, basé sur les mêmes principes que le précédent ; mais cet appareil est à demeure et les surfaces liquéfiante et volatilisante sont augmentées de façon à obtenir une opération plus rapide. Cet appareil se compose d'une chaudière verticale placée sur un foyer ; une première partie de cette chaudière placée inférieurement produit de la vapeur qui vient chauffer un faisceau tubulaire placé à la partie supérieure et dans lequel se trouve la dissolution ammoniacale ; ce faisceau communique au moyen d'un tuyau avec un serpentin plongé dans une bâche d'eau froide et où se fait la liquéfaction, le

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