‹ Traité de la communion, ou, Conduite pour communier saintementChapitre 49 sur 105 · PREMIÈRE PARTIE. il · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. il

ardeurs pour cette majesté, pour cette beauté ot pour cette bonté infinie ! Que de joie pour le Père Éternel de se reconnaître dans ses enfants, d'y considérer avec complaisance son portrait, et de pouvoir dire de chaque fidèle : Hic est filius meus dilectus in quo mihi complacui. C'est la mon fils bien- aimé en qui je me plais (Math. m. 17.).

II. Expliquons encore davantage l'excellence de la gloire que l'homme, rempli des grâces qu'il reçoit dans la Communion, rend à Dieu par les louanges qu'il lui donne, et par les respects et les services qu'il lui rend. Quatre choses contribuent à la perfection de cette sorte de gloire : la dignité de celui qui honore, son discernement, son équité et son désintéressement. Plus il est élevé, et plus adorations sont profondes; plus il a de

ornement et d'équité, plus elles sont justes et proportionées ; et plus il est désintéressé, plus elle sont sincères. Or le Sanv,"i' en perfectionnant en nous la qualité l'enfants de Dieu, nous communique tous

avantages. Il nous élève à la plus sublime lignite où la créature puisse arriver. Car tprès Dieu, y a-t-il rien de si grand que de ni ressembler, et &e porter le caractère de

grandeur? Il remplit notre esprit de lu-

mières et notre volonté de justice, et cet illustre titre d'enfants de Dieu, en nous donnant droit à rhéritage éternel, nous rend désintéressés. Ainsi quand l'homme dans cet état adore Dieu, c'est un enfant semblât)] son père , qui s'abaisse , qui s'humilie , qui s'anéantit devant lui, non par nécessité, mais par justice, et moins par espérance que par amour. Que la gloire qu'un chrétien rend alors à Dieu lui est agréable ! Que les services rendus, non par crainte, mais par pure inclination, lui sont glorieux !

III. Cependant tout cela ne suffisait pas encore pour satisfaire le désir insatiable dont le Fils de Dieu brûlait de glorifier son Père. Il a trouvé une invention admirable pour rehausser d'un nouvel éclat la gloire que tous les hommes lui doivent rendre. Gomme le Verbe incarné surpasse en sagesse, en justice et en amour les hommes les plus saints, il s'unit avec eux par la Communion, comme le chef à ses membres, afin d'agir en eux et par eux toutes les fois que parleurs actions ils glorifient Dieu. De sorte que c'est Jésus-Christ qui adore son Père, quand nous l'adorons ; c'est lui qui chante ses louanges quand nous les chantons ; c'est lui qui travaille, qui souffre, quand nous travaillons et que nous souffron?

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