‹ Traité de la communion, ou, Conduite pour communier saintementChapitre 65 sur 105 · IV. J'ajoute un troisième avis, qui est de ne · texte numérisé non relu

IV. J'ajoute un troisième avis, qui est de ne

Ise point attacher scrupuleusement, ni à l'or-

Iredes actes que je proposerai, ni aux termes

l;ms lesquels ils sonl conçus, eu s'imaginant

"250 DE LA COMMCMON.

qu'on ne sera pas bien préparé, ou qu'on n'aura pas bien entretenu Notre-Seigneur, si l'on omet quelqu'un de ces actes, ou si l'on suit une autre méthode. Donnez plus de liberté à votre cœur; car si on le gênait, quand il commence d'agir par lui-même, on courrait risque de ralentir son attention, et d'éteindre son ardeur. Ce que le Saint-Esprit suggérera pour lors, fera tout un autre effet, que ce qu'on emprunterait d'ailleurs.

V. De plus, bien que tous les actes qu'on propose soient à peu près de même longueur, il ne faut pas pour cela donner toujours à chacun un espace de temps égal. Il est bien plus utile d'insister plus longtemps sur le? uns que sur les autres, par rapport, soit b l'état habituel, soit aux dispositions présentée où l'on se trouve. Par exemple, une personw dont les passions sont encore vives et arden tes, doit s'appliquer principalement à expo ser ses misères et ses faiblesses à Notre Seigneur, à en gémir en sa présence, et à lu demander la force de les surmonter, Un âme, au contraire, qui a déjà acquis un grande pureté de conscience, doit s'arrête davantage aux actes de reconnaissance < d'amour, afin de faire fondre, pour ainsi dir<

son cœur par ce feu divin, et de le disposer à une union intime avec Notre- Seign'eur. VI. Remarquez enfin, que les modèles

qu'on propose ne peuvent renfermer que des actes généraux, par exemple, de remerciaient, de contrition et de demande. Car ce ocrait une chose infinie de vouloir descendre dans le détail des grâces dont chacun doit remercier Dieu, ou qu'il lui doit demander. Cependant il est très ci vantageux dans la pratique d'en user ainsi. Si donc vous avez reçu quelque faveur spéciale, si vous avez depuis peu évité quelque danger, ne manquez point d'en remercier Notre-Seigneur. De même, <'n détestant vos péchés, songez en particulier ;i «-eux que vous avez commis avec plus de réflexion, plus récemment, et où vous tombe/ plus soin eut. Enfin, les grâces les plus propres à surmonter la passion dominante, et à détruire entièrement le vice qu'on "litre]. rond de déraciner par l'examen particulier, sont celles qu'il faut demander. Ce iil touche plus sensiblement notre cœur, 1 allume la ferveur tout autrement que des

iclos généraux.

Page 1