PREMIÈRE PARTIE
» qui a sanctifié toutes les créatures capa- » blés de sanctification. Le mystère de Jé- » sus-Christ est donc le commencement, et » comme le canal par lequel en recevant la )) participation du Saint-Esprit nous som- » mes unis à Dieu et sanctifiés. » Mais c'est particulièrement par la commimieation que le Sauveur fait régner cet Esprit dans nos cœurs. Car de même que notre âme commence d'aimer la nourriture que nous avons prise, du moment qu'elle est unie avec notre corps, de même l'Esprit qui anime l'humanité du Sauveur, et qui est comme l'àme de son âme, commence à nous animer, aussitôt que par la Communion nous devenons ses membres. Et de même que les esprits animaux se répandent de la tête dans tout le corps naturel pour lui donner le mouvement et la vie, de même dans le corps mystiquede Jésus-Christ, le Saint- Esprit descend du chef sur tous les fidèles qui en sont les membres, pour leur communiquer une vie divine. C'est ce que nous signifiait cette onction mystérieuse qui coulait de la tête du grand Prêtre Aaron, figure de Jésus-Christ, jusque sur le bord de Ba robe, ligure de son Corps mystique.
Aussi les Pèr( s (Hu rem. Jib. ^contra Jor.)
Tl DE LA COMMUNION.
expliquent-ils la demeure que le Fils de Dieu fait dans nos âmes après la Communion, par la participation que nous y recevons de son esprit qui habite en nous. Saint Thomas (Opusc. 58.) compte cette faveur parmi les principaux effets de ce Sacrement ; et si nous en croyons le Père Théophile Raymond dans sa dissertation sur la première Messe, elle fut dite par saint Pierre dans le Cénacle le jour de la Pentecôte, et le Saint-Esprit descendit sur les Fidèles immédiatement après qu'ils eurent communié.
IV. « Ainsi le Sauveur, comme dit saint » Cyrille, (Lib, 2. in Joan. c. 12.) nous » unit avec lui en deux manières, corpo- » rellement comme homme, et spirituellc- » ment comme Dieu. Comme homme, il )) nous unit avec son corps ; comme Dieu, )) il nous élève à une nouvelle vie, et nous » associe à la nature divine par la grâce et » la vertu de son Esprit. » Saint Augustin, {Tract. %. in Joan. c. vr. 52.) expliquant ces paroles du Sauveur : Ma chair est le pain que je donnerai pour la vie du monde, dit la même chose plus au long; mais ses paroles sont si belles, et développent si bien cette vérité, que je n'en puis quasi rien rc-