APPLICATION D’UN PLAN. I 5 I
donner une vue générale de la terre et de ses parties principales, prise du sommet d’un bâtiment ou de quelque hauteur voisine de ses limites.
§ III. — Application d’un plan au terrain.
Cette partie de notre sujet appartient à la géométrie élémentaire; les principes de cette application ont été développés par Switzer, Le Blond et autres. Nous nous contenterons de quelques détails, sans nous arrêter aux problèmes qui se présentent le plus souvent, comme le tracé d’une perpendiculaire, la manière de diviser les angles, celle d’obtenir les figures rectilignes régulières , de même que les ovales d’une longueur donnée, des spirales , etc.
On peut exécuter fidèlement sur le ter* rain le plan d’un parterre à compartimens compliqués et fantastiques, en couvrant le dessin à copier de lignes parallèles coupées par d’autres à angles droits, de sorte que la surface se trouve partagée en carrés égaux.
On trace sur le terrain des carrés semblables dont l’augmentation se règle d’après l’échelle. Pour plus de clarté, les configura-
l5a EXÉCUTION UES JARDINS.
tions du plan et les lignes auxiliaires sont tracées avec des couleurs différentes. Pour indiquer ces dernières sur le terrain, on emploie le même procédé que les scieurs de long, c’est -à -dire des cordes frottées de craie qu’on fait vibrer sur la surface.
LeS difficultés se multiplient pour les surfaces inégales. Lorsqu’il s'agit de mener une ligne droite à travers plusieurs saillies dont les points culminans ne s’élèvent guère qu’à quinze ou vingt pieds , on en peut déterminer le tracé au moyen de perches dont la hauteur dépasse celle des obstacles. Si la hauteur des obstacles ne permet pas l’emploi de ce procédé, on pourra diriger la ligne le long des sommets des saillies, ou bien l’on mène des parallèles, si les localités le permettent, et on trouve la ligne principale au moyen de perpendiculaires.
Il est aisé de conserver aux lignes continues une direction parfaitement droite , soit à l’aide des indications de la boussole, soit en sé réglant d’après l’angle que fait l r ombre de l’opérateur avec la route qu’il suit.
Avec ces données, il est facile de produire toutes les figures rectilignes possibles.