DISPOSITION DES ARBRES. ‘ J
L’emploi le plus convenable pour les arbres à tête pyramidale , dans les scènes ornées, c’est de les disséminer isolément , ou en petits groupes, en dehors des massifs et des bordures, ou dans l’intérieur des gorges et des fondrières. Ils peuvent encore prétendre à figurer dans les plantations qui admettent un mélange des différentes espèces d’arbres robustes; mais c est sur les monts et les terrains rocailleux, qu’ils se trouvent à la place que la nature semble leur avoir destinée.
Les arbres a tête oblongue sont d’un usage plus fréquent que ces derniers. Plus leur cime est arrondie, mieux elle se marie avec les arbres a tête ronde ; ils servent , pour ainsi dire , de transition entre ceux-ci et les arbres à tête pyramidale.
Dans ces considérations sur la forme des arbres, nous les avons envisagés surtout comme faisant partie de plantations indépendantes ; mais sous le rapport de leur connexion avec les fabriques, le choix de leurs formes peut être modifié par celle du bâtiment lui-même, et par d’autres vues particulières.
Nous le rapport de la taille , les végétaux COAirOS. DES JARDINS.
ligneux forment deux grandes divisions, les, arbres et les arbrisseaux. La hauteur de ceux du pays étant généralement connue, l’œil s’en sert comme de mesure pour apprécier les dimensions des autres objets. Ainsi, les dimensions qui s’écartent sensiblement de l’échelle ordinaire ne doivent être adoptées .que dans des cas extraordinaires. Les arbrisseaux qui ont la forme d’arbres, et les arbres bas, tels que le sorbier, le pommier, etc., produisent souvent de la confusion et de la discordance, lorsqu’ils sont plantés isolément ; et , à moins qu’on ne . mette leurs fruits au-dessus de toute autre considération, on devra, quand on les emploie à cause de leurs fleurs , les placer sur la lisière des plantations, ou les grouper avec des arbres d’une taille médiocre.
g XV. — Choix des espèces dans lès plantations.
Dans le choix de V espèce , il faut consulter l’effet général et l’usage particulier. Les arbres les plus ordinaires du pays , soit indigènes, soit naturalisés, sont les plus propres à remplir l’objet général des plantations, leur culture exigeant moins de soins , et leur