DE LA DÉGÉNÉRESCENCE DES TYPES EN GÉNÉRAL
La dégénérescence est une loi si supérieure qu'elle est partout. Tont natt pour mourir et renaître encore. Celle loi est si générale qu'elle est dans TceuTre de Tbomme comme dans celle de la natare. Elle est înéTîtaHe. Elle est fatale. Elle est imposée à la création entière. L'homme n*a de constant, comme Ta dit Massillon, que nnstabilité qui Tagite sans cesse.
A peine une volonté puissante a4-elle créé un type, que ce type tend à lui échapper. Il dégénère à mesure qu*il s*éloigne des premiers jours de son origine.
La numismatique pose donc, comme Tun de ses principes les plus certains, que le type le plus pur, le plus parfait, est celui de la première émission, parce qu'il est Fexpression la plus complète de la volonté qui Ta créé.
Il constitue un modèle par la netteté de sa composition et sa Iranne exécution.
Hais arrive bientôt la dégénérescence. Celle-ci est double, ou platdt produit un double effet. Elle s*attaque en même temps au type lui-même et aux éléments qui le constituent.
On peut dire qu*il y a deux dégénérescences. Celle du type, dont les formes vont s'oblitérant et qui, devenues enfin méconnaissables, disparaissent un jour à jamais, entraînant avec elles Textinction du type lui-même; et celle de quelques-uns des éléments constitutifo du type. Selon les circonstances, ces altérations sont lentes ou précipitées, mais elles sont plus rapides que la dé^érescence de Pespèce.
I-e type, c'est l'individu dans la numismatique, c'est l'iMrc particulier dans rpsi>*"'ce. Cdie-ci est l'tHre collectif, le monogramme pris d'une manière absolue. Le monogramme renferme tous les types particuliers. Les monoirrammes horizontal, vertical, cintré, cruciforme, sont des modes sous lesquels ont v(''cu des types particuliers; ceux-ci sont des individualilés. ils naissent, se développent, vieillissent et s'tHeignent en se transformant. C'est alors une régénération, parce que la forme monogrammatique a changé en reprenant une vie nouvelle: mais le monogramme survit à rindlvidualilé éteinte; il survit a ces modalités nombreuses par lesquelles a passé et les a fait passer la dégénérescence, ou par lesquelles s'est exprimée la volonté qui les a créées.
L'altération la plus circonscrite est celle qui ne s'attaque qu'à quelques-uns des éléments du type. C'est le premier effet de la dégénérescence que l'on remarque sur le type secondaire. Nous l'examinerons dans un chapitre prochain.
CHAPITBE IL