‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 50 sur 224 · DBS SIGNES SYMBOLIQUES PORTÉS AU N« 2 OU 5* TABLEAU · texte numérisé non relu

DBS SIGNES SYMBOLIQUES PORTÉS AU N« 2 OU 5* TABLEAU

Sous ce n« 2, nous trouvons le triangle enlrani on diverses combinaisons. Cet emblème trinitaire est multiplié sur les monnaies, non pins toujours comme un type dominant on rentrai, mais comme un signe ajoutant une valeur bien déterminée à la composition on

au type principal.

Le signe triangulaire plein cantonne ordinairement la croix. S'il est seul, il exprime cette idée : Crux potens^potmtisiima, — Il est

une expression de puissance.

S'il est combiné avec d'autres signes cantonnant la croix, il exprime toujours une idée de puissance, firmammtum, et le signe avec lequel il est combiné achève la formule.

Ce signe triangulaire a été employé pour former la croix. On n'y a pas pris garde, et cependant la croix ainsi formée n'est plus la croix simple de la double initiale divine se coupant par son centre à angle droit, c'est une croix formée d'un tout autre élément, par le triangle sacré, exprimant par lui-môme quatre fois répété dans le signe du salut, l'idée de la toute-puissance divine, de la toute-puissance suprf^mc, absolue! Et celte composition emblématique exprime celle pensée : Crujc Trinitate omnipotens. Celte remanjuahle composition, qui n'avait point été saisie, caclie, sous remljléme d'un signe unique, celui du salul, « crux signum salulis, » caclie, disonsnons. le mystère de la Sainte Trinité : « Trinilas omnipolens et niliil apud eam est impossibile. > {Voir le symbole du i, â« tableau.)

tigne du n9 2âuS^ Uthhau.

On trouve encore sur les monnaies ce triangle sacré soutenant un astre du firmament, c'est un emhlrme remarquable : et pouvonsnous dire ce que l'ancienne numismatique y a vu ? Cela n'est pas

croyîiblo; ne compivn int rien à cet ombl/'mr, ciley a vu une brosse! Oui, une brosse! comme dans l adniirable emblème des monnaies do Home, Capui mundi, de Provins et de Sens, elle avait vu un peigne f Le peigne et la brosse, rllo les faisait pour aller ensemble; quel abaissement! On nT-tait point remonté à la pensée créalrii^e des types, à ridée qui les avait inspirés, et alors rien dans ces emblèmes ne parlait ni à Tàme, ni à Tinlelligence, ni aux sentinu religieux, et la pensée tombait dans une sorte de dégradation, au lieu de s'élever sur CCS hauteurs divines où Tâme el le cœur se transfigurent en Dieu.

Gel emblème du triana:le sacré soutenant une étoile, nousexprmic celte belle pensée : « Tri ni la s fîrmamonluiu mundi. »

L'étoile est aussi uu sMnhole de lesus-Cbrist el cette composition évoque encore celle pensée : « Omnipotens icsus est Stella splendida cl matiluna qux illuminât mundum. »

De la figure du 2, Ô'- lablcau.

Le triangle sacré se combine aussi avec TH ou le lys symbolique. Cet emblème exprime celle pensée : « Trinitas finnamentum Maria virginis. » c Virgo Maria polentissima. »

Si cette figure se combine avec d^autres signes, elle tire sa formule de Tensemble de la composition, qui se saisit aisément, puisqu^on en possède la clef, connaissant Tun de ses princpiaux termes.

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