DU SIGNE CHRÉTIEN PORTÉ AU N* 46 DU S« TABLEAU
Ce signe se rattachant au croissant, nous avons cru devoir le rapprocher du chapitre précédent.
Ce signe, comme l'établit la décomposition, est fornif de deux éléments, de la symbolique C ou croissant et de la symbolique V. En considérant ces deux éléments, on y pourrait voir unis deux noms divins : Chrhtm et Virgo Maria.
Voilà une première interprétation. Mais comme les volontés créatrices de ces types ont t mjuurs visé à évoquer sous une seule forme diverses idées chrétii mu s, on peut reconnaître, dans le type de ce 16, la foime ancrée qui termine souvent la croix, et qui ici snrmuiilei nit l;i s\ml)olique G ou le croissant, initiale de Chnslus, et celte cuuipusUion ainsi comprise devrait s'interpréter comme nous Tavons fait au tableau : < Christus est anchora salutis. »
Mais il est une intei'prétalion que nous plaçons au-dessus des deux précédentes. En effet, cet emblème a été rapporté des croisades; il appartient bien au christianisme par tous ses éléments, et pniM- dans les textes sacrés, il évoque le souvenir de Tare lumineux sur lequel le Fils de rHuiniue apparaît à Ezécbiel, et dès lors on doit ainsi comprendre le sens de cette composition : t Christus veuit, » « Christus vincit. »
DB LA COMPOSITION
L'arc est lut omMt^me tlu Clii Lsl : a Aiviim meiim ponam in iiubiluis etoritsigiium fœderis iiiler me H Inler tomiin. » >*est-re pas là Tuno des plus bfllrs ligures du Chrisl? « Il sera un sis^ne tralliauce entre Dien et l'homme, » (t omnem animam viventem, » «; entre le ciel et la terre, » et le Christ vient, c'est l'Orient, c'est la lumière nouvelle : * Ego lux in mundum veni. » « Chrislus est mcdiator et recouciliator, » u. le médiateur, le réconcihaleiir. » <l Siguum fœderis Christus vincit et venlurus est judieare vivos et mortuos : * Le Chrisl triomphe, il viendra juger les vivants et les morts. »
Voilà bien l'ensemble des pens<^es religieuses qu'évoque ce type et celui des textes d'où il est émané.
CUAPiTUE IX.