‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 58 sur 224 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

CONSIDÉRATIONS SUR LES SYMBOLES ET EMBLÈMES DU 6« TAfiLEAU.

Noos venons d'appréeier une série d'emblèmes et symboles chrétiens et nous touchons an plus grand des ces symboles.

Les emblèmes et symboles ont été de tous temps le langage des peuples, et surtout celui des religions et des cultes.

Mais ce qui nous frappe» c'est la simplicité, c'est l'immatérialité des symboles chrétiens.

Sous le paganisme, la figure humaine, qui était aussi la figure des dieux, doTenait un symbole. Le culte païen veuMl nous donner un emblème dHine volonté surnaturelle, c'est sous les traits du colosse nerveux d'Hercule qu'A le représente.

Et si le christianisme vent nous donner la plus haute expression -d'une volonté surnaturelle, que foitr-il? Il nous offre la croix! les traits piles et amaigris de l'Homme-Dieu crucifié, voulant souff'rir et mourir pour le salut des hommes I

Pendant plus de quatre mille ans, rhumanité abandonnée à ellemême n'a pu concevoir rien de si simple et de si grand, rien de si profondément humain, rien de si profondément divin t

Lorsque le créateur d'une œuvre chrétienne y représente des sujets mythologiques, ou sous la forme d'être bizarres ou fantastiques, ou de démons, les vices de l'âme humaine, il crée des emblèmes. Ainsi Dante et Michel-Ange ont représenté des êtres mythologiques en présence de Jésus-Christ; quelle était cette œuvre? Ds faisaient du paganisme le mauvais principe, l'empire de la corruption que le Christ était venu détruire. C'est sous la forme de démons.

d'êtres hideux, qu'ils symbolisaient les vices de l âme humaine. C'est bien, mais ce n'est qu'une œuvre du génie humain.

EtTœuvre de Dieu? La croix, rien que la croix et les divins enseignements et les divines vertus qui en découlent! T)e là ces symboles des premières heures du christianismp. si simples qu'ils sont immatériels comme sa religinn. Ah! la lelition du Christ est si divine, qu'elle spirîlualisc la douleur et divinise la mort 1

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