‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 93 sur 224 · SIGOINNYS MON. Téte, laurée, i droite. Diadème perlé; au · texte numérisé non relu

SIGOINNYS MON. Téte, laurée, i droite. Diadème perlé; au

devant du front, une croisette. t Grâtia christi Rex. »

^. AVREUANIS cm. Groix accostée de quatre points cardir naux, portant un R à la partie verticale supérieure et un grand M entrelacé à ses bras.

Monogramme mixte, vertical. Emission primaire.

Cette composition se saisit au premier couï)-d'œil.

La base de ce monogramme mixto i^si la croix, et les deux lettres R et TM cmbU'matiques expriment la grandeur du signe dominant : ( Crux Wedimit Mundum. » « lesiis-Chri&liLâ hedempior Uundi. » « }iundus GniCL adhaerens hedimitur, »

L'ancienne nomismatigae avait pris TM emblématique pour un serpenl. C'était une erreur; mais, da moins, cette erreur s^aUio à des souveairs et des sjmbolea bibliques qui TexcusenL

i7. A. Tête, à droite, sans légende. Âu devant une tige de lys.

^. f ISÂRNO. Dans le champ : lys symbolique eroissant.

f Lilium conTallium. »

Monogramme symbolique vertical.

Bill. Emission primaire.

Ce type est un type chrétien On ne peut plus objecter qu'il a pu être créé sous un roi non encore converti au chrislianisme.

Dès les premiers siècles apostoliques, le culte envers la Vierge Marie, Mère de Dieu, a été un constant objet de la prédilection des chrétiens; et ce culte grandit sans cesse avec le christianisme. Les t^pes monétaires reflétèrent les croyances religieuses, ils les reproduisirent comme en étant une émanation directe, et devinrent un témoignage de la foi Je nos premiers aïeux : de là ce type, hommage rendu à la Vierge. Nous avons déjà vu des exemples de cet hommage, nous en avons un nouveau sous ies yeux et nous les verrons se multiplier.

Dans cette composition, la légende se combine avec la marque centrale. L'A J'ISARNO est un V relativement au type symbolique, et ce Y forme comme un vase d'où s'élève la tige élancée d'un jeune lys, montant vers une sphère supérieure que figure l'O d'ISARNO. Tout a été calculé par la volonté créatrice de ce type qui exprime cette pensée : « Virgini, vas electiouis; Virgini immaculatre. lilium convalliuui. » A la Vierge immaculée, vase d'élection, h- ;iiis tache (le la vallée. {Voir aux principes noire disseUaùon sur le symbole du lys.)

DES rnSCBlPTlONS MONÉTAIKES. VJo

Cette cqpupoftition élève nos pensées vers le dogme de rimmacnlée Conception. G'estnn jenne 1y» s^élevant vers les sphères oélesles. Bien s*est choisi un lys : < Sibi elegit lilinm. » Il s^est formé un sanctuaire de toute pureté où doit naître le divin Rédempteur du ''péché et de la mort II s*est choisi» entre toutes les femmes, une vierge singulière, c virgo singularis, » (Off. Ecoles.) au-dessus de Tatteinte de toute tache originelle : cTota pulchni es et macula non est in te. » « Yliyo sine peccato concepta. » Lys sans tache s*élevant chaque jour vers les cleux ravis, lys au sein d^une pureté ineffable et qui n*est point de la création de <ce monde, c hqjus creationis, » prédestiné qu*il est à concevoir et à engendrer le saint des saints.

18. Boste couronné, à droite: au-dessous, croissant contenant une iorme spliénque: au-devant, en monogrannnf : les symboliques î et X. I/T. à la hase, s'euclavant daus I X; croix.au- Uessusj surmontée d'une sphère.

1^. CAVALETANO. Calice à deux anses surmonté de trois hosites. En exergue : BAN. {Voir n» 7 du 5* tabieau et les " iêxles gm y sont .r0<aft/s.)

Cette monnaie revêt un caractère chrétien au plus haut degré. Elle est religieuse à Tavers et au revers; et Favers surtout est remarquable. '

G^est le buste du roi dans une attitude de prière et d'adoration. . Les regards sont tournés vers le ciel et les lèvres s*entr*ouvrent pour prier. Et quels pieux symboles Tentourentl c Ghristus complexit mundum; t « jCalix sanctas hosti»; lesns^ristnsper cracem sustinet et salvat (o-hem. » Quelles pensées profondes I quelle foi dans ces compositions 1 Ensemble : c Rex, a lesu-Christo qui per crucem sustinet et salvat orbem, suam salutem deprecatur. >

Un numismate a vu dans le croissant qui contient la sainte hostie la partie supérieure du calice à deux anses que nous avons représenté au nfi 7 du 5" tableau. La décomposition que nous en avons fiiite justifie cette opinion que nous adoptons, et nous Tavons traduite par ces expressions : t Calix sanctœ hostise. » c Calix eucharisticus. 9 Hais nous étendons cet emblème et nous le traduisons

DE LA C»NP06ITI0N

aussi par ces paroles : « Christus romplexit orbom. » Il faut rapprocher cet emblème 7 du 5« tableau du ip 18 du mùmp, tableau. N'esl-il pas étonnant que cet emblème, cette môme corapùsition se reproduise presque identiquement à cinq ou six siècles de dislance! Qu'après avoir apparu sous les rois Francs dans noire pairie, elle y revienne rapportée de TOrient par les flls, par les descendants de» premiers Francs 1

19. Voir ce numéro aax monnaies de Panarchie méroTingienne, i» fine,

30. REX DEVS. Croix latine accostée des denx lettres V. C. et élevée sur un degré an-dessus du globe terrestre.

Nous avons soigneusement analysé cette monnaie à la page 141 et suivantes, auxquelles il faut se reporter.

2i. Voir ce numéro aux monnaies de ^anarchie mérovingienne, m

±À. Voir ce numéro aux monnaies de 1 anarchie monétaire des lemps mérovingiens, in fine.

CkildeberL

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