partie se voit es pages suyuantes la préface. Dernière édition
reueuo et corrigée. A Paris, chez Gvillavme Loyson, au
Palais, en la gallerie des Prisonniers. M.DC.XVIIl, in-4°.
2 parties en un vol. de 288-914 p. TBibl. nat. Rés., Z 1671].
Le Traité de la Constance occupe la 2"= partie, p. 494-593.
Malgré la mention du titre « édition reueûe et corrigée », cette
réimpression est très défectueuse : p. 495, « elle est bien enfoncée »,
au lieu de « bien tost enfoncée »; p. 518, « Ou le chère à de
Terence... », au lieu de « Ou le Ghcrea de Terence »; p. 525,
«certaines propositions en nombre... » au lieu de « proportions »;
]i. 541. « leur croissant se fait », au lieu de « croissance », etc.
1618. — Les œuvres du s'' Du Valr.... Paris, imprimées par J. r.essin. 2 parties en 1 vol. iu-4°dc 288-914 p. i^Bibl. nat., V 19032].
l'idition identique à la précédente.
1618. — Les œuvres du s'' Dr Vair.... Paris, Samuel Thiboust, 2 parties en 1 vol. in -4° de 288-914 p. [Bibl. nat., Z4002].
Kdition identique aux deux précédentes.
1619. — Les œuures du s'' Du Vair, garde des Sceaux de France, comprises en cinq parties, dernière édition reueuT'
et corrigée. A Paris, chez Pierre Billaine, au Palais, près la Chappelle saiact Michel. 1619. In-fol. 6 lï. liminaires, 880 p., 8 iï. pour la table [Bibl. de l'Arsenal, B. L. in-fol. 20583]. Cette édition ne se trouve pas à la Bibliothèque nationale. Le Traité de la constance occupe les pages 570-642.
Édition pareille à celle de IGIS.
1619. — Les œvvres do s"" Bd Vair, garde des Sceaux de France, comprises en cinq parties. Dernière édition reueûe et corrigée. A Paris, chez Pierre Chevalier, rue Saint-Jacques, à l'image sainct Pierre prez les Mathurins. 1619. In-fol. 6 lï. liminaii'es, 880 p., 8 ff. pour la table. [Bibl. de l'Arsenal, B. L. in-fol. 20583]. Cette édition ne se tr-ouve pas à la Bibliothèque nationale.
Édition identique à la précédente.
1619. — Les œovres dv .s'' Dv Vair.... \\ . Traictez philosophiques (parmi lesquels le Traité de la Constance). Ptouen, E. Vereul, 1619. In 8" de 1241 p. [Bibl. nat., Z 19846].
Reproduction de l'édition rouennaise de 1617, avec cette seule variante que chacune des parties porte le nom du même libraire.
1621. — Les œvvres politiqves, jnorales et meslées dv s" Dv Vair... comprises en cinq pailies.... Dernière édition reueuë, corrigée et augmentée d'un indice très ample. Genève, impr. de P. Aubert, 1621. In-8", 8 û. lim., 1392 p. et 24 tï. de table [Bibl. nat., Z 19844].
Cette édition n'innove sur les précédentes que par cette table de 24 If. qui en rend la pratique très aisée.
1625. — Les œvvres de 7nessire Gvillavme Dv Vair, evesque et comte de Lizicux et Garde des Seaux de France, reveves par l'avthevr avant sa mort et augmentées de plusieurs pièces non encore imprimées. A Paris, en la bovtiqve de L'Angelier, chez Clavde Citamoisy, au premier pilier de la
Grand'Sale du Palais, 1623. In-fol. de 6 11. lim. 1189-76 p. [Bibl. nat., Z 769 et liés. Z 362].
Cette édition de Du Vair, imprimée après sa mort, a été considérée comme la meilleure. De nos jours, elle est celle qui est le plus souvent citée. Radouant, en son important ouvrage sur Du Vair (Paris, 1909, p. 4.38, n. 1) la considère -comme « la plus complète et la plus sûre ». Dans l'avis au lecteur, les éditeurs déclarent avoir eu entre les mains les manuscrits de Du Vair. Au fait, on y trouve, imjjrimés pour la première fois, divers morceaux, des discours, des harangues funèbres, trois arrêts (Yoy. l'énumération, par Radouant, Rev. de l'hist. litt. de la France, 1899, p. 89) ; mais, à ne considérer que le IVailè de la constance, qui nous intéresse ici, on doit constater que les éditeurs — parmi lesquels Peiresc et Duchesne — y ont fait des modifications qui sont évidemment de leur cru, après la mort do l'auteur, pour éclaircir le texte et l'adapter au goût du jour. Si l'on cherche l'œuvre même de Du Vair, en sa pureté première, cette édition de 1625 ne doit être prise en main qu'avec la plus grande réserve.
1625. — Les œovres de messire Gvillavme Dv Vair, rsvevcs par l'avthevr avant sa mort et augmentées de plusieurs pièces non encore imprimées. Paris, chez Sébastien Cramoisy, rue S. Jacques, aux Cicognes. In-fol. de 6 11. lim. et 1189-76 p. [Bibl. nat., Z 770].
Édition identique à la précédente, tirée sur la même composition.
1627. — Les œuvres du s' Du Vair... Dernière édition, reueue et corrigée. Rouen, David GeulTroy, {^^"11, 4 ff. lim., 1163 p., in-12. Réimpression des éditions rouennaises citées ci-dessus.
1636. — Les œuvres du s"" Du l'air..., comprises en cinq parties : I. Les Actions oratoires. II. Arrests sur questions notables. III. 1^'Kloquence française. W. Traitiez philosophiijues (parmi lesquels le Traité de la constance). V. Trailtez de piété et saincles méditations. Dernière édition, reueue et corrigée. Rouen, L. Du Mesuil, 1636. In-8° de 1165p.
BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE. il
1636. — Les œuvres du s'' Du Vair comprises en cinq parties... Rouen, veuveM. de Préaulx. In-8°, Au. lim., 41G5 p.
Edition identique à la i^récédente.
1641. — Les œvvres de messire Gvillavme Dv Vair evesqve et comte de Lisievx, Garde des Seavx de France, dernière édition reveve, corrigée et avgmentée. A Paris, chez Sébastien Cramoisy, imprimeur ordinaire du Roy, rue Sainct-Jacques, aux Cigognes, 1641. In-fol. 8 If. liin., 1175 p. [Bibl. nat., Z771 j.
Cette édition a été publiée, vingt ans après la mort de Du Vair, par son neveu Jacques Ribier, au nom duquel est le privilège, daté du 28 juillet 1639. Le nouvel éditeur a pris pour base, non les éditions originales de 1595 et de 1606, mais l'édition remaniée de 1625, comme on s'en apercevra en consultant les notes [mises au bas des pages qui suivent (notamment p. 58, 132, 134, 150, 157, 232, 233). Ribier a cru devoir remanier le texte de son oncle de manière à l'adapter au goût « épuré » du milieu du xvii" siècle. Aussi bien reprochait-on à Du Vair son affectation à « fabriquer des mots et les tirer du latin ». N'était-ce pas déjà une sorte de néologisme? « Sponsion, cogitation, contumélie, des sanctimoniales, conianiiner\macilent, orhilé, dilucidité, contcnmernent, un sol amène, etc. », ces termes, et d'aulres qui se trouvent sous la plume de Du Vair, étaient-ils « du bel usage » ? De son vivant déjà, on jugeait qu'il se servait de locutions ti"op anciennes et d'expressions « négligées », « éloignées des belles tournures que lui fournissait son éloquence ordinaire » (Niceron, Mém. pr. l'hist. des hommes illustres..., xlui, 153-54). C'est à quoi Jacques Ribier crut devoir remédier. Les expressions trop pittoresques ou bien d'un usage vieilli ont disparu de l'édition de 1641, ainsi que les légères traces qui pouvaient subsister de l'esprit un peu « libertin » de Guillaume Du Vair. A ce point de vue, celte édition de 1641 est d'un assez vif intérêt, et nous en avons relevé les variantes dans le cours des notes qui suivent.
Cette édition de 1641 mérite encore notre attention à un autre point de vile. Depuis son apparition jusqu'à la lin du xviii" siècle, elle a été considérée comme l'édition « classique » du grand écrivain, et, à ce titre, presque exclusivement lue et citée.
Comme, il a été dit ci-dessus, nous avons pris pour base de celle réimpression l'édition de 1606. ?Sous ne l'avons cependant pas toujours suivie au point de vue de la graphie des mots et des règles grammaticales. On sait que le xvi" siècle prenait avec Torlhographe et la grammaire les plus grandes libertés.
Dans la môme édition, le même mot est écrit de manières diverses, tantôt : '< celuy », tantôt « celui »; tantôt : « je dy », tantôt «je dis ... », etc. Le participe passé s'accorde avec le complément qui précède, ou ne s'accorde pas. Le plus souvent il ne s'accorde pas. Quand le participe présent a pour sujet un pluriel, il se termine le plus souvent par un s : « Si est-ce que le témoignage de tels personnages si concordans en cela... ». Mais, d'autres fois apparaît la règle actuelle. Notre désir était, tout en rcs|)ectant la graphie du temps, de donner un texte aussi aisément lisible que possible; aussi avonsnous pris le parti d'uniformiser les règles en prenant, dans les diverses éditions du temps, la forme la plus moderne (*); en sorte que nous n'avons innové sur aucun point, loul en donnant à noire texte l'aspect le plus satisfaisant possible pour un œil accoutumé aux impressions d'aujourd'hui.
(1) En excopl.iiit loutL'!'ois le participe présent au pluriel. Nous avons gardé la règle ancienne sous laipielle Du ^'air a écrit. Nous l'avons gardée i cause de la clarté : voy. l'exemple ci-dessus.