‹ Traité de la constanceChapitre 68 sur 118 · CAP. VI · texte numérisé non relu

CAP. VI

Pro Constantia tertium argumentum ah Utlli. Clades honas esse, Originem intuearc sive F'uiem. Originem enim à deo sumere, qui œtermim et immutabilitcr Jjonws; ideoque caussa nullius mali.

Langius non diu meditatus, sic insit. In sermone quem de Constantia lieri cœpi, Lipsi, à constantia non

reconnaissent un indice d'eaux latentes, de même je conçois l'espoir d'une abondante source de vertus , quand, dans un jeune homme, éclate et domine une telle passion d'apprendre. En disant ces mots, il me conduisit au berceau, m'y fit entrer, et s'assit lui-même près de la table.

Mais moi, me tournant d'abord vers les domestiques, je m'écriai : holà! vous autres; restez-là, veillez, tenez surtout la porte fermée. M'entendez-vous? Il y va de votre vie, s'il pénètre ici un seul être vivant. Je vous défends de laisser entrer ni homme, ni chien, ni femme, fût-ce la bonne Fortune en personne. Et, après avoir donné cet ordre, je m'assis à mon tour.

Langius riant aux éclats me dit : As-tu donc porté le sceptre quelque part, que tes commandements sont si absolus et si sévères ?

Non, répondis-je ; mais j'ai bien le droit de prendre mes précautions contre mon infortune d'hier. V^ous, Langius, poursuivez, et Dieu vous soit en aide!

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