CAP. XL
Bi' fine qnarto, cpii homini amhignus est. enm 2)6rtinere tel ad Conservationem tulelamque Universi, tel ad Cultum.SinguJa ïthei'ius explicata.
Hi très illi fines, Lipsi, certi, clari : et quos pede peragravi satis firmo. ijuartus superest, quem vacillante. Ignotior enini ille et remotior, quam ut liuraanîe
Dieu bon n'est conduit 'par la colère à infliger des châtiments cruels, comme l'a dit pieusement un poëte impie; il n'a jamais en vue que d'empêclier et de réprimer le crime, et, suivant le mot remarquable des Grecs, l'empêchement du crime, non la vengeance . De même que la mort est souvent envoyée aux gens de bien par clémence, avant qu'ils se laissent aller au mal, ainsi elle est envoyée à ces méchants, dont il n'y a plus rien à espérer, endurcis dans le crime, et qui l'aiment si fort qu'on ne peut les en arracher que par l'amputation. Dieu arrête donc leur course effrénée, et il enlève avec une égale bénignité ceux qui pèchent et ceux qui vontpécher. Enfin, toute punition est bonne au regard de la Justice, comme l'impunité est mauvaise en ce qu'elle permet aux hommes de prolonger trop longtemps une vie scélérate et conséquemment malheureuse. Boëce a dit avec sagacité : Il est plus heureux pour les méchants d'expier leut^s forfaits dans les supplices, que de netre contenus par aucun juste châtiment; et il en donne cette raison que le châtiment leur imprime quelque chose de bon, qu'ils n'avaient pas dans le comble de leurs crimes.