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ï)es pépinières de quatrième classe.
La culture du mûrier de quatrième classe ne devant exister que dans les sols pauvres , aux expositions froides , il serait plus avantageux de faire ces plantations en pourettes , pourvu que Ton eût attention de s'en procurer provenant de graine de mûres noires , et élevées dans un climat k peu près semblable au leur; la difficulté d'acclimater les plants étant ce qu'il y a de plus difficile pour tous les végétaux , il serait a souhaiter que chaque planteur éleva lui-même ses pouretles.
La préparation du sol est toujours la même ; les binages doivent être encore plus fréquents. La tige de cette classe de mûrier ne devant pas avoir plus d'un pied d'élévation , leur éducation est de courte durée ; ils sont néanmoins , comme les autres , soumis aux mêmes règles d'embranchement , de suppression de brindilles parasites , de greffe , etc. ; mais l'éducation de pépinière devant être de courte durée , je persiste k dire que cette éducation faite à demeure , offrirait l'immense avantage de ne pas faire perdre de temps par la transplantation. Au chapitre 5, où j'indiquerai la culture qui convient k chaque classe , je traiterai plus amplement de l'éducation de cette classe de mûriers , qui , k demeure , sera la même que celle en pépinière.
11 y aurait sans doute beaucoup k écrire encore sur les pépinières ; une infinité de soins minutieux doivent être donnés k quelques sujets de préférence k d'autres dont la vigueur naturelle triomphe de tous les sols et de tous les climats ; mais , en règle générale , lorsqu'un jeune mûrier ne paraîtra pas doué de la même vigueur que ses voisins , il faudra l'élever pour une classe inférieure k celle k laquelle ia pépinière est destinée.
S vu.
Arrachis.
Le dernier soin k donner aux arbres d'une pépinière , et qui n'est pas le moins important , c'est F arrachis. Il doit être fait de manière k ne pas mutiler les racines. Combien cette précaution importante n'est-elle pas négligée par la plupart des marchands d'arbres ! Les plants qu'on amène sur nos marchés sont horriblement mutilés ; il ne leur reste , pour ainsi dire , rien de leur organisation première , plus de racines , plus de branches , plus de chances de prospérité. Ainsi donc pour qu'un mûrier passe de la pépinière k demeure , il convient de l'arracher avec les plus grands soins et de le placer immédiatement k la place qui doit être prête quand on procède k l'arrachis. Il ne convient pas de Yètêter trop court ; on doit au moins lui laisser un pied de branches , afin de pouvoir lui former un second embranchement suffisamment éloigné du premier , et qui lui conserve une tête propre , sans cicatrices , et ne
pas oublier de lui marquer sa situation polaire , afin de la lui conserver. Si le mûrier possède une racine pivotante , il faut , suivant le lieu où il doit êlre planté , la lui conserver ou la supprimer. Sur tous les versants de nos coteaux ou montagnes, dans toutes les expositions élevées au-dessus du niveau des eaux , la racine pivotante sera un puissant élément de prospérité ; dans nos plaines y au contraire , la racine pivotante nuirait à l'arbre , aussitôt qu'elle atteindrait le niveau des eaux. Les sols de première classe de nos plaines étant pourvus d'une grande quantité d'humidité, les racines horisontales suffisent pour donner à la végétation toutes les parties aqueuses dont elle a besoin; je juge donc nécessaire de la supprimer.