DÉFORMATIONS DU COL
latéraux adossés sont peu saillantes, ou un peu arrondies seulement. Si au contraire on a affaire à des hypertrophies acu minées, dans lesquelles les faces internes des lobes font un angle saillant plus ou moins brusque, on a des déformations différentes. Tantôt les deux $ 's sommets viennent s’adosser l'un
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\ contre l’autre sur la ligne médiane.
; ! Tantôt leurs sommets chevauchent
contraire l’un en arrière de
au
Fig. 4. —.Aspect ordinaire l’ailtre.
de la coupe uréthrale dans
l’hypertrophie à peu près Nous verrons, en étudiant les régulière de tous les lobes. . . . ••ni
mictions involontaires des vieillards prostatiques, que ces formes saillantes de l’hypertrophie latérale, quand elles s’associent de certaine façon à une hypertrophie notable du lobe moyen, peuvent créer de véritables « fuites » au niveau du col de la vessie et amener l’incontinence d’urine.
L’hypertrophie isolée, ou prédominante, sur un seul
lohe latéral, refoule devant elle la
paroi de l’autre lobe qui lui fait vis- y" & *\
-à-vis. Dans ce cas, la coupe transversale du canal affecte la forme d’un croissant dont la concavité embrasse la saillie hypertrophique (fig. 6). La coupe verticale du canal montre encore la même déviation latérale, la coudure que présente l’urèthre dans sa portion prostatique, et parfois cette coudure, quand elle est accentuée et brusque, peut conduire à une forme occlusive de l’hypertrophie (fig. 7).
L’hypertrophie prédominante du lobe moyen est la plus fréquente des hypertrophies partielles. Mais les
Fig. 5. — Grosse hypertrophie étal ée plate des lobes latéraux; allongement considérable de la branche de l’Y.
HYPERTROPHIE PROSTATIQUE.
statistiques varient encore dans d’assez larges limites sur cette fréquence.
B. Motz ne trouve d’hypertrophie notable du lobe moyen que dans 1/3 des cas environ d’hypertrophie
prostatique. Thompson au contraire avait trouvé 91 0/0. Ces résultats contradictoires ne permettent guère au chirurgien qui se décide à ouvrir la vessie de savoir s’il aura la chance de faire une prostatectomie heureuse.
Ses effets se traduisent, soit du côté du canal uréthral lui-même, soit du côté de l’orifice vésico-uréthral, soit du côté de la vessie elle-même1.
1 Comme l’ont fait observer certains anatomistes, le lobe moyen hypertro-