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Régulateurs de vapeur, (t eau et ^alimentation

Ces divers régulateurs n'étaient presque pas employés autrefois . mais depuis quelques années on a senti le besoin de rendre les appareils indépendants du manque de soin ou des fautes du surveillant en leur adaptant des régulateurs automatiques. Le célèbre constructeur français D. Savallb a été le premier qui ait muni ses appareils d'un régulateur de vapeur très puissant. En Allemagne , R. Ilgès a appliqué le principe de Savalle à ses appareils et les a dotés, en outre, d'un régulateur d'alimentation ayant pour but d'envoyer dans la colonne une quantité de vin régulière. Ces appareils se sont encore plus multipliés ces derniers temps ; c'est pourquoi leur description occupe plus de place dans cette édition que dans les précédentes.

1 . Régulateurs de vapeurs. Le régulateur de vapeur de Savalle représenté par la tig. 207 se compose de deux bâches A et B superposées, reliées entre elles par un tuyau A. Ce tuyau est soudé à la bâche supérieure B, mais pénètre dans Tinférieure A à travers un presse -étoupe. La mobilité de ce tuyau a pour but de pouvoir rapprocher ou éloigner les deux bâches Tune de l'autre. Le vase supérieur renferme un flotteur C relié par l'intermédiaire d'une tige et d'un levier avec le robinet de distribution de vapeur E et est disposé de telle façon que plus le flotteur est haut plus la soupape de distribution est fermée.

Voici comment cet appareil fonctionne : la bâche inférieure A doit être pleine d'eau jusqu'au niveau de la tubulure F reliée à l'appareil dans lequel on veut régler la pression. Supposons maintenant l'appareil à distiller en fonction et le régulateur réglé à une certaine pression. Si la pression vient à s'élever dans l'appareil, l'air contenu dans la bâche A au-dessus de la couche de liquide est comprimé ; il refoule l'eau dans le tube B, et cette dernière soulève le flotteur C, qui ferme le robinet de vapeur d'autant pliis que la pression dans l'appareil est plus élevée. Il est clair que plus les bâches A et B sont distantes l'une de l'autre, plus la pression dans l'appareil devra être forte pour faire monter l'eau dans le tube B et soulever le flotteur, mais lorsque ce régulateur a été réglé à une pression déterminée, il la maintient absolument constante.

D'après Satalle, les variadons ne dépassent jamais un centimètre d'eau soit i/iooo d'aimosphère, exactitude qui est plus que suffisante en pratique.

Fig. 3VJ

Le régu'aleur de pression d'Ilgèt est basé sur le mfime principe que celui de Savalle, mais il afTecte une forme particulière : il est disposé de façonàcequel'on puisseemployerdansTappareilla vapeur directe et celle d'échappement de la machine. 11 est représenté en coupe parla lîg. 3o8.

La vapeur entre en A dans la colonne creuse « et se rend dans la colonneàdisdller par le tuyau S.

Elle comniumque aussi par l'intermédiaire de la colonne creuse»

avec le récipient fermé m, rempli en grande partie d'eau, et refoule celle-ci par le tuyau O dans la renfermant un teur qui suit le it de l'eau qui s'y : flotteur est relié q avec le tiroir de istribution de va- 3resse-étoupeemirtie de la vapeur.

I distribution se un cylindre creux itan: deux cavités -dessus l'une de nais A une certaine Dans ce cylindre un piston évidé et 'é qui est en outre percé d'une ouverture Z, placée environ au milieu de sa hauteur et est ouvert endessous en A.

Lorsque le piston est au bas de sa

— ancourse» rouverture qui y est pratiquée se trouve placée vis à vis de la cavité inférieure qui met l'fntérieur du piston et par suite l'appareil en communication avec l'arrivée de la vapeur directe. Lorsque le piston est au haut de sa course , c'est avec la conduite destinée à laisser échapper l'excès de vapeur qu'il est en communication. Lorsque le piston se trouve dans la position intermédiaire indiquée par la figure, il ne communique avec aucune des deux cavités.

Les différentes situations dans lesquelles on peut se trouver pendant la marche de l'appareil, au point de vue de la pression, sont les suivantes :

1^ La vapeur d'échappement de la machine arrive en abondance et suffit pour le travail ; le piston occupe alors la position intermédiaire et n'est en communication avec aucune des deux cavités ;

2® La machine à vapeur est mise davantage à contribution et la vapeur d'échappement arrive en trop grande quantité ; la pression qui augmente dans l'appareil, se répercute dans le régulateur et soulève le flotteur et en même temps le piston qui se trouve mis alors en communication avec le tuyau destiné à laisser échapper l'excès de vapeur;

3^ La machine est peu chargée et n'envoie qu'une quantité insuffisante dans l'appareil ; le flotteur baisse alors dans la bâche P et le piston, descendant avec lui, commence par intercepter la communication avec le tuyau de sortie de la vapeur, et, si la pression baisse encore dans l'appareil, il arrive au bas de sa course et laisse entrer la vapeur directe.

Ce sont-là les trois positions principales que peut occuper le piston, mais il va sans dire qu'il y en a un grand nombre d'intermédiaires suivant que le piston ouvre plus ou moins les communications avec les cavités. Une certaine quantité de vapeur se condense pendant que le régulateur marche et vient se rassembler dans la bâche m. Le niveau du liquide dans ce récipient et, par suite, aussi celui de la bâche P varierait donc si le constructeur n'avait eu soin de munir la bâche m d'un trop-plein qui y maintient un niveau constant ; ce trop-plein est placé à gauche dans la fig. 208.

Un tube de niveau permet aussi de se rendre constamment compte de la pression dans le régulateur.

Le régulateur de vapeur dont Christoph a muni son appareil est

Vapeur en excès.

Vapeur direcU.

l 'apeur alUati à Vappareil.

très simple et très puissant. La description suivante de ce régulateur, représenté par la fig. 209. est due à Delbrûck qui l'a publiée dans la Zeits. f. Spir. Ind. 1882, page 328.

Cet appareil se compose d'un vase A plus haut que large , fermé hermétiquement par un couvercle D. Une tubulure^ placée à peu près à mi-hauteur, conduit la vapeur d'échappement dans le régulateur ; une autre tubulure, placée un peu au-dessous du couvercle, feit communiquer l'appareil avec la colonne à distiUer. Le couvercle D est, en outre, traversé par deux tuyaux dont l'un sert à l'entrée de la vapeur directe et dont l'autre est destiné à £aire échapper dans l'air la vapeur se trouvant en excès dans le vase. Ce couvercle D se continue dans le vase A par une boîte d dans laquelle débouche le tuyau de vapeur directe et qui est en communication, par une fente annulaire, avec le cylindre a qui traverse cette capacité. A l'intérieur de cette boite il s'en trouve une plus petite b, qui reçoit le tuyau permettant à la vapeur de s'échapper et qui, comme d, est en relation avec le cylindre a par une. fente annulaire. Dans ce cylindre se meut, à frottement doux, un piston évidé, en forme de cloche c, qui est percé de deux rangées de petits trous. La distance qui sépare ces deux rangées a été calculée de façon à ce que lorsque la rangée supérieure est en communication avec le compartimenta, les trous de la rangée inférieure soient bouchés par la couronne qui se trouve entre les deux fentes circulaires pratiquées sur la surface du cylindre a. Lorsque le piston se trouve dans une position intermédiaire, les deux rangées de trous sont bouchées, et, lorsqu'enfin il est au bas de sa

Vapeuf I ^ [• Sichttppemm.

coaden&atton.

Fig. 209.

course, la rangée inférieure est mise en communication avecle compartiment dy c'est-à-dire avec l'arrivée de la vapeur directe. La tige à laquelle est fixée le piston traverse le couvercle du cylindre dans un presse-étoupe et va se relier à un levier muni de contre-poids pouvant glisser sur le bras du levier et qui permettent ainsi de régler la pression à laquelle le régulateur doit fonctionner.

Supposons maintenant cette pression réglée de façon à ce que lavapeur d'échappementde la machine en marche normale suffise pour le chauffage de l'appareil ; le piston occupera alors la position intermédiaire où les deux rangées d'ouvertures sont bouchées. Si la machine vient à développer plus d'efforts, et, par suite, à dépenser plus de vapeur, le piston s'élèvera dans le cylindre et mettra le vase A en communication avec le tuyau de sortie de la vapeur b^ celle-ci s'échappera alors dans l'air jusqu'à ce que la pression ayant diminué dans le régulateur, le piston ait repris sa première place. Si la pression continue à baisser, le piston descendra encore davantage et donnera accès à la vapeur directe, et ainsi de suite. Il s'ensuit que , pendant que l'appareil fonctionne , le piston est animé d'un mouvement de va et vient qui maintient, dans la colonne à distiller, une pression constante, ne variant que dans de très faibles limites.

Le vase A est muni sur l'un de ses côtés d'un manomètre indiquant la pression existant dans l'appareil et à sa partie inférieure d'un robinet e servant à l'écoulement de l'eau de condensation.

Legat^ de Paris, a inventé un régulateur qui se compose d'une cloche reliée au bras le plus long d'un levier dont le petit bras est fixé à la tige de la soupape de distribution de vapeur. Cette cloche métallique qui est placée dans une capacité fermée , a ses bords inférieurs plongés dans du mercure. Elle est en communication avec l'appareil à rectifier ou à distiller par deux tuyaux dont l'un est destiné aux vapeurs se dégageant de l'appareil et l'autre, à la rétrogradation du liquide condensé. Si la pression monte dans l'appareil, la cloche s'élève et ferme la soupape à vapeur, si, par contre, elle baisse, c'est le contraire qui se produit.

2. Régulateurs d* alimentation. Le premier régulateur d'alimentation a été construit par Ilgès (voir fig. 189). Il se compose d'un bac dans lequel le vin arrive d'un réservoir placé plus haut, par un tuyau muni d*un robinet.

L'appareil à distiller de Christoph est aussi muni d'un régulateur d'alimentation spécial qui est représenté par la figure 210. Il se compose d'une boîte 2, fixée à une console en fonte et dans laquelle tourne lentement un piston creux 3. Le mouvement est communiqué à ce piston par l'intermédiaire d'une poulie 6 et des engrenages coniques 4 et d- La chambre dans laquelle tourne le piston g est percée de deux ouver-

tures 7 et 8 communiquant, la première avec le tuyau d'arrivée du vin i; la seconde, avec le tuyau d'alimentation 9. Le piston est fermé à sa partie inférieure par un fond incliné, et est traversé par une fente à la hauteur des ouvertures 7 et S ; il se prolonge par un tuyau muni d'un robinet à air 13. Il tourne sur un pivot filé audessous du fond incliné. La figure 210 représente le piston lorsqu'il est en communication avec l'arrivée du vin ; celui-ci pénètre par la tubulure i dans le piston et s'y élèveà une hauteur qu'on peut faire varier en ouvrant plus ou moins le robinet à

air JS. Le piston continuant Fig. a 10

à tourner, la fente iO arrive

^s-à-m du tuyau d'alimentation, et la quantité de vin qui y est emprisonnée coule dans un entonnoir aboutissant dans l'appareil. D'après l'appréciation de Delbrûck, ce régulateur fonctionne très bien. Le seul défaut qu'on puisse lui reprocher est que les pelures de pommes de terre entraînées avec le vin peuvent obstruer le robinet d'air i2. Christoph conseille, pour éviter cet inconvénient, de placer au haut du tube i t une petite cloche qui n'est pas représentée dans la figure 210.

3. Régulateurs tfeau. C'est encore Savalle qui a construit le premier régulateur à eau véritablement complet.

Voici, d'après Pampe, la description de cet appareil représenté par la tig. 311, et ayant pour but de fournir au condenseur juste la quantité d'eau qui lui est nécessaire.

Avant de donner cette description, rappelons que plus la dîstil-

Fig. an.

lation est active, plus la pression est élevée dans le condenseur, et plus il faut d'eau pour condenser.

Le régulateur se compose de deux vases, l'un extérieur A, l'autre intérieur B, qui sont remplis d'eau jusqu'à un certain niveau. Le vase extérieur A communique par un tuyau recourbé E avec le condenseur. Supposons maintenant que la pression augmente dans le condenseur, l'air qui se trouve au-dessus du liquide, dans la

biche A, sera comprimé, fera monter l'eau dans le vase B, et soulèvera le floneur C qui est relié à la vanne de distribution d'eau. Celle-ci s'ouvrira davantage et laissera arriver une plus grande quantité d'eau dans le condenseur. La pression y diminuera bientôt et le flotteur et. par suite aussi, le robinet d'eau, ne tarderont pas à reprendre leur position primitive.

La fig. 312 représente un régula teu r ,constru it par Piiin^, qui a pour but de rendre aussi régulière que possible l'arrivée de l'eau dans le condenseur et le réfrigérant.

La lettre E de la figure désigne le réservoir & eau et la ett D, un tuyau deux fois recourbé qui conduit à la soupape C et au régulateur A B Quand le niveau de l'eau monte *' '"' dans le réservoir E, elle coule

plus vite dans le tuyau D, et s'élève en A à une plus grande hauteur en soulevant le flotteur B qui ferme la soupape d'alimentation du condenseur C.

6, Compteurs à eau et à vin.

Compteur à alcool de Siemens.

Les fig. 21 3 et 214 représentent la coupe et la vue d'ensemble du compteur à alcool Siemens. Ce compteur a pour but de mesurer le volume d'alcool coulant à l'éprouvette, et en même temps la quantité d'alcool pur qu'il contient.

Deux organes servent à atteindre ce double but. La compteur B et l'enregistreur A servant à contrôler le degré de l'alcool. Le mesurage de l'alcool se fait d'une façon très simple et très sûre : L'alcool arrivant de l'appareil enregistreur A est conduit par le tuyau I dans la capacité cylindrique O [Voir fig. 2i3) quisetrouve elle-même à l'intérieur du tambour B. Ce tambour est divisé par

des cloisons en trois compartiments I, II. III, pouvant recevoir chacun un volume déterminé de liquide. Des ouvertures étroites

ng. 113.

fi, r^, f|. parallèles à l'axe du tambour mettant en communication chaque compartiment avec le cylindre D, de manière ft ce que.

suivant la position du cylindre, l'alcool puisse pénétrer dam In compartiments I, II, III. Chacune de ces cases communique avec 'extérieur par l'intermédiaire des ouvertures i,, jj, jj, qui soDt destinées à l'écoulement de l'alcool contenu dans les compartiments. Les petits tuyaux ^i.^,./ij, permettent à l'air de s'échapper pendant que les compartiments se remplissent.

Fig. au-

Maintenant que nous connaissons ta disposition de cet apparôl, examinons comment il fonctionne :

Lorsque le compteur se trouve dans la position représentée par la fig. 31 3, l'alcool arrivant dans le tuyau ('pénètre dans la capacité D et passe de U par l'ouverture la plus basse r, dans le compartiment I. Lorsque celui-ci est plein, le niveau s'élève en D et s'écoule par l'ouverture r, dans le compartiment II. Le centre de gravité du tambour se trouve ainsi déplacé, et, dès qu'une certaine quantité d'alcool s'est rassemblée dans le compartiment II, le umbour

tourne suivant la direction de la flèche (Fig. 21 3). Le liquide contenu dans le compartiment I peut alors s'écouler par l'ouverture s^ dans un vase C entourant le tambour d'où il se rend par le tuyau G dans le réservoir à alcool. Au fur et à mesure que le compartiment I se vide» ce qui se fait rapidement, le tambour continue à tourner, et le compartiment II finit par prendre la place qu'occupait primitivement le compartiment I.

Lorsque la case II est pleine, l'alcool coule dans le compartiment III ; le tambour tourne alors de nouveau, et le compartiment III vient à son tour prendre la position représentée par la figure, et ainsi de suite. Ce jeu se continue de cette façon tant que l'alcool arrive dans l'appareil. Un compteur adapté à l'axe du tambour enregistre le nombre de tours qu'a fait l'appareil, et permet ainsi de se rendre aisément compte du volume d'alcool qui l'a traversé. La construction de l'appareil servant à enregistrer le degré de l'alcool est plus compliquée : elle se résume en un compteur qui est mis en mouvement par un alcoomètre spécial. Cet instrument se compose d'un flotteur P plongeant dans l'alcool qui passe dans le vase A et qui est suspendu à l'autre extrémité à une lame en acier, faisant ressort Q (Fig. 214). Suivant que la force de l'alcool qui coule à travers le récipient est plus ou moins grande, le flotteur s'y enfonce plus ou moins en tendant aussi plus ou moins le ressort Q. Un levier relie la tige de l'alcoomètre à un indicateur S, mobile autour de l'axe i, et lui transmet tous ces mouvements, ayant pour effet de faire baisser ou relever sa pointe. D'autre part, il se trouve sur l'axe du tambour mesureur un disque rond M» dans lequel sont ménagées trois profondes échancrures. Ce disque se meut avec le tambour, et à chaque i/3 détour correspondant à l'évacuation d'un des compartiments, le levier H tombe dans l'une des échancrures qui sont taillées de façon à ce que la marche de l'appareil fasse bientôt après reprendre au levier sa position primitive sur la circonférence du disque. En remontant, le levier met en mouvement, par l'intermédiaire d'un cliquet, une roue dentée qui elle-môme fait partie d'un compteur particulier. Il est clair, d'après cette description, que plus le levier H s'enfoncera dans Téchancrure du disque M, plus aussi la roue dentée fera de tours, et comme, grâce à une disposition particulière, l'enfoncement du levier varie avec la position de la pointe x de l'indicateur S qui lui-même suit les mouvements de

ralçoomèCFe P, U en résulte que le compteuc peut être réglé de façon à iQdiquer exactement la ^rce alcoolique du liquide contenu dans le Ya^e A.

Le liquide doit naturellement être bien mélangé pour que Tindication de l'alcoomètre soit exacte. Ce mélange est obtenu pax la disposition que présente la figure 2 13 : l'alcool, avant d'entrer dans le vase mesureur, se rassemble dans un récipient E» d'où il se rend par deux tuyaux dans le vaae A. Un de ces tuyaux, i, peut du fond du récipient E, et se teraûne par une couronne^ percée de trous à la paçt^ supérieM^e de  ; l'autre tuyau, au contraire, part du haijitdu réservoir E et aboutit, de la même façoa que le premier, à la partie inférieure de A. ^'alcool qui a le poids spécifique le plus grand, c'est-à-dire le plus feible, arrive donc à la partie supérieure du vase A, et aura naturellement la tendance à descendre^ tandis que l'alcool le plus fort, qui arrive à la partie inférieure de A, aura la tend^^j^ice à s'élever. On obtient ainsi le mélange voulu.

Pour rendre les. indications de l'alcoomàtre indépendantes des variatipAS de temp^ture, Siemens construit le flotteur en tôle mince, et prescrit de le remplir complètement d'alcooL De cette {£^n, le flotteur est soumU aux mêmes variations de densîDé que le liquide à mesurer. Les indications du compteur de Siemens sont donc indépendantes dfi la température.

Cet appareil n'enregistre pas seulement ta quantité de 3/6 qui coule de l'appareil, et sa force alcoolique, mais il indique aussi, grâce à un système très simple, le temps que l'alcool a mis a couler.

Le compteur de Siemens est donc tout-àrfait bien co nçu ; quant à la question de savoir s'il est assez perfectionné pour que ses indications ne puissent pas être faussées dans aucun cas, elle est discutée.

Une commission spéciale, qui a étudié ce compteur, s'est prononcée en sa faveur. Par contre, Loewenherz estime que les indications de cet appareil peuvent être faussées par le distillateur ou l'ouvrier mal intentionné, qui peut toujours augmenter le volume d'alcool qu'indique le compteur en y faisant passer de l'eau chaude. Loewenhetix convient bien qu'un recensement de l'alcool contenu dans Ijçs i;éservoirs doit faire reconnaître la supercherie, mais il objeçtç qu'il, y a peu de chefs d'usines qui soient à même de pouvoir confrôlj^r 4ç cette façon, jour par jour, le» données du compteur.

Delbrûck fait enfin remarquer que les impuretés provenant des dépôts qui se forment dans la colonne à distiller, peuvent gêner la marche du contrôleur Siemens ; on peut, il est vrai, obvier à cet inconvénient en faisant passer l'alcool, avant son entrée dans l'appareil, dans un filtre en feutre ; mais ce filtre n*est pas lui-même à l'abri des obstructions.

On ne peut donc pas encore se prononcer complètement sur cet appareil.

Le contrôleur de Siemens ne pouvait pas, à l'origine, être employé dans les distilleries de mélasse, parce que les gaz et les vapeurs qui s'y développent attaquaient les axes en laiton et Tétamage de l'appareil. Le constructeur a remédié, en grande partie, à cet inconvénient, en remplaçant l'étamage ordinaire par un alliage d'étain et d*antimoine, et en plaçant toutes les parties délicates du compteur dans une caisse en tôle hermétiquement fermée.

Compteurs employés en Autriche-Hongrie.

L'Autriche-Hongrie a établi depuis i885 un impôt de fabrication sur Talcool, mais le degré du liquide n'étant pas un élément de cet impôt, les compteurs dont on se sert dans ce pays ne sont destinés qu'à mesurer le volume de l'alcool coulant à l'éprouvette. On comprend sans peine que, dans ces conditions, les distillateurs d'Autriche doivent s'efforcer de produire des alcools aussi concentrés que possible, aussi y trouve-t- on des appareils perfectionnés , produisant des alcools premier jet pesant de 94 à 96°.

Remarquons, en passant, qu'il est de l'intérêt des distillateurs de refroidir l'alcool antant que possible avant le mesurage, du moment où llmpôt ne tient compte que du volume, car plus un liquide est chaud, plus U occupe de volume ; c'est pourquoi, dans les distilleries autrichiennes et hongroises, on porte le plus grand soin à la réfrigération. U est probable même que si Ton employait de la glace dans les réfrigérants, on y trouverait avantage.

Le compteur le plus répandu dans ces pays est celui de Dolainskix ceux de Weiser et Beschomer viennent ensuite.

Compteur de Dolainsky.

Ce compteur est représenté parles fig. 21 5 et 216. Tout l'appareil est contenu dans une caisse en fer forgé, a^ b^ r, qui est fermée par une tringle r, et un cadenas dont la clef est entre les mains du fisc. L'alcool pénètre dans Tappareil en /, et remplit les tuyaux d

Fig. 215.

et d"^. C'est dans ce dernier tube que se trouve l'alcoomètre dont on peut suivre les indications à travers une vitre en verre épais. De ce tube, Talcool passe sur un tamis m qui retient les matières solides du vin ayant pu être entraînées avec les vapeurs alcooliques, et entre ensuite en ^*, dans le tambour mesureur B dont nous connaissons déjà la construction. Celui-ci enregistre, à Taide d'un compteur, l'alcool qui le traverse et qui s'écoule par ie f^.

On a prévu le cas où le tambour, venant à se déranger pour une raison quelconque, ne tournerait plus ; dans ce cas, Talcool s'échappant du compartiment inférieur coule dans un vase oscillant F, pouvant se mouvoir autour de son axe. Il est divisé en deux compartiments d'une capacité d'un litre chacun.

Lorsqu'un de ces compartiments est plein, il bascule sous l'action

Fig. 216.

de son propre poids, et l'alcool qu'il contient s'écoule , tandis que l'autre vient se placer sous le tuyau d'amenée de l'alcool et se remplit à son tour. Ce second mesureur est enfermé dans une boîte G de laquelle l'alcool peut se rendre par 0 dans la grande enveloppe D. A gauche et à droite de la caisse G (Fig. 216) , sont placés deux leviers à bras égaux, pp^ qui, aussitôt qu'ils sont touchés, lorsque le vase F bascule, font sonner, soit la cloche s^ soit la cloche j^,

par l'intermédiaire des tiges çq^ et des leviers r r^ Une aiguille v, reliée au vase oscillant F et passant par une fente à travers l'enveloppe en cuivre qui le recouvre, suit ses mouvements et note le nombre d'oscillations sur le compteur.

Le vase U, que la fig. 216 nous montre à gauche de la caisse G, est destiné à contrôler la marche du mesureur oscillant F : chaque fois que ce vase bascule, une petite quantité d'alcool pénètre dans U

par une fente ménagée dans son couvercle, et s'y rassemble. Le fisc peut ainsi se rendre compte si le fonctionnement de l'appareil a été satisfaisant L'arrêt du tambour est signalé à l'A dministratiomnon seulement par le tintement de la cloche à chaque oscillation du va- ^se F, mais aussi par l'apparition d'un disque rouge M qui est mis en mouvement ^'«- ^'7' par le vase F lui-

même , par l'intermédiaire d'un fil de cuivre. Afin d'empêcher les distillateurs de fausser les indications des appareils contrôleurs U et K en évaporant l'alcool qu'ils contiennent, on a placé dans une enveloppe spéciale un thermomètre à maxima destiné à enregistrer la température à laquelle l'alcool serait porté.

Appareil de Weiser

L'appareil de fVeiser, perfectionné par Prieb ne diffère que peu de celui de Dolainsky.

-^àw -

Le croquis de cet appareil (Fig. 217) se comprend sans autre explication. Les flèches y indiquent la marche de l'alcool. Les indications de ce compteur présentent la même sûreté que celles du système Dolainsky. L'appareil de fVeiser est même muni, en outre des autres dispositions servant à contrôler le fonctionnement du tambour, d'un appareil enregistrant le moment auquel le tambour s*est arrêté.

Appareil de Beschorner.

Le compteur de Beschorner est représenté en coupe par la fig. 218.

C*est le tambour mesureur danslequell'alcool arrive par un tuyau en croix b , analogue à celui que l'on rencontre dans l'appareil de Dolainsky.Les rotations de ce tambour sont transmises par une fourchette au compteur proprement dit.

Lorsque le tambour vient à s'arrêter, l'alcool remplit le compartiment inférieur et coule de là dans un autre tambour de réserve G dont les tours sont enregistrés sur un tableau spécial. Quatre leviers I fixés au tambour de réserve G agissent sur le battant d'une cloche et avertissent ainsi de l'arrêt du premier tambour.

L'appareil comprend encore un autre avertisseur, formé par un disque P adapté à un flotteur se trouvant dans un petit vase qui se rempUt d'alcool en même temps que le tambour de réserve 0.

Fig. 318.

Lorsque ce vase s'emplit, le flotteur et, avec luij le disque-signal s'élèvent et indiquent ainsi que le tambour G ne fonctionne plus.

Un autre vase p est destiné à empêcher qu'on n'arrête l'écoulement de l'alcool. Ce vase est divisé en deux compartiments dont l'un est toujours plein d'alcool, tandis que l'autre ne s'emplit que lorsqu'on empêche le fonctionnement du tambour en arrêtant l'écoulement de l'alcool. Un thermomètre à maxima et des boules en métal fusibles sont placés dans ce vase et servent de témoins pour le cas où l'on aurait voulu évaporer l'alcool en le chauffant.

Un dernier appareil de contrôle enfin, la caisse r, se remplit d'alcool et élève le flotteur s et avec lui un disque-signal lorsque le tambour de réserve G vient aussi à ne pas fonctionner.

Mesureur de moût.

Ces appareils, et en particulier celui de Glaeser, seraient d'un grand intérêt pour l'administration des finances, dans le cas où l'on

remplacerait l'impôt sur la capacité des cuves par un impôt sur le volume du moût. Ce dernier système aurait l'avantage de prêter moins aux fraudes que le premier qui est actuellement appliqué en Allemagne, et d'être plus juste. L'espace perdu que l'on est obligé de laisser dans les cuves à fermenter peut, en effet, donner lieu à une fraude, qui consiste â finir de remplir entièrement la cuve de jus aussitôt que la fermentation tumultueuse et, par suite, le danger

de déversement est passé. Cette opération a évidemment pour but de faire entrer dans la cuve une plus grande quantité de moût que celle qui est prévue et imposée par le fisc. Il est clair que cet impôt n'est pas très équitable en ce sens qu'il frappe plus les usines dont le travail exige qu'on laisse dans les cuves un grand espace inutilisé. Le compteur Glaeser consiste en un cylindre d'un volume déterminé qui reçoit une quantité constante de moût. Un dispositif automatique relié avec un système enregistreur ouvre le robinet de vidange et ferme simultanément le robinet d'introduction de moût, dès que le cylindre est plein. On reproche à cet appareil que les robinets d'entrée et de sortie du moût ne fonctionnent pas convenablement lorsqu'il se trouve dans le moût des corps étrangers tels que chiffons, morceaux de balais, etc,; mais il ne serait pas difficile de supprimer cet inconvénient par une filtration grossière, car de petits objets ne gênent en rien le fonctionnement du compteur. L'appareil Glaeser est représenté par les figures 219 et 220.

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