‹ Traité de la fabrication de l'alcoholChapitre 130 sur 154 · APPAREILS · texte numérisé non relu

APPAREILS

Christoph Ilgès

Contenance en alcool pur

du vin

vol. p. */o 9»»7

des flegmes.

vol. p. •/«»

Temps.

minutes

Volume

deU vinasse.

litres 122,3

Eau employée

litres 126,9

Chaleur

dek vinasse.

calories 16378

Dépense

de charbon.

kgr.

pérature de l'eau chaude.

Nous voyons, d'après les résultats des expériences que nous venons de rapporter , que les appareils continus employés actuellement travaillent économiquement. Il ressort des chiffres' de Delbrûck que l'appareil de Bohm est le plus avantageux. Cette appréciation est confirmée par les essais faits par Bockenhagen de Gûstrow. Sur trois essais faits sur le travail d'un appareil de Bohm, produisant de l'alcool à 90® Tralles, les quantités d'eauài3"C, dépensées pour distiller 100 litres devin ont été les suivantes : 81,64 et 60 litres d'eau^ qui sortait de l'appareil à une température variant entre 62 et 75® C. Nous devons donc conclure de ces chiffres que les constructeurs sont, depuis déjà un certain temps, dans la bonne voie, et que si les appareils plus récents ne sont pas plus puissants, c'est-à-dire ne distillent pas plus devin dans un temps donné et ne sont pas plus économiques au point de vue du premier achat et de leur durée, ils n'offrent pas d'avantages sur les appareils continus plus anciens. Delbrûck recommande l'emploi des régulateurs dépression , pour empêcher le gaspillage de la vapeur. Nous avons déjà vu que Savalle avait été le premier à joindre un régulateur à sa colonne à distiller, et que cet exemple a été suivi en Allemagne par Ilgès. Aujourd'hui les régulateurs de vapeur sont généralement répandus et forment une partie indispensable des appareils à distiller. Nous recommanderons d'adopter autant que possible des régulateurs ayant fait leur preuve, comme ceux de Saualle ou d*Ilgès.

Les perfectionnements apportés dans les distilleries par l'adoption des cuiseurs sous pression et des appareils broyeurs ont amené en taÈsm temps les distillateurs à modifier aussi la puissance des appa-

reils à distiller. Ces nouveaux appareils ont, en effet, raccourci la durée de la saccharification de telle façon que telle distillerie qui ne pouvait faire que 2 ou 3 opérations jusqu'à deux heures de l'aprèsmidi et n'y arrivait même qu'avec peine, peut maintenant en faire 4 ou 5 pendant le même temps ou, si elle ne veut pas en augmenter le nombre en a terminé 2 ou 3 avant onze heures du matin. La durée de la saccharification ne se trouve dès lors plus en harmonie avec la puissance des appareils à distiller, car celle-^i avait été calculée, avec raison, de manière à faire durer la distillation pendant le temps nécessaire à la saccharification suivante, afin d'utiliser complètement la vapeur d'échappement de la machine et d'employer le moins possible de vapeur directe, aujourd'hui donc où, grâce aux nouveaux procédés, la durée de la distillation est devenue plus longue que celle delà saccharification, il faut chauffer pendant quelques heures les colonnes uniquement avec la vapeur directe. C'est pourquoi les distillateurs qui veulent utiliser complètement leur vapeur d'échappement sont obligés d'augmenter la puissance de leurs appareils distilla toires, soit en en ajoutant un nouveau, soit en renforçant les appareils déjà existants. On peut arriver à ce dernier but en augmentant la puissance de la colonne à rectifier ; c'est ce qu'à fai ffeigcl, de Neisse, qui, en adaptant une colonne à rectifier à l'ancien appareil à chaudière, Ta rendu susceptible de distiller 7-800 litres par heure, alors qu'il ne pouvait en distiller que 4-600 litres. Actuellement, avec les nouveaux procédés employés pour la saccharification, il est de la plus haute importance lorsqu'on songe à l'installation d'un nouvel appareil à distiller, de bien calculer la puissance qu'il doit avoir, et l'on ne doit pas hésiter à choisir un numéro plutôt un peu trop grand que trop petit, car il ne faut jamais oublier qu'une petite augmentation dans le prix d'achat est de peu d'importance en comparaison des frais de fabrication qui sont constants.

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