‹ Traité de la fabrication de l'alcoholChapitre 153 sur 154 · OT · texte numérisé non relu

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caisse III, c le tuyau de pression reliant ^ à I, ^ le tuyau d'air de b^ ^ledéversoirmobiledeladrèchedeiacaissel à la caisse II,/* le tuyau du déversoir, g le déservoîr pour la drèche évaporée » hh les regards, ii les thermomètres pour les drèches et la vapeur, kk les manomètre et indicateur du vide, // les poulies motrices des disques d'évaporation , nnn les robinets de vidange des caisses , 0/7 les soupapes de sûreté des caisses III et II , ^ la cheminée d'évacuation des vapeurs de I, B le mélangeur, D la pompe, E la citerne, F l'élévateur.

B. U appareil à sécher proprement dit comprenant : 1 l'entrée de la drèche, 2 la sortie, 3 les palettes d'agitation, 4 la cheminée d'évacuation de la vapeur d'eau, 5 les trous d'homme, 6 la chambre de vapeur de chauffe, 7 la soupape d'entrée de la vapeur, 8 la sortie de la vapeur condensée. Cet appareil de Theisen est déjà très répandu et s'emploie aussi pour la dessication du marc retiré au moyen de filtres-presses des vinasses de mélasse.

Demmin concentre les drèches avec de la vapeur directe ou d'échappement dans un appareil analogue à celui de Robert ; la vapeur de la première caisse passe dans la seconde , celle de la seconde dans la troisième et celle de la troisième est employée pour la distillation • à condition de conduire la colonne à distiller avec un vide égal à celui de la troisième caisse. Cet appareil n'a pas encore fait ses preuves, et il est peu probable qu'il réalise les avantages annoncés , c'est-à-dire une économie de combustible de 60 ^o sur une dessication ordinaire. Les autres procédés de dessication ne cherchent qu'à retirer toutes les matières en suspension contenues dans les drèches. Nous avons vu déjà qu'il en résultait une perte importante de matières nutritives ; mais, en revanche, ces procédés permettent d'avoir recours à des appareils beaucoup moiqs coûteux.

Le premier appareil de ce genre a été construit par Hatschek, de Vienne, mais cet inventeur a dû l'abandonner à cause des difficultés techniques qu'il présentait. Récemment Hatschek a repris ses essais et a obtenu de bons résultats avec les drèches de seigle et de maïs. Son procédé consiste à opérer la filtration dans de grandes cuves à double fond à une température d'au moins 80^ G. Les résidus suffisamment compacts sont pressés à nouveau et mélangés à 8 — 10^/0 de son. Cette masse encore humide passe alors dans une machine de compression qui , suivant sa grandeur, fabrique de 600 à 1800 pains contenant 1/2 idlogr. de matière sèche. Ces pains sont alors

desséchés dans un four continu et constituent une matière nutiîtiYe d'une odeur agféable ; ils peuvent aussi être conservés longtemps. Dans les distilleries travaillant le maïs , on peut remp^cer le son par les germes et les balles de ce grain. Hatschek construit un appareil spécial pour la décortication du maïs.

Enfin, G. fValther a aussi pris un brevet pour la filtration des drèches et la formation de tourteaux , ainsi que le D*^ G. Baumert pour une presse continue.

Le procédé de dessic^tion de Heinrich Henke et C*, de Grûneck pr^s de Freising, consiste à précipiter les matières solides d^ la vinasse p^r un collage, à Taide d'une solution de colle de poison. En mélangeant, en effet, à un hectolitre de drèche, 5 gr. de colle 4issoute dans un peu d'eau, on obtient au bout de lo à 12 heures de repos un précipité épais recouvert d'une couche de liquide clair que Ton peut éliminer par décantation. Quant à la masse boue4se, elle est d'abord neutralisée à l'aide de craie, puis exposée sur des surfaces chauffées où elle se sèche.

La drèche sèche obtenue de cette façon a, d'après le professeur Soxhlet, la composition suivante :

Drèche Drèche Drèche Drèche

de pommes de terre de maû de seigle de froment

Eau 7,8^7. 11,12 *»/o 5,8^ ii,39

Protéine 35,08 » 21^44 « 20,81 28,88

Corps gras 3,55 » ii,44 » 4f^} 9,54

Matières extractives non azotées.. 40,54 « 38,96 » 58.20 33,85

Cellulose. ,,\ 8,60 » 10,55 » ^^^ 8,60

Cendres 16,40 » 6,50 » 3,86 8,74

Schuster Recommande un autre procédé permettant de séparer et recueillir une partie des matières solides de la drèche et qui consiste à tamiser non pas la vinasse, mais le moût. Il obtint, en moyenne, pour un encuvage de 40 hectolitres de moût de pommes de terre, environ 100 kgr. de résidus. De mauvaises pommes de terre en donnaient i5o. La vinasse qu^e Von obtient par ce procédé, renfermant encore des matières nutrijtives, est natureUenxent distribuée aux animaux. Quant au résidu solide il est acidifié et conservé dans des fosses ; il constitue un excellent aliment dont on peut distribuer 7 1/2 kgr. par. tête de gros bétail et par jour. Sjdiuster ne donne malheureusement pas d'analyse de ce résidu ; il e$t évident que s'il est très aqueux, k ration dey kgr. 1/2 est trop minime pour

produire' un effet utile notable. Du reste, Schuster, en préconisant cette manière de travailler, se propose moins d'obtenir un résidu utilisable, que de remplacer dans les cuves à fermenter loo à i5o kgr. de matières inertes ^soumises cependant à l'impôt) par des corps fermentescibles, ainsi que d'éviter les engorgements des pompes à moût et des appareils à distiller.

La conservation de la vinasse dans des fosses ou citernes spacieuses ^l pratiquée dans la distillerie de Miehler, à Buchsdorf, dans la Silésie autrichienne. Les parois des fosses à vinasses sont planchéiées et les joints sont calfatées. La drèche doit, à la vérité, devenir fortement acide, mais les animaux la prennent cependant avec plaisir et leur santé ne paraît pas en souffirir. L'application en grand de ce système offrirait des difficultés et Maercker ne voudrait pas, du reste, en conseiller l'adoption parce qu'il donne forcément lieu à une perte sensible de matières nutritives par suite des infiltrations dans le sol et de la fermentation qui se produit dans la fosse.

Dyrenfurth conserve aussi la drèche dans des fosses cimentées, après l'avoir mélangée avec de la paille hachée, du sel, des tourteaux de colza et du son de froment.

Citons en terminant une analyse faite par Maercker sur des résidus séchés de la fabrique de levure pressée de MM. Haring Ehrenberg et C®.

Voici cette analyse :

Humidité 6,20 * '^

Corps gras 1,68 »

Cendres 5,90 »

Cellulose i5>55 »

Protéine 1 4}^o » '

Matières extractives non azotées 3^1 19 »

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