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qu'ils avaient prises dans leurs entretiens avec les médecins espagnols y ou même dans les bruits populaires.
A la même époque, en 1802^ M. Va-
» Que diront nos descendans , que dira même la race actuelle , lorsque , familiarisée avec cette maladie qui , pour le malheur de l'humanité , deyiendra ^ par les effets des révolutions physiques , aussi commune dans certains étés que le sont les fluxions de poitrine en certains hivers; que diront les partisans de l'importation , quand elle se développera dans des temps où toute commun ioation avec les ile^ n'existera plus; que diront^ils , enfin , quand, ils seront convaincus qu'elle n'est pas contagieuse ^ Ils regretterpnt sans doute , mais trop tard, d'avoir perdu du* temps à prouver un fait qui n'existe pas , au Heu de l'avoir employé à chercher les moyens dei combattre une maladie qui, mieux connue ^ sera moins dangereuse , etT par conséquent moins redoutée*
» Je crois donc , monsieur , que rien ne peut contribuer aussi efficacement au rétablissement de la tranquillité publique, et au soulagement des malades, que la publication des vérités importantes , qui prouvent que la maladie ' n'est pas contagieuse , ni essentiellement mortelle. Une fois convaincu de la vérité de ces faits , le pubUc rassuré regardera cette n^aladie comme . il en regarde une foule d'autres auxquelles il est sujet , et qui , quoique dangereuses, ne lui inspirent pas la même crainte. Une fois délivré du sentiment pénible de la ter— reur , il se livrera avec confiance aux soi as de son mé-*
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letïûn publia son excellent Traité de la fièvre jaune d'Amérique , dans lequel il aftirmait que cette maladie n'est point contagieuse ; peu de mois après je fis paraître ma Dissertation surlafies^rejœmey dans laquelle je soutenais toujours la même opinion; mais nos efforts à ce sujet fa* rent à peu près inutiles.
decin qui , tirant parti de toutes les connaissanées de soo art , pourra seconder la nature arec succès , lovsqfue le moral des malades y soustrait aux etTets désastreux de la crainte y laissera anx organes la facutté d'exercer leurs fonctions.
•. » Coitame je suis intimement persnadé, naonsieur^ qne la maladie n'est point contagieuse , ma profession de médecin et mon attachement à vos concitoyens me font un devoir impérieux et indispensable, aux risqae» de déplaire à ceux que les préjugés empêcheront d'être de ]a même ojjnion que moi , de vous faire part de mei réflexions.
>' Je désire ardemment que mes obsertations seiei^ utiles an public , et qu'elles puissent tous conTaiitcre^B profond respect avec lequel je sois , monsieur ,
« Votre très-humble , etc.
« DEYEZB. »
Phifadélphie , fe 27 août 1797.
Nota. Cette lettre se trouve dans le Courrier Français t ifliprii»
a Philadelphie , n^. lof', p. 493.
La fièvre jaune ayant reparu dans la pénînsule, une nouveUe commission {a) fut envoyée pour 1 étudier ; mais y comme la première^ elle arriva quand 1 épidémie fut finie^ et ne rapporta aucun renseignement positif. La même maladie se développa à Livourne, l'année suivante en i8o4> 6t quelques faits, que Ton crut être en faveur dçla contagion, firent embrasser lopinion q^i l'établissait avec beaucoup plus d'in* tensité.
Cependant l'opinion contraire faisait en Amérique des progrès rapides, des faits continuels venaient l'appuyer ; les médecins la professaient hautenient ; les gou^ vernemens la publiaient, et les peuples euxmêmes l'adoptaient ; enfin les médecins français qui allaient dans ces contrées, revenaient en Europe la défendre contre ses adversaires. Cette diversité dans les
avis fit naître d'abord l'indécision , et par suite donna lieu au renouvellement d'une
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(a) Je fus invité à faire partie de cette commission; mais, maigre le désir que j'avais d'aller encore étudier cette maladie, des motifs particuliers me forcèrent k refuser.
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\mtih publia son excellent Traité dé là fièvre jaune d'Amérique , dans lequel il affirmait que cette maladie n^est point contagieuse ; peu de mois après Je fis paraître ma Dissertation sur la fièi^re jaune , dans laquelle je soutenais toujours la même opinion; mais nos efTorts à ce sujet farënt à peu près inutiles.
decin qui , tirant parti de toutes les connaissanées de son art , pourra seconder la nature arec succès , lorsqne le moral des malades y soustrait aux etTets désastreux de la crainte , laissera aux organes la faculté d'exercer leurs fonctions.
t » Coitame je suis intimement persuadé , monsieur ^ qne la maladie n'est point contagieuse , ma profession de médecin et mon attachement à vos concitoyens me font un devoir impérieux et indispensable, aux risques de déplaire à ceux que les préjugés empêcheront d'être de la même ojJnion que moi , de voas faire part de me» réâe%ic|ns.
>' Je désire ardemment que mes observations soièilt utiles an public , et qu'elles puissent vous convaincre da profond respect avec lequel je suis , monsieur , •
« Votre trës-bumble , etc.
« DEYEZE. H
Philadelphie, le 27 août 1797.
^ofa. Cette lettre se trouve dan&le Courrier Français t imprima à Philadelphie , n^. io4 , p. 49^»
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^n sera donnée d'une manière bien claire «t bien précise , que doivent être basées une foule de lois commerciales et sanitaires. Au moment de la discuter , je sens quelle tâche terrible je m'impose , et cependant je l'entreprends sans trembler, car je crois que notes efforts pourront être utiles à mes concitoyens , et à beaucoup d'autres peuples. Guidé par ce seul amour du bien public , je m.ettrai dans l'exposé des faits toute l'exactitude possible, et dans les conséquences à en déduire , toute la bonne foi qu'exige le mot if qui m'inspire.
Je 5uis arrivé à une conviction entière, j'ose espérer pouvoir la faire passer dans l'esprit de quelques-uns de mes lecteurs; mais je suis loin de penser que je pourrai !a rendre générale; ce serait là un but trop difficile à atteindre , et je ne me le suis pas raiême proposé. J'aspire seulement à établir que , pour le développement et la propagation des maladies, il est un autre mode que la contagion , de laquelle contagion ce mode se rapproche par plusieurs phénomènes , mais dont il s'éloigne par