‹ Traité de la fièvre jaune (volume 2)Chapitre 9 sur 22 · XXXI · texte numérisé non relu

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beaucoup d autres; j'aspire à faire voir que c'est à ce mode que Ton doit rapporter la fièvre jaune; j aspire enfin^ non, comme je lai dit^ à convaincre tout le monde de la vérité démon opinion^ mais à lappuyer sur des raisons assez fortes pourattirer lattention des hommes instruits ^ et engager les gouvernemens à faire faire des expériences concluantes.

Déjà , dans ce dessein y j'ai présenté à l'institut un mémoire sur cette question :

La fièi^re jaune est-elle contagieuse? Cet écrit dans lequel je me suis contenté d'émettre des propositions générales^ quoique n'ayant été approuvé qu'en partie^ a paru à cette compagnie savante , mériter Fhonneur d'être transmis au goui^ernement auprès duquel il çient d être formé une commission spéciale sous le nom. de comité sanitaire [a). C'était là le premier objet de mes vœux , puissé-je aujourd'hui, jBu essayant de démontrer par la multi-

{a) On trouvera la copie de ce rapport à la s ai te d« rouyra^e.

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Vaàe et la forée des faits particuliers ^ la vërité de mes propositions générales y arriver à mon but, faire prendre les moyens de décider la grande question qui fer» l'ob* jet essentiel de moQ ouvrage^ .

i Ges moyens sont des expériences faites d après nn '. mode convenu > et que je ne me permets pas d'indiquer; ces expériences , les gouvernemens seuls peuvent les ordonner^ seuls ils peuvent fournir les moyens, de les entreprendre, seuls ils peuvent leur donner la sanction nécessaire pour les rendre avantageuses. Tant que la question ne sera discutée que par des médecins isolés , elle restera indécise , quelle que soit la réputation dont ils jouissent, quelle que soit la force de leurs raisons..

Quand la fièvre jaune paraîtra, le public dans Fin certitude, nagera dans la crainte; souvent les plus dangereuses mesures prendront la place des moyens les plus utiles; souvent, en croyant arrêter la maladie dans sa marche ^ on ne fera que lui fournir les moyens de s étendre ; souvent , en croyant la prévenir, on déterminera

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lefntin publia son excellent Traité dé la ftèi^re jaune d^ Amérique , dans lequel il aftirmait que cette maladie n'est point cdntagieuse ; peu de mois après je fis paraître ma Dissertation sur la fièvre jaune , dans laquelle je soutenais toujours la même opinion; mais nos efforts à ce sujet furent à peu près inutiles.

decin qui , tirant parti de toutes les connaissanées de son art , pourra seconder la nature arec succès , lorsque le moral des malades , soustrait aux etTets désastreux de la crainte y laissera aux organes la faculté d'exercer leurs fonctions.

: » Coïkime je suis intimement persuadé , monsieur ^ qne la maladie n'est point contagieuse , ma profession de médecin et mon attachement à vos concitoyens me font un devoir impérieux et indispensable, aux risques de déplaire à ceux que les préjugés empêcheront d'être de la même ojJnion que moi , de voas faire part de met réilexic(ns.

>' Je désire ardemment que mes obserratioos soient utiles au public, et qu'elles puissent vous convaincre da profond respect avec lequel je suis , monsieur , .

« Votre trës-humble , etc.

« DEYEZE. »

Philadelphie, fc 27 août 1797.

^ofa. Cette lettre se trouve dans le Courrier Français % imprima a Philadelphie , n^. io4 , p. 49<^»

La fièvre jaune ayant reparu dans la péninsule, une nouvelle comDGii$sion {a) fut envoyée pour 1 étudier ; mais , comme la première, elle arriva quand 1 épidémie fut finie, et ne rapporta aucun renseignement positif. La même maladie se développa à Livourne, Tannée suivante en i8o4> 6t quelques faits, que Ton crut être en faveur dçla contagion, firent embrasser Topinion qi)i l'établissait avec beaucoup plus d'in* tensité.

Cependant Fopinion contraire faisait en Amérique des progrès rapides, des faits continuels venaient l'appuyer ; les médecins la professaient hautement ; les gou«vernemens la publiaient, et les peuples euxmêmes l'adoptaient ; enfin les médecins français qui allaient dans ces contrées, revenaient en Europe la défendre contre ses adversaires. Cette diversité dans les avis fit naître d'abord l'indécision , et par suite donna lieu au renouvellement d'une

(a) Je fus invité à faire partie de cette commission; mais, malgré le désir que j'avais d'aller encore étudier cette maladie, des motifs particuliers me forcèrent k refuser.

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Imûh publia son excellent Traité dé la fièvre jaune d^ Amérique , dans lequel il affirmait que cette maladie n'est point cdntagieuse ; peu de mois après Je fis paraître ma Dissertation sur la fièvre jaune, dans laquelle je soutenais toujours la même opinion; mais nos efforts à ce sujet furent k peu près inutiles.

decin qui , tirant parti de toutes les connaissanées de son art , pourra seconder la nature arec succès , lorsque le moral des malades , soustrait aux etTets désastreux de la crainte , laissera anx organes la facuhé d'exercer leurs fonctions.

1 » Coihme je suis intimement persuadé , monsieur ^ qne ia maladie n'est point contagieuse , ma profession de médecin et mon attachement à vos concitoyens me font un devoir impérieux et indispensable, aux risques de déplaire a ceux que les préjugés empêcheront d'iêtre de la même ojJnion que moi , de vous faire part de mes réflevicfus.

>' Je désire ardemment que mes obsenrations soient utiles an public, et qu'elles puissent tous convaincre dn profond respect avec lequel je sois , moosièuT ^ •

« Votre trës-humble , etc.

« DEYEZE. «r

Phifadètphie , lé 27 août 1797.

^ofa. Cette lettre se trouve dans le Courrier FrançmSt impriméa Philadelphie , n^. lof , p. 49^»

La fièvre jaune ayant reparu dans la péninsule^ une nouveUe comoGiission {a) fut envoyée pour 1 étudier ; mais , comme la première^ elle arriva quand 1 epidërnie fut finie, et ne rapporta aucun renseignement positif. La même maladie se développa à Livourne, l'année suivante en i8o4> 6t quelques faits, que Ton crut être en faveur dç la contagion, firent embrasser l'opinion qi^i l'établissait avec beaucoup plus d'in* tensité.

Cependant l'opinion contraire faisait en Amérique des progrès rapides, des faits continuels venaient l'appuyer ; les médecins la professaient hautement ; les gou«vernemens la publiaient, et les peuples euxmêmes l'adoptaient ; enfin les médecins français qui allaient dans ces contrées, revenaient en Europe la défendre contre ses adversaires. Cette diversité dans les avis fit naître d'abord l'indécision , et par suite donna lieu au renouvellement d'une

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