III. — Conjonctions
Il n'y a que cinq conjonctions en roman : et, ou, si, comme et que, les deux premières unissant surtout des mots, les trois autres des propositions. Tout ce que, en dehors de ces particules, l'on désigne du nom de conjonction se ramène à des adverbes pris absolument ou à des adverbes et des prépositions combinés avec que ou comme.
La liste des locutions juxtaposées se retrouve donc dans celle des locutions que nous avons données comme adverbes ou comme prépositions.
Ainsi l'on aura : 1** les adverbes pris absolument : ainçois, porquant, neporquant, neporuec, pourtant, etc., auxquels il faut ajouter car (qua re, mot qui date de l'époque romane) et comme, de quum et de quomodo ^ 2** les locutions conjonctives : alsi com, alsi que, desci que, deynentres que, depuis que, endementiers que , entrues que, lues que , manesque, nesque, nequedent, parceque, àpeu que... ne, etc., usités dans la vieille langue ; aussi bien que, ainsi que, après que, bien que, combien que, devant que, avant que, dès que, puisque, parce que, soit que, à ce que, d'ici que, tant que, sitôt comme, sitôt que, etc., usités dans la langue moderne. Malgré que est moins une locution conjonctive qu'une phrase qui se décompose en : quelque mauvais gré que; il correspond pour la formation à quoi que.