Verbes accompagnés d'un complément direct
regardez-moi > (scabieuse, plante) ne m'oubliez pas (myosotis) '
suivez-moi, jeune homme ramasse-toD-bras (fanfaron)
cette ville de Paris, » porleiahle, portechaire, porlequeue. Plus hardi que du Bellay qui hésite devant l'emploi de deux composés par lui forgés, porUloiXy parleciels (Préface de la traduction du IV* livre de FEnéide), il ne craindrait pas de créer des mots comme porlepaix, porieguârre (= pacifique, guerrier), porielumière (jour), porUjour (aube). Il pense que Ton peut, prenant pour patrons les composés déjà existants, s'en aider pour en forger d'autres : bouiefeu, iongemalice donneraient bouteguerrê, songenouvelU. Il trouve heureuses ces cinq épithètes de l'avaricieux : pinsemaille, racledenare, serredenier, serremielte , pleurepain,^ Dans la création de ces composés, il préfère pour régime du verbe des substantifs monosyllabiques : « De Mercure je dirois plustost guidenef que guidenaviref et de l'hyver portefroid que portefroidure. » Cependant, s'il reconnaît la richesse de notre langue à former des mots composés, il recommande d'en user avec discrétion, et, rappelant le mot de Corinne à Pindare : « Il faut jeter la semence avec la main, dit-il, et non la verser à plein sac : » Tip x'^P^ ^*^ omt^tv, iXkk {iTi 6Xté tû OuXoxo» IPrécelUnce du lan* gage français, p. 156 et suiv. de l'édit. Fougère).
» Pour les noms propres, qui sont très-nombreux, on peut en voir une liste assez étendue, quoique très-incomplète encore, dans Sabatier, Encyclopédie des noms propres, p. ^53-259.
' Nous donnons le genre d'après Littrè. Gomme la plupart de ces mots sont masculins, nous n'indiquons le genre que pour l'exception par la.
' Voir plus bas, chap. V^ sect. ii, 1^ au mot vergissmeinnicM,