Voy. p. 410, note
2. C’est encore, avec une autre désinence, la formative y. Voy. p. 410, note 1 . — Il est possible que la finale yi n’ait pas, dans tous les mots où elle se trouve, la même origine. Après où et veti (où-yi, voct-yi), elle ressemble fort à une particule qui for-
onyme d’où, non, ne.... pas ; vav-^c, pour vat, oui, assurément; dans la langue épique -tf-jri ou pour ti, où, par où; et, dans la langue commune, au~ près, qui est formé de la préposition âv(ot), sur, ou a peut-être la même racine qu’èyp;, près.
M (oo>).
I. La voyelle w, qui est sans doute ici pour «; (voy. § 276), s’ajoute à quelques prépositions, pour former des adverbes de lieu : s ïv-&>, en haut, d’àv(a), sur ; xctT-w, en bas, de xaT(a), de ( haut en bas) ; eia-w, dedans , d’ei;, dans.
Dans o>, dehors, d ix ou s£, hors de ; rpo-aw, irop^w, loin, de itpo, en avant; ôtci-gw , derrière, d’ttcî, qui marque addition, le suffixe paraît êtreoco1.
II. Se terminent encore en w les adverbes âçv-w, subitement ; où-r-w, qui remplace ordinairement; devant les mots qui commencent par une consonne, oÛT-toç, ainsi ; l’enclitique t.û>, (pas) e/icore, et aveto, en silence , qui paraît venir de l’adjectif inusité avewç, muet.
III. Voyez les suffixes adverbiaux de comparatif et de superlatif téow, Tavu, § 266.
tifie le sens , et rappelle l’enclitique sanscrite gha, ghd, ha, dont nous avons déjà rapproché le £rec yt.
I . N’était la différence de sens, on pourrait comparer à cette finale oc a , dont la consonne finale est tombée, la formative sanscrite sdt, dont nous parlerons dans les Notions comparatives, p. 430. ’ ‘ ,
Ce suffixe, qui est probablement une ancienne désinence d’ablatif1, se combine, pour former des adverbes de manière , avec les radicaux :
1° de quelques pronoms; 2° de la plupart des adjectifs; 3° d’un grand nombre de participes du parfait passif; 4° de quelques participes du présent actif, appartenant , pour la plupart, à des verbes employés impersonnellement; 5,( d’un petit nombre de participes du parfait actif, et surtout du parfait second. 1
Exemples : 1° irtàç, de quelque manière ; iwoç, comment? du pronom irô-ç (inusité au nominatif); wç, ainsi , du pronom ô-;, 6 (dans le sens démonstratif) ; ibç, comme , du relatif ô-; , qui ; twç, ainsi, du radical de l’article to-; aiïv-wç, oùt-wç, ainsi, de cette manière, des pronoms aùx-ot, our-oc, etc.;
2° ’EXeuÔep-w;, librement, d’s'XeyÔepo;), libre ; <jw<ppov- -w;, prudemment, de flrco'ppwv, gén. <jw<ppov(oi -), prudent; .yaptÉvT-w:;, gracieusement, de y apvetç, gén. ^aptevT(oî), gracieux ; âV/iÔ-wî, vraiment, d’c&mWç, gén. àX7)ô(eos),
1. Ce cas, qui n’existe plus en grec, se termine par une dentale en sanscrit, dans les noms masculins en a ( ât , probablement pour ât-as , atas ). L’ablatif, comme l’on sait, finit également par une dentale dans les plus anciens monuments de la langue latine (dans l’inscription de la colonne de Diiilins , on lit altod ' marid pour alto mari ; rtavaleil prædad pour navali prxda). Aucun mot grec ne pouvant se terminer par une dentale, il est possible qu’on ait remplacé te t par un ç , comme l’on a fait dans Trpd;, qui est pour irpoti (forme ancienne et épique).
«).7#(oÙç), vrai ; xa/e-w;, promptement , de xayoj, gén. xay é(p<i), prompt, etc.;
3° Texayjxiv-toç, e« ordre, de xtxaypiiv-oç (part. parf. pass. de xâeww), rangé ; àveipiÉv-wç, nonchalamment, d’àvei|i.év-o{ (part. parf. pass. d’âvûijn ) , relâché , nonchalant , etc.;
4° rtpeiTovr-wç, convenablement, de rpréwv, gén. rpé- •xovx-oç (part. prés. act. de irpéirei), convenable ; ovx- -<dî, réellement , d’wv, gén. ôvx-o; (part. prés. d’sî|i.i), étant, etc. (vo'jveyovr-wî, sensément, vient de voùv eycov., ayant du sens, qui n’est pas usité comme mot composé ; on dit aussi dans le même sens vo wvty-wç, de vouvey-é;, sensé) ;
5° Et&îx-w;, sciemment, d’st&wç, gén. ei^ox-o; (part, d’oî&a), qui sait; ^e^iox-w;, d’une manière craintive, de ât^iwç, gén. Seîio'x-oî (part, de SéHix), qui craint, etc.
Remarques. I. Dans les adverbes formés de mots déclinables de la deuxième déclinaison, le suffixe o>; prend la place des lettres finales o : n.aX-6-;, xa>-tÔç. — Dans ceux qui sont dérivés d’adjectifs ou de participes appartenant à la troisième déclinaison, &>; se joint au radical, c’est-à-dire prend la place de la désinence du génitif singulier : cwippov-oç, ffto<ppôv-uç ; xayéxayé-to; ; ovx-o;, ovx-w;. — — Les adverbes en w; subissent la même contraction que le nominatif ou le génitif de l’adjectif d’où ils viennent : -âir>.oijç, iizlüi; ; cîXtiÔoS;, xkrfiGi;.
II. Quelques adverbes en (a)yûç1 viennent d’adjectifs de quantité en (a)yos? inusités, pour la plupart, au nominatif, mais dont nous avons plusieurs cas dans les adverbes en yoO, yÿ, etc. Exemples : roVXa-