REMARQUES PRÉLIMINAIRES
Les adverbes dérivés sont, pour la plupart, comme nous l’avons dit, terminés par des désinences de cas; les suffixes qui servent à les former sont donc des suffixes de mots déclinables, identiques ou analogues à ceux dont nous nous sommes occupés plus haut, à la suite de notre première liste alphabétique. Cette conformité de nature et d’origine nous dispensera d’entrericidansdesdétailsqui seraient, en partie, des répétitions. Nous avons fait, d’ailleurs, dans les no-tes mêmes qui accompagnent la liste alphabétique des formatives d’adverbes, de nombreux rapprochements entre le grec et le sanscrit : nous allons les compléter en peu de mots , en réunissant, pour qu’on puisse les embrasser d’un coup d’œil, les principales désinences et les principaux suffixes qui servent à former les adverbes en sanscrit , et en y joignant les formatives qui ont le plus de part à la dérivation de cette espèce de mots en latin et dans les langues germaniques.
Au sujet des désinences de cas adverbiales, il faut remarquer que, la langue ayant consacré les mots quelles terminent à un usage particulier, et les ayant considérés, à cause de leur fréquent retour sous une forme identique et avec un sens invariable, comme
des termes indéclinables, et créé, pour les y faire entrer, une nouvelle catégorie grammaticale, il a dû arriver souvent, ou que ces mots aient subi des altérations particulières, parce qu’on respectait moins une forme de cas dont on ne sentait plus la valeur, oq bien qu’ils aient conservé des désinences archaïques, qui s’étaient perdues ou modifiées peu à peu dans les autres mots, dans tous ceux qui remplissaient la fonction bien sentie et bien reconnue de noms et d’adjectifs1. De même que la désinence, la partie radicale du mot offre aussi, dans quelques-uns de ces termes devenus indéclinables, ou une forme plus ancienne ou des irrégularités qui ne se trouvent pas dans les autres dérivés de la même racine. Enfin, l’ignorance de la vraie nature et de la forme primitive de ces mots a pu tout naturellement donner lieu à des confusions, et il n’est pas étonnant qu’on ait regardé parfois comme des suffixes de simples terminaisons de cas.