‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 99 sur 120 · TE · texte numérisé non relu

TE

I. Le suffixe tb se combine avec des thèmes de pronoms et d’adjectifs, poiir former des adverbes de temps, qui répondent à la question quand? Exemples : iro-T t, un jour (■m-xt, quand ?); d-ve, lorsque; to-te, alors ; tocvto-tb, èxacTO-Tt, chaque fois , etc.

1 . Efxoai répond ail sanscrit vimçati (pour drrmçafi, dvi-daçat-i, « deux fois dix » .

2. Nous avons déjà parlé d’adverbes sanscrits qui ont également pour formative la dentale t, que nous trouvons en grec dans les finales t«, te, ti (tei), tûç. En sanscrit, uta, formé de la particule u et du suffixe ta, se trouve fréquemment dans les Védas avec le sens de et, xl.

3. Voyez ce que nous avons dit plus haut, p. 405, note, de l’enclitique sanscrite ca ( tcha ), qui a en grec, quand elle joue le ride de suffixe, les formes x« et ti.

il 6 DE LA FORMATION DES MOTS

On dit, par syncope, x«x-xe, pour xt ixoxe, pourquoi donc? ëx-xe, pour ei; ôxe, jusqu'il ce que.

II. Comme particule enclitique, xe', et, qui répond au latin que , se joint à un petit nombre d’adverbes et de conjonctions : eÏ-xe, soit que, jmi'-xe, ou-xe, ni; &G--U, de sorte que, et, dans le sens conjonctif, comme ; i-rt, vu que; au-xe, d’un autre côté, à son tour.

Remarquez encore les formes épiques eu-xe, pour 6'xe, lorsque, et vrj-xe, comme.

III. Dans ^eùxe, qui est le pluriel de £eOpo (pour Seùto), (viens) ici, xe est une désinence verbale (voy. S 256).

xe i, voy. xi, § 267.

xépo), xaxto (voy. § 275).

Ainsi se terminent les comparatifs et les superlatifs d’un petit nombre d’adverbes de lieu, et en particulier de la plupart des adverbes en w. D’avw, en haut, on forme àvw-xe'pto, àvw-xaxw; d'à-y/où, près, à’yyo-xe'pw, àyjço-xaxw 5 de Ixa';, loin, é)tato-xépw, ézax-xâxw ; d’Ev&o(v), dedans, èvào-xÉpw , èv5o-x axw; de luepa, au delà, itepat- -xÉpto; de itpo, en avant, irpo-xepw; de xti^où, loin, rtîko- -xépa». — Affoo-xt'pù), est synonyme d’aasov (pour ayX1* -ov), plus près, qui se termine déjà par un autre suffixe de comparatif.

xt (uxi, xei; voy. § 264, note, et § 249).

Ce suffixe se combine avec des thèmes verbaux, d’après les mêmes règles que les suffixes xtsî et xt>;

(voy. §§ 1 54 et \ 59), pour former des adverbes de manière, surtout des adverbes composés commençant par « privatif. Les verbes qui, dans leur conjugaison, prennent un a devant quelques-unes de leurs désinences, font, pourla plupart, précéder aussi d'un a le suffixe xt. Exemples : ovopa-a-Tt, nommément, d’ôvojjwt^w), nommer ; à-£axpu-x£ , sans pleurer , d oc privatif et âaxpufta), pleurer ; «v-atpcax-Ti, sans effusion de sang , d’à privatif et aty-aao^w), fut. aipca^d», ensanglanter ; à- -êoïi-Ti, sans crier, de (Joà((i>), fut. Porf-aopat, crier , etc. -,

Remarquez particulièrement un certain nombre \* d’adverbes en taxi, aax£, formés de verbes en ££«, à^w, et signifiant à la manière, ou selon les coutumes, ou clans la langue, de tel ou tel être, de tel ou tel peuple. Exemples : éXXmv t-a-xt, à la manière des Grecs, en langue grecque, de iXkryîZÇui) , imiter le genre de vie , le langage des Grecs; xuvt-a-rc, à la manière des chiens, de xuv£(<>>), faire le chien ; Ota-c-xt, en langue des dieux , de Geà£(co), être dieu, etc.

Remarques. 1 “Dans un certain nombre d’adverbes en x£ , le suffixe s’ajoute à des thèmes verbaux qui n’ont pas servi à former des verbes , c’est-à-dire qu’on ne trouve pas conjugués dans la langue grecque. Exemples : àv-aipuo-xi, sans.effusion de sang, d’à privatif et d’un thème verbal aip.o, dont on aurait pu former le verbe aipcocu ; $ia-a-x£, dans la langue de Jupiter, de l’inusité Sia^(w), imiter Jupiter (voy. § 204,

III) ; aùxo-roàr-Tt, synonyme d’aùxo-TCO^-t, de son pied, à pied, formé d’aùxo(ç) et du radical de iroGç, etc.

2° Quelques-uns de ces adverbes se terminent à la fois en x£et en (voy. § 249, 11). Exemple : à-x>.7ipw-xi et à-xX-rifto-xei , sans part, d’à privatif et de xXr,po(co), tirer au sort, etc.

• ii \ »

3° Dans vc'cmt-ti, nouvellement , de veopw), renouveler ; |AEYaXti>-<7-n, dans un grand espace, de l’inusité jjCsyaVj(w), agrandir ; xaTâvTr,<m(v), en face , de xaxxvt*w, je rencontrer, le sufïixe est précédé irrégulièrement d’un a. — AfAuv-7i-Tt, en se défendant , est pour âpjv-Ti', qui se tirerait régulièrement d’àpiv(w), défendre. — "Ejmi-ti, par la volonté de, peut se dériver d’un aoriste 2, éxe(eiv), dont nous avons le participe dans Ikwv, qui agit librement. — On dit à la fois tysp- -t( et èyfniyop-Tt, en veillant , d’eyetp(w) , éveiller, qui fait au parfait second eyp^TopC*)1-

4“ Dans ce suffixe la voyelle t est probablement une ancienne désinence de datif ou de locatif (voy. §§ 225 et 249). Ce dernier cas peut servir à exprimer la manière, tout aussi bien que la préposition française en, qui marque aussi proprement le lieu.

toç, voy. oc, §257.

t<op, voy. p, § 260.

Ainsi se terminent quelques adverbes qui, pour la plupart, pourraient être considérés comme des accusatifs singuliers neutres d’adjectifs en tfç. Exemples :

1. Les adverbes t- ri, encore , en outre (cela étaiit), et dbti, à l'instant même , sont formés probablement «lu même suffixe et des radicaux d’tiyu, être (i |>our sa), et d-’apapicmo , joindre (dp;. — Quant à la préposition sv-tt, en face de , au lieu de, il est possible qu’elle se rattache à la préposition sur.-

cM, directement , <WpU', en face, (xetmyû, au milieu. On dit aussi eùÔJç , âvTLxpu;', [xeo^y-j; (voy. § 269). Dans 7c«v-uV iray-xu, entièrement , (xe xo-fr de fxexa,

Parmix l**j o«)> «M /re/7â?«, c/W [intervalle

les formatives sont u, yu et *

nf°'-7-vu> a genoux, est sans doute une syncope pour Ttpo-yovu.

uç.

Ainsi se terminent les adverbes eùôu'ç, directement , èTî'k’ Prèsi «vTMtpuç (on dit aussi âvTixpti), directement, en avant ; fxstmyu; (on dit aussi (xe^yj), «M m/7/ea3.

Dans jxetnfiyj; , dérivé de [xe'go;, <?,r/ au milieu , syyuî, qui parait avoir pour primitif ëv, ihins", et avxixpxç, qui vient probablement d’dvTi', en face, on serait tenté de prendre pour des suffixes les syllabes ' yu'î et xpuç.

1. On a rapproche les finales xpô, xpuî de xp*, X(m<(t . tête. Dans eU-8U) comme dans (§ Ï69), nous retrouvons la formative 0 (en sanscrit dh), que nous avons déjà vue dans les finales 8a, 8s, 6ev, 8t.

2. Ildv-u est formé de trav, radical aTTaibli de rravx USi ™vt- 7tafXu renferme le meme thème et une forme de suffixe

d adverbe, x(o-<), dont nous avons parlé plusieurs fois (voy. p. 410, note 1). Dans fMraÇé nous retrouvons la même formative gutturale, jilus la désinence du locatifpluriel su (voy p 428 note). - ' v j • j • >

3 La finale ot pourrait être une autre forme du suffixe ou plutôt de la desinence de cas que nous avons déjà reconnue dans •<*?! -os. Au sanscrit /tu répond le latin tus '■ ~ '

4. La syllabe finale d'ëy-yô, et (x^-yu; pourrait avoir la meme racine que yuTov, membre. Voy. au § 208, note, une conjectuie relative à îvTixpuç, dvTtxpu,

Ce suffixe, qui paraît être une ancienne désinence de cas1, termine les adverbes fortement , dérivé

du monosyllabe ï(ç), force ; Xtxpi-<p£î, obliquement , qui a sans doute la même racine que Xfyptoç, oblique; vdc-<p i, séparément, mot d’origine obscure*; la préposition âp-f i, autour', et l’adverbe apu<p£{ , des deux côtés.

çp«.

Ce suffixe ne termine que l’adverbe rd-tpp*, jusqu'alors, et la conjonction 5-<ppa, jusqu à ce que, afin que, qui paraissent venir, le premier dé l’article ô, h, *>î le second, malgré la suppression de l’aspiration, de l’adjectif conjonctif ô;, -i,, 5.

Ces deux suffixes forment des adverbes numéraux, qui marquent division*. Exemples : et £t-x8a, en

t . L’instrumental sanscrit se termine en b/iis, l’ablatif et le datif en bin as. Comparera désinence latine bus, et bis (dans nobis, vcbis). Voy. les Notions comparatives, p. 428, note, et sur la désinence poétique la Grammaire de M. Burnouf, § 190.

2. Rapprochez vo'ty-tpi et vda-roc, retour, du radical de vt-ojxat, vi'jo-e/jiai, aller, revenir.

3. Ln sanscrit, le suffixe dtui a le même sens. Voy. les Notions comparatives, p. 429, et plus haut , p. 410, note 3.

lieux, de £t;, deux fois ; -rpi-ya et rpi-yda, en trois , de Tpeîç, xpta , trois , ou de rpt;, trois fuis ; enra-ya, en sept , de èirrâ, sept; ireVra -ya , en cinq, de irévT(e), cinq.

• -/t) (comparez ya, § 272).

Le suffixe adverbial yîî est évidemment le datif singulier féminin ou l’instrumental (voy. §243) d’un suffixe yo; , dont le nominatif, comme nous l’avons déjà dit, s’est conservé dans l’adjectif [tov-a-yo;, seul, et diverses autres formes dans les adverbes en -/où , yoSsv, -/*, etc1. Ce suffixe, généralement précédé d’a, se combine avec des noms de nombre et des adjectifs de quantité, pour former des adverbes qui marquent division , lieu , manière. Exemples : é£-a-yî ), six fois, de ?£, six; êi ujc-a-yr, , en deux endroits, de Susa-ôç, double ; ravr-a-yv; t de toute manière , partout, de ira; (gén. iravr-ô;), tout ; èvi-a-yü, quelquefois, quelque part, d’tviV), quelquesuns, etc.

yôâ, voy. y«, § 272.

Ainsi se terminent, chez les Attiques, où-y t, syn-

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